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Semaine du 03 octobre  2022

[LA COULEURS JAZZ WEEK #143]

… Le Best Of!

Sur COULEURS JAZZ RADIO, lundi à 16H, mardi 17H, mercredi 18H, jeudi 19H, + at 08:00PM Monday 10:00PM Tuesday NYC time ; et enfin sur BRAM’ FM dans la région de Tulle, mardi à 21H et samedi à 16H.

Vous pourrez y découvrir les 12 meilleurs albums sortis ces derniers jours. Une exclusivité COULEURS JAZZ RADIO & BRAM FM avec cette semaine, après le générique « 21st Century Schizoïd Ma  » du parrain de cette Radio des musiciens (nes), Médéric Collignon, nous écouterons un extrait de :

– « Unusual Trio » par le trio du pianiste Ignasi Terraza ;

L’excellent Ignasi Terraza déjà célébré et à l’écoute sur Couleurs Jazz Radio avec son album « Looking Back and Moving Forward » en 2018 puis « Intimate Conversations » en 2021 avec Andrea Motis, Scott Hamilton & Antonio Serrano revient avec une formule en trio peu commune, d’où le titre de cet album, « Unusual Trio » . En effet, le trio s’est passé des services du contrebassiste. Adrian Cunningham est au saxophone et à la clarinette et Esteve Pi est à la batterie.Le pianiste barcelonais, l’un des jazzmen européens les plus reconnus internationalement, allie virtuosité certaine avec une touchante sensibilité et un swing qui pourrait bien être sa signature.Le saxophoniste Adrian Cunningham, né en Australie, vit à New York et s’est fait connaître auprès de Wycliffe Gordon et Wynton Marsalis. La troisième pointure de ce trio est le batteur Esteve Pi, habitué des formations d’Ignasi Terraza et d’Andrea Motis, par exemple.Il est vrai que ce trio inhabituel n’est pas une nouveauté absolue. A l’époque du pre-bop, des pianistes comme Jelly Roll Morton, Teddy Wilson ou encore Nat King Cole, choisissaient d’assurer la section rythmique eux-mêmes, sans contrebasse. A l’ère de bebop, lorsque les pianistes devinrent moins percussifs en compensant de leur main gauche, les contrebassistes devinrent incontournables, surtout dans la formule en trio. On peut concevoir un trio sans soufflants, ou sans guitare, ou sans piano, voir même sans batterie. Mais sans contrebasse ?… Compliqué !

Il s’agit donc d’un challenge, même pour un pianiste de la trempe d’Ignasi Terraza. Celui-ci étudia le jeu de ses héros que furent Art Tatum, Nat King Cole, Hank Jones…

Nous vous recommandons à ce titre d’écouter cet album en vous concentrant sur le jeu de la main gauche d’Ignasi qui passe comme si de rien n’était d’accords percussifs à des lignes de walking bass à des strides dansants ou des rythmes rappelant la pompe d’une guitare.

Pour ce faire il a choisi les équipiers idéaux. Le Swing impeccable d’Esteve Pi avec qui il partage la scène depuis plus de 15 ans entre autre avec le quintet d’Andrea Motis. La 3ème pierre de l’édifice fut confiée à l’incroyable Adrian cunningham qui xerce ses talents dans cet album à la flûte, au saxophone tenor et à la clarinette.

On y trouve quelques compositions personnelles d’Ignasi Terraza comme « A Free Karma » sélectionné pour cette Couleurs Jazz Week et des reprises de standards parfois oubliés comme Cakewalk d’Oscar Peterson, Stompin at The Savoy ou Handful of Keys de Fats Waller.

Bref, il n’y a rien à jeter dans cet album à écouter pleusieurs fois pour en saisir toute les subtilités.

Le mot final est laissé à Ignasi Terraza : « L’intention principale de ce « Unusual Trio est de proposer une large palette de couleurs jazz appartenant à différents registres de l’Histoire du jazz sans aucune autre prétention que de faire du jazz »

Comment ne pas nous en réjouir, quand tant de groupes « de jazz » actuels n’osent plus utiliser le mot jazz ou essaient de s’en écarter au profit de styles plus commerciaux, moins exigeants ou davantage à la mode. Ce trio est bien « unusual ».

Personnel :

Ignasi Terraza : piano

Esteve Pi : batterie

Adrian Cunningham : saxophone et clarinette

MG : chant sur « O Grande Amor » de Moraes et Jobim

« Unusual trio » est un « Hit Couleurs Jazz ».

– « Light » par Yissy García & Bandancha ;

Yissy García batteuse, percussioniste, est la fille du fondateur d’Irakere et batteur d’Arturo Sandoval. Elle a grandi avec une batterie en guise de tabouret et a eu la chance d’écouter toute petite, le meilleur du jazz cubain. Il faut dire que ses tontons sont tous percussionnistes. Elle est une des figures montantes de jazz cubain. 

Issy García & Bandancha (et sa bande) n’est pas, à proprement parlé, le nom le plus commercial. Mais cela tombe bien puisque la musique d’Yissy García et de son band n’est pas commerciale.

Selon Yissy, « c’est du jazz décontracté… mais bien construit ».

Elle souhaite produire « une musique savoureuse et rafraîchissante ». Aussi, elle est  accompagnée par Miguel Angel Garcia ou Jorge Aragón au piano et Julio Rigal à la trompette. Julio César Gonzalez ou Aryam Varona et Lino Piquero à la basse, Marypaz Fernandez, Jose Angel El Negro aux percussions, Telmary et Alexander Abreu au chant.

Yissy a été propulsée dès 2013 au centre de la sphère publique culturelle cubaine par l’intermédiaire du concours International Master Jam Festival à Odessa, en Ukraine où elle a remporté le 1er prix dans sa catégorie. À Cuba, les prix permettent la reconnaissance publique mais cela faisait déjà quelques années que Yissy García faisait parler d’elle dans le milieu des jeunes joueurs de jazz qui font bouger l’île. Le jazz est devenu un véritable courant au même titre que le son, la salsa, la trova, la rumba ou le guaguancó.

À l’âge de dix ans, elle étudiait à la Manuel Saumell, une école de musique pour niveau élémentaire. À quinze ans, elle entrait au conservatoire Amadeo Roldán où elle finit ses études de percussions. Elle a appris la technique à l’Académie, puis l’a sitôt oubliée dans la rue. À Cuba, même si cela semble difficile à croire, « la musique populaire se fait en dehors de l’école », et c’est cette musique que Yissy souhaitait faire.

« Vas-y Yissy, fait sonner ! » lui demandait Anacaona, l’orchestre qui l’a formée. Cette phrase est restée gravée dans les clips vidéos et plus d’un danseur la connait par chœur. Le moment est venu de secouer le corps, bouger les épaules, de faire « à sa sauce ».

Cela appartient à l’époque où cette formation, n’ayant que des femmes, montra un nouveau visage et marqua un tournant qui lui permit d’être propulsée au premier rang de la musique populaire dansante à Cuba. Un terrain habituellement réservé aux hommes…

Elle compose pour son groupe « Cela faisait longtemps que j’avais en tête d’avoir quelque chose à moi mais sans me décider à faire le premier pas. C’est vraiment très compliqué de diriger un groupe mais j’ai toujours voulu interpréter mes propres compositions et être à la tête d’un band ».

Light est en sélection sur Couleurs Jazz Radio.

– “ Could we be More  ”par le collectif britannique Kokoroko.

« Quand le Jazz anglais pousse un Kokoroko »… Un titre à la Libé, comme on les aime, à l’occasion de la venue en France du collectif londonien, lors du dernier Festival, Jazz à la Villette. En attendant, ils reviennent* donc avec un premier album très attendu par leurs fans : « Could We Be More »

Certains disques, comme certaines personnes ou certaines événements savent se faire attendre. Ainsi en est-il du premier véritable album de Kokoroko.

L’ensemble conduit par la trompettiste Sheila Maurice-Grey comptabilisait déjà, pour son single Abusey Junction, en 2021, 23 millions d’écoutes sur YouTube. Engouement du public pour cette musique jazz, afro, fusion concoctée par les huit musiciens de Kokoroko qui viennent d’horizons différents mais qui partagent un engouement sans limites pour l’afrobeat et le highlife.

Ils ont dans l’idée que le jazz qui se dansait alors ne se danse plus aujourd’hui et que c’est bien dommage. Kokoroko, c’est le jazz et l’afrobeat du XXIe siècle. Pas seulement un électrojazz pour faire jeune et branché, non. Mais bien une relecture métissée mélangeant funk, néo-soul et traditions africaines. C’est cool et easy listening, tellement que le public non jazz s’y intéresse aisément, car le groove y est toujours présent dans une version moderne et souvent soul.

Could We Be More c’est un joli son British & black à écouter aussi bien sur les grandes scènes des festivals que dans les jazz-club branchés de quelques capitales

Nous vous proposons à l’écoute pour cette Couleurs jazz Week, le très funky « War Dance »… En plus, c’est d’actu !

(*) un premier EPK sorti il y a plusieurs années déjà, mais pas un véritable album.

Line up de ce morceau :

Sheila Maurice-Grey : trompette

Cassie Kinoshi : sax alto

Richie Seivwright : trombone

Tobie Adenaike-Johnson : guitare

Yohan Kebede : Synthés, claviers

Duane Atherley : basse

Onome Edgeworth : percussions

Ayo Salawu : batterie

Richard Olatunde Baker : talking drum

Could we be More est en sélection Couleurs Jazz Radio

– « Caracola » par la chanteuse, interprète, compositrice Laura Buenrostro ;

L’autrice, interprète, compositrice, Laura Buenrostro revient avec un album fort attachant, très coloré et ce dès la première écoute. Nous avions pu diffuser à sa sortie le très remarqué Brazilian Songs où elle était en quartet. Le 7 octobre 2022 sort donc Caracola, avec un line up de grande dimension constitué de « tueurs » ( !) la plupart fichés et bien connus de nos services.

Il faut dire que pour réunir une telle équipe de professionnels, il faut des arguments dont dispose en quantités, Laura Buenrostro…

(extrait…)

À noter en particulier le titre Oxum – que nous avons sélectionné pour le Best of de la Couleurs Jazz Week  interprété dans un mélange de portugais- espagnol et dans lequel on honore la déesse orixa Oxum. Une façon de rendre hommage aux cultures afro-cubaine et brésilienne, culture originelle de sa ville natale, fondée par les portugais et les espagnols.

Les impressionnants registres vocaux de Laura Buenrostro peuvent ici joliment s’exprimer.

Lire la chronique complète réservée à Caracola.

Personnel :              

Laura Buenrostro : autrice, interprète, compositrice

Laurent de Oliveira : piano, arrangements et compositions (tracks 1, 2, 3, 4,6)

Acelino de Paula : contrebasse, son, mastering & mixage

Frederic Sicart : batterie

Toninho do Carmo : guitare

Pierre Mimran : saxophone

Jerry Edwards : trombone

Philippe Slominski : trompette

Inor Sotolongo : Percussions

Carlos Esposito : Chœur

Iman Le Parc : autrice, interprète, compositrice (track 5)

– « Dedication » par le Bruce Barth Trio ;

Riche d’une carrière exceptionnelle, et ayant collaboré avec en autres, Stanley Turrentine, Terence Blanchard, Tony  Bennett, James Moody, Phil Woods, Freddie Hubbard, l’excellent pianiste Bruce Barth nous propose son dix-septième album : Dedication. Un album « puissant », ou le trio complété par Vincente Archer et Montez Coleman nous propose à la fois un jazz limpide et empli de virtuosité.

Mais c’est aussi un album « puissant » par les « messages qu’il transmet. En effet, le premier message, c’est que « Dédication » est dédié à son ami batteur Montez Coleman, décédé quelques mois plus tôt, a l’âge de 46 ans seulement.

Le deuxième message est en quelque sorte politique, le morceau « In Memoriam » est composé à la mémoire de George Floyd et de toutes les personnes qui luttent pour l’égalité et le respect envers les personnes de couleur. « Courage » est dédié à toute l’humanité pour sa lutte contre la pandémie.

Et enfin le troisième message, plus artistique et plus spirituel est un hommage aux deux légendes et mentors de Barth. « Let’s Go » est ainsi dédié à McCoy Tyner, et « That’s How It Sometimes Goes» à Tommy Flanagan.

Il faut surtout retenir que ce trio émérite nous offre une musique édifiante, réfléchie et expressive. Du jazz et un trio comme nous les aimons. En tant que pianiste, Barth possède un toucher et un son magnifiques capables d’exprimer un murmure, puis se transformer soudainement en un raz-de-marée mélodique et rythmique. Ses deux confrères ne sont pas en reste. Ils nous démontrent qu’ils rejoignent le club des musiciens les plus performants de ses 20 dernières années.

Vicente Archer a été salué comme l’un des bassistes les plus doués de sa génération. À l’âge de vingt ans, alors qu’il était encore à l’université de Boston, il fut embauché par Donald Harrison et Eric Reed pour une tournée. Peu de temps après, il collaborait avec des artistes tels que Terence Blanchard, Kenny Garrett, Wynton Marsalis, Stanley Jordan.

Enfin quelques mots sur Montez Coleman, que vous avez sans doute déjà entendu sur les enregistrements de Roy Hargrove, Wynton Marsalis, McCoy Tyner, Houston Person, Freddy Cole, Russell Malone. Montez était un batteur tres en vogue sur la scène New Yorkaise. Après avoir rejoint dans les années 90 le Lincoln High School Jazz Band, il suit une riche carrière et se produit sur les scènes du monde entier en accompagnant les artistes cités ci-dessus. Il décède le 16 janvier 2022 suite à une insuffisance cardiaque.

Chroniqué par Thomas Houbron pour Couleurs Jazz

Personnel :

Bruce Barth : piano

Vicente Archer : contrebasse

Montez Coleman : batterie

« Dedication » est un Hit Couleurs Jazz

– « Empire Central » par Snarky Puppy ;

Trois ans après « Immigrance » le collectif basé à Brooklyn, du bassiste Michael League propose l’album « Empire Central« , un jazz fusion  qui groove avec des mélodies attractives et de nombreuses trouvailles au niveau des arrangements.

Ce treizième et double album, est enregistré en conditions « Live » à Dallas au Texas comme à ses débuts lors de huit nuits en studio à la Deep Ellum Art Company.

Le combo dirigé par Michael League était constitué pour ces sessions de trois guitaristes, quatre claviéristes, deux cuivres, deux anches, un violoniste, plusieurs percussionnistes et batteurs.

Les prises de sons sont effectuées dans une atmosphère d’improvisations dans un style majoritairement fusion groove qui s’aventure dans les domaines du  blues, du hard rock, de la soul, du gospel funk, du rock dit progressif et tout de même du jazz.

L’album contient également la dernière performance enregistrée du pionnier du funk des années 80 et parrain musical de Snarky Puppy, Bernard Wright, qui est décédé tragiquement à l’âge de 58 ans peu après les sessions d’enregistrement d’Empire Central.

Pour la couleurs Jazz Week nous avons sélectionné le titre le plus orienté Jazz parmi les 16 plages réparties sur les deux CDs d’Empire Central : « Cliroy »

– « Arie » par le trio Ferruccio Spinetti, Jeff Ballard & Giovanni Ceccarelli ;

Le contrebassiste Italien Ferruccio Spinetti a désiré réunir un trio composé de son ami Giovanni Ceccarelli au Fender Rhodes et au piano et du réputé Jeff Ballard à la batterie pour un album consacré aux compositeurs Italiens, .

La cohésion musicale et l’imagination sont continuellement de mise. Les chorus sont  aussi chaleureux qu’inspirés et toujours au service de la mélodie.

« Arie » est en sélection sur Couleurs Jazz Radio.

Personnel :

Ferruccio Spinetti : bass
Jeff Ballard : drums
Giovanni Ceccarelli : piano & Fender Rhodes

Elena Romano :  vocal

Guest :

Rita Marcottulli : piano sur deux titres.

Elena Romano :  vocal sur deux titres

– « Desert Cry » par la pianiste chanteuse australienne Georgie Aué ;

Georgie Aué est une excellente pianiste, chanteuse et compositrice. Elle est très active sur la scène australienne. Diplômée du conservatoire depuis 2007, cela fait 15 ans qu’elle mélange les genres musicaux. Ses inspirations elle va les chercher dans le jazz, le blues, la pop mais aussi dans les rythmes caribéens et brésiliens.

Son troisième album « Desert Cry » est un disque rythmé, qui évoque le soleil et la bonne humeur. S’inspirant des influences d’Antônio Carlos Jobim, Elis Regina, Diana Krall, Stevie Wonder et Norah Jones, attendez-vous à des rythmes latino-américains, de douces harmonies de jazz et une teinte de blues.

Quatre ans après son dernier opus laissant ainsi le temps à ses compositions de mûrir, elle est entrée en studio pour l’enregistrer en janvier dernier à Perth.

Entourée d’excellents musiciens, comme Jeremy Thomson (guitare), Zac Grafton (basse) et Daniel Susnjar (batterie), ainsi qu’une section de cuivres composée de Jessica Carlton (trompette/bugle), Tom Greble (saxophones) et Will Pethick (trombone), c’est un album easy listening et qui dardera dans l’air des rayons de gaieté. Des sons parfaits pour entrer dans l’automne en toute sérénité… En Europe et dans les beaux jours sur le continent Australien.

Chroniqué par Thomas Houbron pour Couleurs Jazz

– « Origines » par l’accordéoniste Sébastien Farge ;

 ​Origines est un beau disque, celui de l’accordéoniste Sébastien Farge en quartet avec quatre Amaury Faye au piano,  Gautier Laurent, à la contrebasse et Francis Arnaud à la batterie.

Un album aux mélodies originales, finement ciselées aux structures parfois asymétriques où flotte comme un air de liberté. Les compositions sont signées du leader.

L’interplay se ressent à l’écoute des 10 titres où l’improvisation, l’essence même du jazz règne.

Sébastien Farge déclare : « Ecrire, c’est essayer de trouver l’alchimie parfaite entre les notes. Trouver les belles notes qui vont s’unir entre elles ou même trouver LA note, celle que l’on attendait, celle que notre oreille attendait, cetteévidence ! … Ce n’est pas simple, mais ce défi m’interroge et me motive… ».

Ce spécialiste de l’accordéon musette parvient ici à ne pas tomber dans ce travers. Non, la musique de cet album est un bel équilibre entre classique et jazz, swing et mélodies romantiques et mélancoliques,

On y retrouve également des sons aux couleurs et aux rythmes latinos, comme  dans  « Song for Maxence Eliott, de tango argentin « La Boîte à Musique ou d’accords orientaux comme dans  « Concerto Indigo, choisi pour ce Best of de la Couleurs Jazz Week.

Variétés donc les esthétiques, la tonalité, les thèmes et les styles.

Un album surprenant à découvrir en sélection sur Couleurs jazz Radio.

Personnel :

Sébastien Farge : accordéon, compositions & arrangements

Amaury Faye : piano

Gautier Laurent : contrebasse

Francis Arnaud : batterie

– « A Piece of Yesterday » par Obradovic – Tixier Duo ;

Voici un disque surprenant empli de créativité et de plaisantes voir même réjouissantes astuces sonores. (dans la musique dite contemporaine, la recherche de sonorités bizarres n’est pas toujours heureuse)

Mais ces sonorités originales ne sont pas gratuites, elles ont un sens. Aucun problème pour se laisser embarquer.

“A Piece of Yesterday” est le quatrième album de ce duo. Il est un peu conçu comme un recueil de neuf nouvelles sous forme d’Odysséeoù la musique tien le premier plan dans un univers singulier d’électronique mêlé d’acoustique, de Jazz, d’Electro, de Pop, de Classique et de Trip-Hop, et pour le second plan, à la rencontre du personnage imaginaire d’Ehrmo, qui traverse l’univers de chaque morceau constituant un chapitre de son périple.

Le titre de cet album est emprunté à l’un des morceaux qu’il contient, et rend hommage au passé, à travers les meilleurs comme les pires moments, que nos “hiers” nous apportent. Ces moments sont parfois faits de souvenirs qui restent et qui nous donnent la force de nous porter vers de nouveaux lendemains.

Nous avons sélectionné pour son originalité et son titre qui nous interpelle « Unchained Hope ». Ça commence sur les aboiements d’un chien assez gros…

« A Piece of Yesterday » est en sélection sur Couleurs Jazz Radio.

Personnel :

David Tixier : piano, claviers, voix, DSP
Lada Obradovic – batterie, voix, percussions, glockenspiel.

– « Traces of You  » par Lucia Fodde ;

La chanteuse Sarde propose cinq compositions personnelles inédites et en alternance, cinq standards de l’histoire du jazz sur lesquels les plus grands musiciens de jazz ont de tous temps improvisé.

Lucia Fodde a étudié le jazz vocal au conservatoire de Cagliari. Elle vit actuellement à Berlin, où a été enregistré l’album au studio UFO avec à ses côtés les musiciens Carmelo Leotta (basse), Davide Incorvaia ( piano) et Jesus Vega (batterie).

Comme pour beaucoup d’artistes jazz Italiens l’importance est donnée aux mots et à la mélodie qui s’expriment dans des morceaux au tempo lent basés sur un dialogue entre le piano et la voix. Wild Landen est un bon exemple. Ses inspirations vont du swing au bebop, en passant par Bill Evans. Si l’on considère la juxtaposition avec les 5 standards, on peut voir comment Lucia entend apporter une contribution personnelle à l’histoire du jazz.

Pour les 5 standards, le choix de Lucia se porte sur la remarquable musicalité et la souplesse de la ligne vocale.

Remarquons Yesterdays de Jerome Kern, dans lequel la ligne mélodique vocale est forcée dans une direction inhabituelle et complexe, ou That old Feeling de Sammy Fain, notre choix pour cette Couleurs Jazz Week avec une alternance à la batterie alterne des motifs mélodiques et méditerranéens avec des rythmes irréguliers et complexes

Un disque qui parvient à nous toucher dès sa première écoute.`

Personnel :

Lucia Fodde : voix, compositions & arrangements

Davide Incorvaia : piano

Carmelo Leotta : bass

Jesus Vega : drums

– « Songs From A Dream II » par le trio du pianiste Israélien Avi Adrian ;

« Songs From A Dream II«   est le nouvel album d’Avi Adrian en trio, avec Barak Mori à la basse et Ofri Nehemia à la batterie. Enregistré dans l’un des plus grands studios d’enregistrement au monde : le Jerusalem Music Center d’Israël, le mixage et le mastering ont été assurés par Rich Breen, lauréat de plusieurs prix Grammy.

C’est  album est le deuxième célébrant la musique d’Adar Broshi, décédé d’un cancer à l’âge de 19 ans après deux ans et demi de lutte contre la maladie.

Avi Adrian explique :« Une partie de notre mission avec ce projet est de sensibiliser au cancer infantile, une maladie qui coûte la vie à beaucoup trop d’enfants chaque année et une maladie qui a connu peu de progrès médicaux au cours des 30 dernières années ».

Alors qu’il luttait contre le cancer à l’âge de 17 ans, Adar Broshi a composé la musique de cet album. Les morceaux expriment ses souvenirs : de la joie, du bonheur, et un avenir incertain, ainsi que l’espoir et la détermination à se battre.

À l’exception du morceau final « Remembering Adar », composé par Avi Adrian, chaque composition reflète et fusionne les différentes inspirations d’Adar Broshi.

Né à Amsterdam en 1999, Adar Broshi était un garçon heureux, toujours curieux et aussi un excellent musicien. Ayant grandi sur trois continents différents : l’Europe, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord, il a été influencé dès son plus jeune âge par de nombreux styles de musiques.  De Bach à Mozart en passant par Thelonious Monk et Stevie Wonder mais aussi par la musique Israélienne et le flamenco. Le compositeur décédé si jeune a pourtant laissé plus de quatre cents enregistrements !

Songs For a Dream II est un album ambitieux, élégant, d’une grande maitrise technique, aux accents classique, blues, bop, bebop et latin, un album magnifique. J’ai immédiatement été séduit, puisque quelques mesures seulement, suffisent pour être convaincu de la qualité du projet.

Rendre hommage à un ami et un musicien aussi talentueux, surtout quand il décède si jeune, doit être un exercice délicat. Le poids que l’on doit ressentir sur les épaules doit être lourd…

Pourtant, l’exercice est réussi qui se transforme en hommage plein de sincérité et d’une très belle musicalité. Adar était un musicien exceptionnel, bourré de talent.

Quant à Avi Adrian, il n’est pas tombé de la dernière pluie : il a joué et tourné avec Dave Liebman, Billy Cobham ou encore James Moody.

Il a su également s’entourer. Le batteur Ofri Nehemia, qui n’a pas encore 30 ans est déjà un habitué des scènes jazz européennes et à de nombreux enregistrements à son actif, il a par ailleurs tourné et enregistré avec Ben Wendel et Avishai Cohen. Enfin, le bassiste Barak Mori a travaillé avec Kenny Washington, David Hazeltine et de nombreux autres musiciens prestigieux.

 Quelques mots du pianiste Avi Adrian : « J’ai abordé cet album avec enthousiasme et excitation. Je remercie Adar pour le cadeau qu’il nous a laissé, et je ne pense pas à lui en terme de passé, car j’ai l’impression qu’il vit avec nous tout le temps. Je suis également reconnaissant envers son père pour cette production merveilleuse et passionnante. »

Chroniqué par Thomas Houbron pour Couleurs Jazz

Personnel :

Avi Adrian : piano

Ofri Nehemia : batterie

Barak Mori : basse

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Chantons sous l’Appli !

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