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Avec :
- Judith Owen pour » Suit Yourself«
- Biréli Lagrène pour “Elegant People”
- Slaven Ljujic Super Group, Linley Marthe & Laurent Coulondre pour “Hope Molecules”
- Vicki Rummler, Francesco Bearzartti, Nico Morelli pour “Snaphots”
- Jan Harbeck Quartet pour “Conversation”
- Clovis Nicolas pour “Blues in Blueprint”
- Joel Lyssarides pour “Bortom Bergen”
- Jimmy Farace pour “Hours Fly, Flowers Die”
- Arshid Azarine pour “ Trio + Guests Live”
- Barry Greene pour “Brass”
- Tobin Mueller, Tomás Martinez pour “Blue side Vol.I”
- Gwen Cahue pour “Mosaïque”
Judith Owen – Suit Yourself
Depuis plusieurs années, Paris attend avec impatience la venue de Judith Owen et de ses Gentlemen Callers, ainsi que la sortie de son nouvel album : c’est aujourd’hui chose faite !
Il y a, dans ce nouvel album, quelque chose qui respire la chaleur et la moiteur de La Nouvelle-Orléans. Enregistré aux Esplanade Studios, l’album prolonge le compagnonnage de Judith Owenavec le jazz et le blues, mais avec une liberté de ton qui s’affirme dès les premières mesures.
Entourée de ses fidèles Gentlemen Callers et du J.O Big Band, elle tisse un programme où les standards dialoguent avec des choix plus inattendus. Les présences de Davell Crawford et Joe Bonamassa ne relèvent pas du simple clin d’œil : elles s’inscrivent dans une respiration collective, presque organique, où chaque intervention trouve sa place sans jamais rompre l’équilibre.
La voix de Judith Owen, toujours aussi incarnée, circule entre les formats — du dépouillement du piano-voix à l’ampleur du big band — avec une souplesse qui donne au disque son unité.
Lire la suite de cette chronique et de l’ITV de Judith Owen par Jacques Pauper.

Biréli Lagrène – Elegant People
Biréli Lagrène a plusieurs cordes à son arc. On a pu à l’origine — et fréquemment depuis — l’entendre dans le style manouche qui est son premier mode de jeu, dès l’adolescence.
Il a ensuite pratiqué le jazz fusion, entre autres avec Jaco Pastorius. Plus tard on l’a entendu en duo avec Sylvain Luc à la guitare acoustique. Mais, parallèlement, Lagrène a toujours manifesté un goût pour les standards et pour un jeu influencé par des guitaristes tels que Wes Montgomery ou George Benson.
Et c’est à ce répertoire qu’il se consacre sur ce nouveau disque en quartet.
A part quatre thèmes de sa plume (dont l’un inspiré par le « Giant Steps » de John Coltrane) ce sont donc des compositions de Wayne Shorter, de Johnny Mandel ou d’Ivan Lins qui constituent le répertoire de cet opus… Lire la suite de la chronique de cet album par Thierry Quenum.

Slaven Ljujic Super Group, Linley Marthe & Laurent Coulondre – “Hope Molecules”
Slaven Ljujić, Compositeur, batteur et bassiste monténégrin, diplômé du Berklee College of Music, dévoile son premier album studio, Hope Molecules, une œuvre fondatrice qui marque une étape décisive dans son parcours artistique.
Il s’impose progressivement comme une voix singulière du jazz européen, à la croisée des influences balkaniques et nord-américaines.
Le concept de Hope Molecules s’est développé sous différentes formes bien avant la constitution finale du « Super Group » imaginé par Slaven. Au moment idéal, le destin réunit les musiciens sur la scène du J.A.M. Festival au Monténégro, où Slaven forme pour la première fois un quartet d’exception avec, Laurent Coulondre, claviers, Linley Marthe, basse électrique et Ben Kraef, saxophone
La connexion musicale est immédiate. Dès le lendemain, le quartet entre en studio à Podgorica, afin d’enregistrer les compositions de Slaven et de préserver l’énergie créative née de leur toute première performance ensemble.
Enregistré en deux journées intenses, l’album affirme une identité claire : un jazz libre et soulful, inspiré par l’héritage de Joe Zawinul et de Weather Report, Yellowjackets, Tony Williams Lifetime, mais résolument ancré dans le présent.
Entre Balkans et Amérique du Nord, Hope Molecules explore une large palette d’ambiances, du groove énergique aux moments plus contemplatifs.
Avec ce premier album, Slaven Ljujić signe une déclaration artistique forte et ouvre un nouveau chapitre de sa carrière internationale, affirmant une vision du jazz fondée sur l’improvisation, l’esprit collectif et la prise de risque.

Vicki Rummler, Francesco Bearzartti, Nico Morelli – Snaphots
Une voix au timbre magnifiquement original, pleine de feeling et d’une justesse impressionnante dans sa capacité à naviguer sur les harmonies et les rythmes, accompagnée par un soufflant (clarinette ou saxophone soprano) et un pianiste, ce n’est pas si courant.
Et quand les deux instrumentistes sont Francesco Bearzatti et Nico Morelli, on peut être sûr que le niveau de musicalité sera optimal.
Et c’est le cas car Viki Rummler, la vocaliste, est elle-même une musicienne accomplie qui maîtrise l’art du phrasé inventif et souple, que ce soit en chantant des paroles ou en s’adonnant au scat, avec une liberté de ton et de débit absolument stupéfiante.
Autant dire que, dès les premières notes, on est happé par les sons que produit ce trio atypique dont le charme opèrera à nouveau à l’audition de chaque nouveau morceau.
Si le piano de Morelli possède une sonorité cantabile qui n’est atteignable sur cet instrument que par l’usage d’un toucher raffiné, Bearzatti vous scotche les oreilles par sa capacité à moduler des sonorités tantôt fluides tantôt plus rugueuses avec un sens de l’à-propos totalement bluffant…
Lire la suite de cet article par Thierry Quenum.

Jan Harbeck Quartet pour “Conversation”
Nouvelle visite du quartet du ténor Jan Harbeck et de ses accompagnateurs, qui sont plus que cela, attitrés. Une conversation qui est plus qu’un soliloque tant la présence de la rythmique donne de l’épaisseur au jeu du saxophoniste.
Il y a immédiatement ce chuintement caractéristique d’un souffle retenu et ce quelque chose de Ben Webster qui émane dans la sonorité du saxophoniste. Le souffle à côté du souffle qui donne à l’audition une double sensation feutrée, tout est dans la maîtrise du souffle plus que dans le jeu des tampons. Le signe d’un mélodiste qui privilégie la romance à la technique.
Si l’on ajoute à cela les accords improbables du pianiste et sa main droite virevoltante, les assauts assurés et saturés du batteur et l’omniprésence tempérée du contrebassiste, on a un quartet d’une vélocité rare qui nous conjuguerait du Satie avec du Bach.
Lire la suite de cette conversation par Jean-Michel Schlosser.

Clovis Nicolas – Blues in Blueprint
La tradition a cela de bon qu’on peut toujours y revenir, quel que soit le style dans lequel on joue habituellement.
Et quelle tradition est la plus à même de fournir un socle inébranlable pour un jazzman ? Le blues, évidemment !
Et pour ce retour aux sources, Clovis Nicolas a choisi un partenaire de renom mais qui pourra surprendre certains puisqu’il est plus connu comme organiste que comme pianiste.
C’est donc également un retour aux sources pour Larry Goldings et c’est un régal de l’entendre se coltiner à des blues historiques ou plus récents, dont une de ses compositions et quatre thèmes de la plume de Nicolas. Goldings est ici à la fois totalement dans la tradition du piano blues et parfaitement contemporain, faisant usage de son toucher d’une grande subtilité, d’un phrasé fluide à souhait et d’une invention harmonique et rythmique tout à fait personnelle qui fait merveille dans ses solos…
Lire la suite de cette chronique par Thierry Quenum.

Joel Lyssarides – Bortom Bergen
C’est une musique profondément atmosphérique que celle que propose ici le pianiste suédois Joel Lyssarides.
Une atmosphère recueillie, méditative et à la fois solaire, mais un soleil scandinave qui ne brûle pas et ne pousse pas à rechercher l’ombre. Le piano affiche une façon de déployer les trames harmoniques qui évite la trop grande sophistication et privilégie des accords pleins, d’une grande richesse mélodique, que le musicien va parfois chercher dans les graves de son instrument.
La main droite, dans ce contexte, déroule de belles mélodies aux contours chatoyants avec un toucher souvent perlé, qui sonnent avec un naturel, voire une candeur impressionnante et qui viennent se loger en douceur dans l’oreille de l’auditeur.
Celui-ci est, sur d’autres titres — tous de la plume de Lyssarides —, emporté vers des rivages où le rythme est plus affirmé en un phrasé volontiers staccato, tout en conservant cette qualité musicale qui en fait des sortes d’hymnes d’une religion bienveillante et humaine.
Lire la suite de cette chronique par Thierry Quenum.

Jimmy Farace – Big Shoulders, Big Sounds.
Curieusement, alors que ses cousins ténors, altos et même sopranos ont fréquemment adopté la formule du trio avec basse et batterie, le saxophone baryton a très rarement (à ma connaissance) été joué dans ce contexte dépourvu du soutien d’instruments harmoniques tels que le piano ou la guitare.
Et — significativement — celui qui s’y colle ici est non pas un des praticiens de l’instrument établis à New York City mais un Chicagoan bon teint, ce qui contribue à renforcer la réputation de la Cité des Vents comme une ville où le jazz fleurit sans se préoccuper de ses rivales de la Côte Est ou Ouest.
Alors qui est ce Jimmy Farace dont j’ignorais tout jusqu’à présent et qui signe ici son second opus en deux ans ?
… Pour le découvrir, Lire ici la suite de la chronique de Thierry Quenum.

Arshid Azarine – Trio + Guests Live
Arshid Azarine, bien connu de nos services depuis ses débuts dans le Jazz à Paris, revient avec un album encore davantage chargé d’émotion. Trio + Guests (Live), une musique au cœur battant vous touche au plus profond.
Ce live, terrain de jeu où tout se décide dans l’instant -enregistré au 360 Paris Music Factory et au Sunside– capte toute la tension, l’écoute et les prises de risque, tandis que chaque note semble marcher sur un fil.
Aux côtés du percussionniste Habib Meftah et du bassiste Hervé de Ratuld, Arshid Azarine déploie un trio organique, nourri de polyrythmies et de lignes souples, à la croisée du jazz contemporain et des héritages persans. Les textures flottent, les rythmes s’ancrent puis s’échappent, comme une cartographie mouvante entre Iran et improvisations.
Le projet s’ouvre à d’autres voix, celles de Nuria Rovira Salat, Golsa et de Golshifteh Farahani, dont la présence ajoute une dimension presque cinématographique. Le morceau Abann, en donne un aperçu: une respiration suspendue entre délicatesse aérienne et pulsation tellurique.
Dans le prolongement de Vorticity sorti en 2024 et toujours à l’écoute sur Couleurs Jazz Radio, Azarine poursuit son exploration des flux, lui qui partage sa vie entre musique et médecine. Ici encore, circulation, turbulence et mouvement irriguent chaque pièce, jusqu’à l’inédit Erevan-Tabriz-Téhéran, carnet de route devenu matière sonore.(un voyage en voiture vécu à l’occasion du mariage de Tigran Hamassian !)
Mais Trio + Guests (Live) dépasse le seul cadre esthétique… Il est dédié à toutes celles et ceux qui luttent pour la liberté en Iran. L’album rappelle que, parfois, jouer du jazz relève déjà d’un acte. Et dans ce contexte, chaque souffle compte double.

Barry Greene – Brass
Voici un guitariste qui se place délibérément dans la grande tradition de la guitare jazz étatsunienne.
Ne serait-ce que par le fait que la plupart des titres du présent album sont de la plume de grands guitaristes, de Grant Green à Pat Metheny en passant par Wes Montgomery, Russell Malone ou Pat Martino.
Et l’on ne peut que s’étonner que Greene ait oublié George Benson, tant il est clair qu’il fait également partie de ses influences. Un disque qui s’inscrit dans la tradition, donc, mais qui ne le fait pas de façon servile ni excessivement révérencieuse.
Et si Greene n’inclut ici à son répertoire qu’une composition personnelle, on peut imaginer que c’est une forme d’humilité de musicien qui a mûri à l’ombre de géants (d’où le titre de l’album) sans se considérer comme un nain juché sur les épaules de ces stars de la six-cordes.
Par ailleurs Greene a pris soin de diversifier les formations qui interviennent ici à ses côtés : d’une part un trio guitare/orgue/batterie qui rappellera à tout connaisseur les glorieuses heures de ce type de combo dans les années 60/70 tout en en donnant une version parfaitement contemporaine, d’autre part un quintet avec piano, vibraphone, contrebasse et batterie, plus original car ayant moins de modèles anciens auxquels se rattacher.
… Lire ici la suite de la chronique de Thierry Quenum.

Tobin Mueller, Tomás Martinez – Blue side Vol.I

Gwen Cahue – Mosaïque
Work in Progress…






















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