In the racks

Bob Dylan – Shadows In The Night (EN/FR)

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Bob Dylan always did what he likes. He doesn’t need the approval of anyone. Since the beginning of his carreer, He want to do a thing, he do it. Bob is a master of his destiny! When he was young, he was the symbol of Bohemian style with his acoustic guitar. One day, he change his sound after playing loud electric guitar. Dylan can manage the stress and the pressure without fears. Dylan belongs now to the Great American Songbook. Even when he’ll leaves us, his music will be play by the new generation. I must confess myselft that I am not the number one fan.

A friend of mine bought all Dylan’s discs. With his generosity, I have the chance to listen it. Let’s speak about Bob! For the fans, “Love and Theft” and “Modern Times” are hard to exceed. When Dylan annonce the publication of a forthcoming album, the fans always hope for an album of the level of the two titles mentioned. If Bob goes in another direction, the fans will follow even if they are destabilized. According to my friend , “Shadows in the Night” is not bad, but it miss some tonus. After I listen it, I understand very well what he wants to say.

With my “jazzy ears”, I must tell you that I really like this new project of Dylan. I believe that Bob extended his territory. It’s a noble project : to get in the spirit of Frank Sinatra and to approach the music as he did it. Dylan adds a difficulty. Sinatra had the habit to be accompanied by orchestras by several musicians. Dylan approaches the music with a small formation in a core of five musicians plus three additional musicians for three songs.

This album contains ten songs. This time, Bob devotes himself only to singing. He leaves Charlie Sexton and Stu Kimball to deal with the guitars. Tony Garnier is on bass  and George C. Receli is on drums. The beautiful surprise of this album is the presence of Donny Herron with the “pedal steel guitar”. The “spotlight” is on him. A star is born!

With the first title “I’ m A fool to want you”, Dylan announces the intention of the project. Andrew Martin and Francisco Torres add a cordial key with their trombones. Dylan Hart plays of “French Horn”. It’s very surprising to hear Bob singing so lyrical. For the second title, the same formation of instruments, but with Alan Kaplan in the trombone and Joseph Meyer in “French Horn”. Third at ninth piece-rates, it is the five musicians who do all the work. Once again, the player of pedal steel does an exceptional job. The final is a whole final! The album finishes with “That Lucky Old Sun”.

All the the honors goes well for this project. The jazz lovers have the habit to hear projects when they can hear the richniss of all instruments. Here everything is of exploited. There is no swing, no improvisations. Listen before buying!For my part, I like much. It is an adventure worthy of the heritage of Frank Sinatra.

http://www.bobdylan.com/us/news/new-album-shadows-night-out-feb-3


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Le septuagénaire Bob Dylan a toujours fait ce qu’il lui plaît. Il n’a pas besoin de l’approbation de ses fans pour avancer droit devant. Il aime une chose, il l’a fait. Il décide de jouer du clavier plutôt que la guitare, il le fait.  Troquer le clavier pour la guitare, il le fait. Il décide de ne rien jouer, juste chanter, il le fait. Bob est maître de sa destinée!

À ses débuts, il était l’artiste, le symbole du bohème avec sa guitare acoustique. Un jour, malgré l’insatisfaction de ses fans, il troque l’acoustique pour l’électrique. Dylan peut provoquer, mais il peut aussi se moquer de lui-même. Dylan est fort : la pression, il la gère très bien. Dylan fait maintenant partie du Great Songbook américain. Même lorsqu’il nous quittera, sa musique traversera le temps et sera jouée par de jeunes musiciennes et musiciens. Sa vie et sa musique suscitent toujours de l’intérêt pour quiconque s’intéresse sérieusement à la musique.

Je dois vous avouer que je ne suis pas un fan de la première heure. Il y a près de moi, un ami qui aime Dylan et qui achète systématiquement ses disques au moment même de leurs parutions. De temps à autre, je prête l’oreille à la musique de Bob Dylan. Tout comme cet ami, j’ai une affection particulière pour la clique Campbell-Sexton. Ce sont deux guitaristes incroyablement talentueux. Avec eux, la musique est un délice. Bob n’est pas fou, lorsqu’il peut avoir à ses côtés de bons musiciens qui comprennent sa pensée musicale, il peut se rendre très loin dans ses projets personnels. D’accord, Campbell est présentement ailleurs, sur d’autres projets que ceux de Bob. Heureusement pour nous, Sexton est là.

Parlons de Bob! Pour les fans, «Love and Theft» et «Modern Times» sont durs à surpasser. Lorsque Dylan annonce la parution d’un prochain album, les fans espèrent toujours un album du niveau des deux titres mentionnés. Si Bob va dans un autre direction, les fans suivent mêmes s’ils ne sont pas d’accords. D’après cet ami qui est fan de Dylan, le tout nouveau «Shadows in the Night» n’est pas mauvais, mais manque de tonus. C’est comme on dirait, c’est un peu trop assis. En l’écoutant, je comprends très bien ce qu’il veut dire.

Avec mes oreilles «jazzy», je dois vous dire que j’aime beaucoup ce nouveau projet de Dylan. Je n’écris pas ces lignes pour contrarier cet ami. Au contraire, je crois que Bob agrandit son territoire sonore. Son projet est particulier : de piger dans le répertoire de Frank Sinatra et d’approcher la musique comme il le faisait. Dylan ajoute une difficulté. Sinatra avait l’habitude d’être accompagné par des orchestres de plusieurs musiciens. Il suffit de prêter l’oreille à n’importe laquelle chanson interprétée par Sinatra pour constater qu’une grosse machine était toujours derrière lui.

Dylan approche la musique avec une formation réduite avec un noyau de cinq musiciens plus l’ajout pour trois chansons de trois musiciens supplémentaires. Pas de violons sirupeux, pas de gros punch, c’est tout en douceur.

Le présent album contient dix titres. Cette fois, Bob se consacre uniquement au chant. Il laisse Charlie Sexton et Stu Kimball s’occuper des guitares. Tony Garnier est à la basse et George C. Receli aux percussions. La belle surprise de cet album est la présence du Donny Herron à la «pedal steel guitar». Dans le jargon, on dirait que c’est lui qui a le «spotlight» dessus. Et quel talent!

Avec le premier titre «I’m A Fool To Want You», Dylan annonce l’intention du projet. Andrew Martin et Francisco Torres ajoutent une touche chaleureuse avec leurs trombones. Dylan Hart joue du «French Horn». C’est étonnant d’entendre Bob chanter aussi lyriquement. Pour le second titre, il s’agit de répéter la même formule, mais avec Alan Kaplan au trombone et Joseph Meyer au «French Horn». Du troisième au neuvième titre, ce sont les cinq musiciens qui font tout le travail. Encore une fois, le joueur de pedal steel fait un travail exceptionnel. La finale est toute une finale! L’album se termine avec «That Lucky Old Sun».

Les timbres sont à l’honneur pour ce projet. Les mélomanes jazz ont l’habitude d’entendre des projets dont les timbres des instruments sont exploités. Encore une fois, ici c’est la douceur, qui est le leitmotiv. Il n’y a pas de swing, pas d’improvisations. Écoutez avant d’acheter !

Pour ma part, j’aime beaucoup. C’est une aventure digne de l’héritage de Frank Sinatra.

 

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