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Le mercredi 21 juillet, Gaël Horellou débute la soirée Place de l’avenir avec son groupe “Identité” en poursuivant l’ exploration d’un jazz protéiforme ouvert aux rencontres les plus inattendues, ici la tradition musicale de la Réunion (Maloya).

En résulta une musique dansante et festive, laissant la part belle à des improvisations enlevées.

Gaël Horellou

Line-up : Gaël Horellou (saxophone alto), Florent Gac (orgue), Nicolas Beaulieu (guitare, voix), Vincent Philéas (tambour ‘rouleur’, voix), Fredo Ilata (congas), Vincent Alyberil (sati, voix).

Comme il est de coutume à Junas, les festivités se poursuivirent dans un endroit magique, les Carrières, avec en ouverture la pianiste Madeleine Cazenave qui, accompagnée par Sylvain Didou à la contrebasse et Boris Louvet à la batterie, les membres de son trio “Rouge”, a visité les différents climats d’un univers où se croisent Satie, Ravel et E.S.T..

Madeleine Cazenave

En deuxième partie, le Collectif la Boutique proposa une relecture hautement personnalisée des compositions de Jean-Marie Guédon animée par le trompettiste,  arrangeur et compositeur Fabrice Martinez et la flamme inventive de l’accordéoniste Vincent Peirani, ici en invité de luxe. La qualité hors pair des arrangements intégrant avec bonheur un quatuor à bois et un quartet jazz, les improvisations toujours bienvenues des différents solistes et l’originalité du répertoire ont fait de ce concert un grand moment.

Line up : Fabrice Martinez (direction artistique, trompette, bugle), Clément Duthoit ( saxophone), Vincent Arnoult (hautbois), Emmanuelle Brunat (clarinette basse), Anaïs Reyes ( basson), Nicolas Fargeix (clarinette), David Pouradier Duteil (batterie, percussions), Yves Rousseau (contrebasse),Vincent Peirani (accordéon).

Jeudi 22 juillet, Place de l’avenir. Comme Gaël Horellou la veille, Céline Bonacina est sensible aux rythmes chaloupés de la musique de la Réunion. Elle aussi a le goût des belles mélodies dont elle restitue toute la saveur en développant un discours rigoureux avec ses fidèles Chris Jennings à la contrebasse et Jean-Luc Di Fraya à la batterie (Ivre sagesse, Fly Fly). Le public qui a réservé un accueil chaleureux à son jazz sans frontières, ne s’est pas trompé.

Céline Bonacina

Le soir aux Carrières, la pianiste Perrine Mansuy a interprété en première partie sa nouvelle création intitulée « West of the Moon ». Sa musique inspirée, marquée par un goût pour l’improvisation et riche de trouvailles harmoniques, emmène l’auditeur dans un monde musical dont son trio, composé de Simon Tailleu à la contrebasse, du percussionniste et chanteur Jean-Luc Di Fraya, son complice de longue date, associés à la flûtiste Naïsam  Jalal, a révélé le lyrisme et la poésie.

Perrine Mansuy

La suivait, le quintet du saxophoniste ténor Sylvain Rifflet avec un nouveau projet en quintet consistant en une relecture avisée du répertoire de son idole Stan Getz. Après Pennies from heaven furent interprétés des morceaux justement célèbres qui contribuèrent largement à populariser la bossa nova, comme Desafinado, des compositions du leader et des pièces plus confidentielles comme Dum Dum Dum, une composition d’Eddy Louis. Il ressort de sa prestation la justesse de son et de mot qui l’unit à la chanteuse Célia Kaméni, la partie de guitare magistrale de Nelson Veras et le soutien sur mesure de Simon Tailleu à la contrebasse et de Ziv Ravitz à la batterie. Une belle surprise !

Sylvain Rifflet

 Vendredi 23 juillet, place du village. le pianiste Etienne Manchon a présenté avec humour des titres de son prochain album évocateurs d’un monde où pointent diverses influences, celle lointaine de Pink Floyd et celle plus récente du pianiste Josef Dumoulin, le tout fortement cimenté par le jazz. Élaborée avec ses complices Clément Daldosso à la contrebasse et Théo Moutou à la batterie, sa musique est vouée à un bel avenir.

Etienne Manchon

Le soir aux Carrières, en première partie, la harpiste, chanteuse, manieuse d’effets électroniques Laura Perrudin a exprimé les multiples facettes d’un monde musical en perpétuelle extension dans un étonnant one woman show.

Laura Perrudin

En deuxième partie, la scène fut occupée par le Erick Truffaz quartet. Très vite un climat s’installe porté par le soutien orchestral de Benoît Corboz aux claviers et le groove généré par la basse électrique de Marcello Giuliani et la batterie de Tao Ehrlich. Le trompettiste Erik Truffaz n’eut plus alors qu’à révéler les richesses d’une musique lunaire, sobre et poétique. En peu de notes tout fut dit.

Plus tard dans la nuit, la plaque de la rue Erik Truffaz a été inaugurée en musique. À Junas, plus de 40 rues ont été ainsi renommées.

Photos © Patrick Martineau/ JzzM Photography 2021,

Avec Sylvie Durand SD Communication à Jazz À Junas

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