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Nul n’est prophète en son pays… Qui ne connaît ce proverbe tiré des évangiles de Luc & Mathieu. Et l’Histoire se répétant, Clémentine est considérée comme une star au Japon et elle demeure après près de 30 ans de carrière, quasi inconnue en France, où pourtant elle réside.

La sortie de son dernier album, « Quel Temps fait-il ? » lui permettra-t-elle d’avoir les projecteurs davantage braqués sur ses talents ?  L’idée de cette chronique est de la faire découvrir au reste du Monde.

Clémentine est née à Paris dans une famille de grands amateurs de Jazz. Son père Victor Mitz fut un grand collectionneur de Jazz et dirigea même le label Orange Blue.

Son prénom, devenu son nom d’artiste et le nom du label paternel, sont-ils des déclinaisons du Jardin des Hespérides ? Peut-être… Il n’est en tout cas pas très éloigné de la symbolique du Soleil Levant. Toujours est-il que c’est bien au Japon que tout a commencé, jusqu’à ce que le label Sony Music Japon la remarque et que sa carrière se développe alors fortement.

Clémentine a enregistré depuis, plus de 30 albums dans des styles jazz, pop ou bossa nova. Elle est la chanteuse française contemporaine la plus populaire au Japon depuis 30 ans, où elle a vendu plus de 4 millions d’albums au total. Respect !

Aujourd’hui, sous le label Music Box Publishing, Clémentine nous propose un album au titre en forme de question que tout un chacun se pose plusieurs fois par jour : « Quel Temps fait-il ?

Ce qui devient également une question très écologique quand elle est posée au futur.

À cette question, à laquelle après écoute, nous sommes tentés de répondre comme nos voisins du Brexit : Nice weather, isn’t it ? On peut aussi saluer, le choix des chansons du répertoire national  français qui retrouvent une nouvelle jeunesse. Personnellement je suis fan de Jean Yanne, acteur, cinéaste et parolier. (Le Mambo du Légionnaire) :

« Sur un piano systématiquement faux

Un légionnaire énigmatiquement beau,

Jouait, jouait pour oublier ses tourments

La toccata qu’il aimait tant… »

Ou bien encore du regretté  même Jean Yanne : « Cresoxipropanediol en capsule »

Des monuments d’humour et de bon goût de la chanson française.

Il y a donc également du Gainsbourg – bien vu, en cette année anniversaire – : « La Fille qui fait Tch Tch ». Soit des titres en français principalement et une incursion vers le portugais du Brésil de Carlos Lyra « Maria Ninguem » et un titre  en Anglais, sur lequel l’album se termine. Sans doute le titre le plus jazz de l’album : « Relaxez-Vous » en duo avec Jean-Claude Dreyfus.

De quoi nous faire sourire, nous émouvoir, nous apporter plaisir et nostalgie.

Un mot sur les remarquables musiciens qui entourent Clémentine sur ce projet : des artistes pour la plupart bien connus de nos services, comme Inor Sotolongo aux percussions, Julio Gonçalves à la cuica (ce tambour à friction brésilien) ; Laurent de Oliveira est au piano ou au Rhodes, Philippe Slominski à la trompette ou au bugle, Pierre Mimram au saxophone et à la flûte, Jerry Edwards au trombone, Leo Sidran à la batterie et John Palmer à l’orgue Hammond.

Clémentine, un frais parfum de jazz acidulé.

©Photo Header, Kokopele

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