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Adrien Chicot Trio nouvel album “Playing in the Dark”

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Après un premier album, « All In », très remarqué, Adrien Chicot nous propose un second album « Playing in the Dark » enthousiasmant et réalisé avec la même rythmique : le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Jean-Pierre Arnaud, deux compères avec qui l’on sent une complicité parfaite.

Nous avons beaucoup aimé l’émotion que cette musique spontanée et inspirée dégage et nous lui avons demandé de bien vouloir nous en dire plus :

COULEURS JAZZ- Qu’est-ce qui vous a poussé à créer ce projet « Playing in the dark » ? Pourquoi ? Et déjà ce titre : jouer dans la nuit ou dans le sombre (alors que l’album ne l’est pas…)

ADRIEN CHICOT- “Ayant enregistré mon premier album« All in » sorti en 2014 avec Sylvain Romano à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie, j’avais envie de renouveler l’expérience avec eux. Pour ce premier disque nous n’avions pas répété et c’est vrai que j’ai été agréablement surpris de la spontanéité qui en est sortie. L’évidence était là, c’est pourquoi j’ai voulu pour « Playing in the dark » garder cette spontanéité, et même essayer de la développer. Donc l’idée était d’écrire des morceaux assez simples et mélodiques qui permettent de garder une certaine fraîcheur aussi immédiate que possible. J’avais vraiment envie que chacun de nous puisse exprimer librement sa personnalité.

Les titres que je donne à mes morceaux n’ont pas forcément de sens profond, mais sont plutôt liés à des anecdotes du quotidien. En l’occurrence, le titre « Playing in the dark » n’a aucun rapport avec le fait que je sois dépressif ou que le malheur s’acharne sur moi ou à un quelconque coté obscur de ma personnalité. En fait ça vient simplement du fait qu’en hiver, quand je bosse mon piano et que la nuit tombe en fin d’après-midi, trop absorbé par la musique je ne m’en rends absolument pas compte, et j’oublie d’allumer la lumière et me retrouve à jouer dans le noir pendant des heures…”

CJZ- Qu’aimeriez-vous que le public retienne de cette musique ? Qu’est-ce qui vous touche en général et là en particulier ?

AC- Pour moi, la chose la plus importante dans la musique est la sincérité, il faut être honnête avec soi et avec les autres et j’ai l’impression que le public est réceptif à ça, en tout cas j’espère. Je me rends compte que les musiciens auxquels je suis le plus sensible sont ceux qui jouent comme ils sont et qui n’essayent pas de jouer un rôle. J’ai l’impression que l’intégrité d’une musique s’entend, et qu’elle témoigne de la vérité du musicien qui la joue. C’est aussi ça pour moi de jouer avec justesse.

CJZ- Que pensez-vous du jazz actuel, de la musique en général, de sa diffusion ?

AC- Je n’arrive pas vraiment à ranger le jazz dans toutes les cases qu’on lui prête, notamment ce fameux jazz actuel. Je pense beaucoup de bien de certaines formes que prend le jazz aujourd’hui, mais il y a aussi des modes qui ne me séduisent pas. Quand une esthétique s’automatise j’ai le sentiment que le jazz, et la musique même en général, perdent de leurs infinies nuances, et je ne suis pas très à l’aise avec ça. Pour moi la personnalité d’un musicien donne l’identité de sa musique, et non l’inverse.

Aujourd’hui on a la chance de pouvoir écouter encore plus de musique qu’avant, surtout grâce à sa diffusion internet… Bien évidemment c’est triste pour le disque, même si on en enregistre encore, et qu’ils sont achetés. Mais la découverte se fait plutôt par internet, on a vraiment la possibilité de tout écouter.

CJZ- Pouvez-vous nous parler aussi du reste du trio sur cet album, Sylvain Romano et Jean-Pierre Arnaud ?

AC- En fait, ça fait quelques années qu’on jouait ensemble dans différentes formations, avec Sylvain dans le groupe de Samy Thiébault, et dans le groupe de Julien Alour avec Jean-Pierre et Sylvain. Ce que j’aime chez eux c’est, comme je disais plus haut, leur spontanéité, mais aussi leur son et leur sensibilité à l’environnement. Ils rendent la musique vivante et imparfaite. Jean-Pierre a un jeu fiévreux, toujours à l’affut.  Sylvain a un son très puissant, très marqué. L’interaction avec eux est facile, même évidente. Ils sont très à l’écoute.

CJZ- D’autres musiciens dont vous voudriez dire un mot ?

AC- Il y a un pianiste que j’adore, c’est Yonathan Avishai justement pour sa simplicité et son honnêteté. L’atmosphère de sa musique me parle.

“Playing in the Dark” est un album Gaya Music

 

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