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Semaine du 30 mai 2022

[LA COULEURS JAZZ WEEK #133]

… Le Best Of!

Sur COULEURS JAZZ RADIO, lundi à 16H, mardi 17H, mercredi 18H, jeudi 19H, + at 08:00PM Monday 10:00PM Tuesday NYC time ; et enfin sur BRAM’ FM dans la région de Tulle, mardi à 21H et samedi à 16H.

Vous pourrez y découvrir les 12 meilleurs albums sortis ces derniers jours. Une exclusivité COULEURS JAZZ RADIO & BRAM FM avec cette semaine, après le générique « 21st Century Schizoïd Ma  » du parrain de cette Radio des musiciens (nes), Médéric Collignon, nous écouterons un extrait de :

– “ Emergenz ”par le Jazzrausch Bigband

Ce bigband original est un concept unique : imaginez le jazz rencontrant la techno et le tout au sein d’un big band !

Depuis 2015, le Jazzrausch Bigbang est en résidence au Harry Klein à Munich, un club renommé tant pour sa programmation house et techno que pour ses performances visuelles hors du commun ; la coopération entre un club de techno et un groupe de jazz est unique en son genre dans le monde.

Après l’album Techné en 2021, dans lequel le chant était particulièrement mis en avant – il y a du Kraftwerk là-dedans-et que les auditeurs de Couleurs Jazz Radio connaissent bien, puisqu’il est en sélection dans la radio, le nouvel album Emergenz se concentre sur le noyau dur du groupe.

L’approche est encore plus subtile et plus large, car elle incorpore des éléments de musique minimaliste, de groove et de Hip hop, en restant clairement jazz, grâce aux puissants chorus des cuivres et des voix.

Les moments où les niveaux d’énergie sont les plus hauts sont toujours dominés par le jazz techno, ce qui est logique, mais, entre-temps, les rythmiques binaires de la grosse caisse est de plus en plus suspendu, de sorte que tout naturellement les chorus sophistiqués des cuivres et des voix s’échappent.

Le Jazzrausch Bigband est dirigé et produit par Roman Sladek
Les compositions et les arrangements sont signés, Leonhard Kuhn

Un « Hit Couleurs Jazz » récompense cet album pour son originalité.

– « Les Cadences du Monde » par le 4tet du clarinettiste Louis Sclavis

Autre style, autres mœurs !

En effet, quelles sont les cadences du monde qui nous entoure actuellement ? La pochette de cet album a les couleurs inversées -le ciel est en bas- d’un pays envahi à cadences forcées. Serait-ce le pur fruit du hasard ?

Un album aux mélodies qui évoquent les couleurs et les saveurs du monde, aux limites du jazz et de ce que l’on nomme la world musique, mais aussi des musiques savantes contemporaines, des musiques très écrites, où la mélodies sont belles comme le jour qui se lève, et où l’improvisation est également très présente.

La texture sonore est aussi  inattendue que séduisante : un quartet de clarinettes tenues par le leader Louis Sclavis, deux violoncelles, ceux d’Annabelle Luis et de Bruno Ducret, alternant archet et pizzicati et la rythmique assurée par le percussionniste classique iranien Keyvan Chemirani, grand maître du zarb et du daf.

Majestueux et délicat à la fois. Un magnifique album Hit Couleurs Jazz pour son originalité et sa beauté tout simplement.

– « Anbessa » par le groupe Akalé Wubé;

En décembre 2013, Alain Pilot et sa « Bande Passante » sur RFI célèbrent les 80 ans de Manu Dibango en réunissant autour du grand maître de la musique africaine des invités prestigieux dont les ambassadeurs de l’Ethio-Jazz : Akalé Wubé

Le groupe décide de reprendre en live sur les ondes « African Pop Session » et « Ekedi » – toutes deux composées et enregistrées par le saxophoniste Camerounais au début des années 70 – et sont très vite rejoints par Manu Dibango armé de son saxophone. 

Deux enregistrements live de ces versions seront tirés de cette rencontre inédite et improvisée. Une grande complicité s’installe très vite entre eux et, quelques mois plus tard, Akalé Wubé invite Manu Dibango sur leur titre Anbessa (Le Lion en Amharique) spécialement composé pour lui rendre hommage. Cette nouvelle collaboration leur permettra de partager des scènes à plusieurs reprises au cours des années suivantes. C’est ensuite sous l’impulsion de Manu Dibango, et avec le souvenir de cette live session chez RFI, qu’ils reprennent ensemble la route du studio afin qu’Akalé Wubé arrange et ré- enregistre avec lui 5 autres pépites méconnues de son répertoire : La Colère des Dieux, Du Bush a Bush, Gentlemen de Camp Yabassi, Otetena Munja et Peaceful Homeland. 

Malheureusement, Le Lion ne pourra se rendre au studio du groupe parisien début 2020 pour y poser ses derniers solos, le destin en ayant décidé autrement…

Akalé Wubé rend aujourd’hui un hommage fort et sincère à cette amitié à travers l’album Anbessa – réunissant l’intégralité des morceaux écrits par ou pour Manu Dibango et interprétés par le groupe – sur vinyle uniquement. 

A l’occasion de la sortie du nouvel album, Akalé Wubé  ont fait un concert au studio de l’Ermitage le samedi 28 mai 2022 et ont fait revivre pour la première fois sur scène, l’oeuvre du vieux lion qui, pour beaucoup, s’arrête au célèbre Soul Makossa. Pourtant, Manu, en 60 ans de carrière, a été l’un des des musiciens les plus prolifiques de la planète et l’un des meilleurs ambassadeurs des musiques africaines. 

Loic Rechard : guitare. 

Oliver Degabriele : basse. 

David Georgelet : batterie. 

Benoit Lavollée : marimba et vibraphone. 

Stephane Montigny : trombone. 

Olivier Zanot : saxophones. 

Heureux auditeurs de Couleurs Jazz Radio, réjouissez-vous ! L’album est en sélection sur Couleurs Jazz Radio évidemment.

– «Bosphorus Train » du tromboniste turc, Bulut Gülen.

Bulut Gülen, compte un bon nombre de concerts et de festivals aux États-Unis, au Canada, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, dans les Balkans et en Turquie aux côtés  de Kurt Elling, Dee Dee Bridgewater, Miguel Zenon, McCoy Tyner, Benny Golson, suite à ses études au Berklee College of Music et au New England Conservatories.

Son deuxième et nouvel album, en tant que leader. « Bosphorus Train« , comporte ses propres compositions inspirées de son vécu. Le « Bosphorus Train », le transportait chaque matin à l’école à Istambul. On y retrouve ses ambiances sonores.

Bulut Gülen, trombone, compositions et arangements

Baris Dogukan Yazici, trompette

Ercüment Orkut, piano

Ozan Musluoglu, contrebasse :

Ferit Odman, tambour

Le Bosphorus Train, passera régulièrement par la station Couleurs Jazz Radio, mais jamais à heures fixes.

– « Tiny Big Band» par le contrebassiste Grec Nikos Chatzitsakos ;

Le « Nikos Chatzitsakos Tiny Big Band » a été formé en 2018. 

Dans ce premier album, Nikos Chatzitaskos arrange des standards de jazz pour une instrumentation unique de six soufflants, avec une rythmique classique, piano, basse, batterie, ainsi que les interventions d’invités au chant, à la guitare ou au vibraphone. 

Cette instrumentation peu courante de nos jours, rappelle l’époque de l’apogée de la musique swing, avant l’apparition des vrais big bands.

À l’instar d’un réalisateur de films qui transpose l’intrigue et les personnages d’un vieux scénario dans notre monde moderne, Nikos Chatzitsakos parvient à relier par son répertoire, la tradition de la musique de jazz à l’esthétique moderne post-bop et aux paysages sonores harmoniques.

Lian Zac – Voix
Will Mallard – Trompette 
Robert Mac Vega-Dowda – Trompette & Bugle
Eric Nakanishi – Saxophones Alto & Soprano
Art Baden – Saxophone tenor
Brandon Lin – Trombone
Gabriel Nekrutman – Saxophone Baryton
Gianmarco Ferri – Guitare
Vid Jamnik – Vibraphone
Marco Birro – Piano
Nikos Chatzitsakos – Contrebasse
Karol Zabka – Batterie

Un album qui swingue terrible, en sélection sur Couleurs Jazz Radio

– « A Dancing Mind» par le batteur Aurel Violas ;

Né à Fontainebleau et résidant actuellement à Amsterdam, le batteur français aux allures de discobole (lanceur de disques) sur la pochette de l’album, Aurel Violas sort son premier EP, « A Dancing Mind »

Des compositions pour trio classique, piano, basse, batterie toutes élégantes, au son très actuel, mais qui n’hésitent pas à swinguer, comme quoi les deux sont parfaitement compatibles, n’en déplaise aux revendiqués modernistes.

Malgré son jeune âge, ce trio possède de nombreuses clefs, à commencer par celles du succès qui ne devrait pas tarder à venir.

Directeurs artistiques de festivals, bookez-les donc maintenant que leurs exigences tarifaires doivent encore être raisonnables. Vous y écouterez un jazz original et classique, inventif et pour autant « easy listening ».

Tout pour nous séduire…  Les 3 titres sont en sélection sur Couleurs Jazz Radio. Un album complet est à venir très rapidement.

Personnel :

Remigiusz Knapik, piano

Daniel Nagel, contrebasse

Aurel Violas, batterie.

– « Escales » par le Dettmar Quartet ;

Le violoniste Guillaume Dettmar intègre le jazz à ses compositions inspirées de la musique Klezmer et plus généralement du pourtour méditerranéen.

L’album « Escales » présente son nouveau 4tet de culture jazz et musiques improvisées : Alexandre Jouravsky au piano, François Laizeau à la batterie et le contrebassiste Bernard Cochin.

Guillaume propose des compositions originales à mi-chemin entre musique méditerranéenne (Espagne, Maghreb, Grèce, Moyen-Orient) et jazz. Il a intégré à son répertoire deux chansons – un chant médiéval ( tradition du mouacha) datés entre le 8e et le 13e siècle, en arabe : Lamma Bada Yatathana et pour continuer dans cette tradition du mouacha, il a ajouté un chant de sa propre composition, en hébreu : Hasahmaïm Bakhou Bishvili sur les mêmes thématiques, qui continue cette tradition de poèmes.

Les éléments techniques du projet « Escales » s’appuient sur les séries, les tourneries, les suites et l’ornementation. Inspiré également des maqams orientaux (mode avec quarts de tons), cette musique est axée autour de la polyrythmie, des mesures composées, irrégulières. Au-delà du groove, influencé par la musique d’Afrique du nord (chaâbi algérien) et du moyen orient, les modes de jeux utilisent également les oppositions, les affrontements, les superpositions et les contrastes. L’improvisation se développe au centre des pièces musicales. Les thèmes bien charpentés autour d’une écriture ciselée et chambriste soutenus par un groove singulier se laissent dériver plus ou moins lentement dans l’improvisation avec des grilles évolutives ou simplement par l’interaction entre les musiciens, pour revenir après le voyage sur un thème ou un prolongement du thème.

« Escales » associe musique qui parle au corps (danse, chant, fête) et musique qui incite au voyage (mélancolie, nostalgie, apaisement).

Guillaume Dettmar nous confie : « Escales est un projet de création, un voyage à travers les différentes influences qui m’ont façonné depuis le début de mon engagement musical. Viscéralement, je creuse le sillon de ma culture méditerranéenne associée à mon parcours de musicien classique et contemporain avec une ouverture sur le jazz et les musiques improvisées. »

Personnel :
– Guillaume Dettmar : compositions, violon, chant,
– Alexandre Jouravsky : piano, co-arrangements
– François Laizeau : batterie
– Bernard Cochin : contrebasse.

– «  SydO » par le duo Dominique Fillon au piano  et Sylvain Gontard à la trompette ;

SydO…. Do, Ré, Mi…  le Si de Sylvain Gontard, trompette – et bien sûr le Do de Dominique Fillon, au piano. C’est mignon.

Au-delà de cela (ce La…) le duo soudé nous propose un superbe voyage musical tout en clins d’œil complices et éclectiques vu les nombreuses sources d’inspirations allant du funk à la pop Stinguienne ou Supertrampienne, au blues et au jazz bien sûr et à la java…

Pour citer notre confrère David Koperhant qui signe le liner note du disque : « Pris sur le ton informel de la discussion entre amis, le disque nous entraîne pourtant dans un torrent d’émotions ! En fil rouge, une certaine idée du songwriting par deux musiciens qui ne sont pas du genre à planquer la mélodie en sous-sol. Lorsque Dominique Fillon et son piano riche en couleurs dialoguent avec Sylvain Gontard et sa trompette expressive toute en souplesse, on sent dans l’air un brin de magie. On appelle ça la complicité !

A la fois direct et sensible, chaleureux et entraînant on ne peut que passer un agréable temps à écouter cet album.

D’ailleurs il est en sélection sur votre Couleurs Jazz Radio.

– « Playground » par le duo Camille Bertault, voix et le pianiste autrichien David Helbock ;

Autre duo, autres mœurs ! Cette fois entre la chanteuse-scatteuse française très en vue et le pianiste autrichien de la nouvelle scène jazz.

De très belles pièces qui nous entrainent dans un jazz joyeux, vif, ludique et virtuose à la fois. Comme la plupart des duos qui se constituent dans le monde du jazz -car rien ne les y oblige n’est-ce pas ?- la complicité est reine et leurs talents respectifs s’expriment et s’enrichissent mutuellement au service de la créativité.

En raison de plusieurs reports dus aux restrictions de la pandémie, ce n’est qu’à l’été 2021, au festival de jazz INNtöne, que leur premier concert en duo a eu lieu. L’accueil a été enthousiaste et le set réalisé lors de ce festival important en Autriche est devenu la base de l’album « Playground » : « Nous avons échangé des courriels sur ce que nous voulions, sur les morceaux que nous aimions, comme avant Ludwigsburg« , se souvient Camille Bertault. « Nous aimons tous deux Egberto Gismonti, Hermeto Pascoal, Björk et Thelonious Monk. Et nous voulions qu’il y ait un morceau classique« , explique David Helbock.

Ainsi, l’hommage Para HermetoFrevo de Gismonti, New World de Björk, Ask Me Now de Monk et l’étude en do dièse mineur op. 2 n° 1 d’Alexandre Scriabine constituent la base de l’album et des points de départ fascinants pour le duo. Les façons dont Camille Bertault déploie son art vocal sont les siennes et uniquement les siennes. Ça plait et fascine… ou pas. Elle utilise sa voix comme un véritable instrument pour porter une mélodie, sur des rythmes effrénés mais toujours avec précision. David Helbock, de son côté exploite toutes les possibilités sonores du piano à queue. Il ne se contente pas d’étouffer les cordes du piano, il joue directement dessus, il utilise la caisse du piano comme instrument de percussion et fait appel également à l’électronique. « Pour la première fois, j’ai aussi beaucoup travaillé avec des boucles ici« , ajoute-t-il.

Playground est en sélection sur Couleurs Jazz Radio, à vous de jouer, ou plutôt d’écouter.

– « This n’ That » par le quintet du vibraphoniste Jean-Michel Davis ;

Jean-Michel Davis est un musicien rare, dont la sincérité artistique n’a d’égal que son parcours musical, d’une grande richesse. Pour la première fois nos auditeurs pourront l’écouter sur Couleurs Jazz Radio. Enfin !

Dans This n’ That, le vibraphoniste continue d’explorer les possibilités sonores de son instrument. Avec son quintet (Julien Charlet, Raphaël Schwab, Frédéric Loiseau etPatrick Villanueva) il rend hommage aux grands standards du répertoire jazz et de la chanson française (Weill, Trenet, Gershwin, Gainsbourg) et délivre quelques belles compositions personnelles. La partie vocale n’est pas en reste puisqu’elle est admirablement assurée par Daniel Huck (qui n’a rien perdu de sa verve éclatante de scateur sur Feeling Good) et Juliette Pearl Davis (qui apporte une fraîcheur surprenante à ce répertoire). Un jazz en haute-fidélité, délibérément fifties, aux confins du bop et de la cocktail music. 
(Source : Augustin Bondoux &  Patrick Frémeaux)

Jean-Michel Davis, vibraphone, marimba, xylophone, glockenspiel
Frédéric Loiseau, guitare.
Raphaël Schwab, contrebasse.
Julien Charlet, batterie & tambour de basque
Patrick Villanueva, piano, accordéon
Juliette Pearl Davis, chant
Daniel Huck, chant & scat
Hubert de Villèle, flûte.

– « Strange Turn »  par le trio Quiet Oddity 

Quiet Oddity est un trio jazz mené par Juliette Boyer à la contrebasse, Lucien Domball au piano et Emilian Ducret à la batterie.

Les compositions originales développées par le trio bâtissent un univers qui oscille entre rêverie contemplative et fulgurances explosives, et qui ouvre tous les champs des possibles à la personnalité de chacun.
Vous souhaitez de l’intime, du doux, des surprises et paradoxalement de la force vive  ? C’est par ici.

Écoutez Couleurs Jazz Radio, vous les y trouverez en bonne place entre les plus grands du monde du jazz. Ils y seront à l’aise, même si ils cultivent la singularité comme le suggère le titre de l’album, mais bien en  place.

– « To Barney Wilen Vol.2 » par le saxophoniste Jean-Michel Proust

Jean-Michel Proust, mieux connu aujourd’hui comme programmateur de Festivals, ancien producteur-animateur de radio et de télévision, journaliste, memebre de l’Académie du Jazz est également saxophoniste, compositeur et chef d’orchestre.

Il célèbre ici de la plus belle des manières, Barney Wilen pour son ouverture d’esprit, son éclectisme dans ses choix de thèmes, son élégance de phrasé, sa manière unique d’exposer les thèmes, de créer des climats, de provoquer des émotions.

Jean-Michel Proust épouse la sensibilité du mythique saxophoniste pour aller aborder le grand songbook du jazz : celui des classiques de Richard Rodgers & Lorenz Hart, Vincent Youmans, Isham Jones ou Django Reinhardt.

La place de la guitare étant ici centrale, le poste est confié à l’excellent Jean-Philippe Bordier.

Porté par une section rythmique qui lui réserve un écrin d’une rare justesse, Jean-Michel Proust, conclut formidablement son hommage avec cet opus en apesanteur, qui combine notes ouatées et swing exquis.

(D’après le liner note de Frémeaux & Associés)

Jean-Michel Proust : saxophone tenor, soprano et baryton
Jean-Philippe Bordier : guitare
Nicola Sabato, contrebasse
Germain Cornet: batterie

Guest –

Patricia Bonner : voix

En sélection sur la meilleure des radios de Jazz actuellement,

To Barney Wilen Vol.2 est un Hit Couleurs Jazz

Chantons sous l’Appli !

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