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Hit Couleurs JAZZ

[COULEURS JAZZ MONTH – THE BEST OF!]

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Les 12 meilleurs albums (Hit Couleurs Jazz) sortis le mois dernier : février 2026, donc :

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Avec :

  • Franco D’Andrea, Gabriele Evangelista & Roberto Gatto pour « Live« 
  • Cascino Trio pour “Follow The River”
  • Adonis Rose Feat. Phillip Manuel pour “Unusual Suspects”
  • Yumiko Yamashita Medium Ensemble pour “Quotidien
  • James Fernando pour “Philly 3”
  • SLR5 pour “Consenso”
  • Marc Benham pour “Triceratops”
  • Ingrid Jensen pour “Landings
  • Antonió Faraó/Stéphane Belmondo Quartet pour “ Do it! ”
  • Peter Beets pour “The Blues Goes To Spains
  • Louis Billette pour “Lux II”
  • Hans Backenroth pour “Pour Ray, Milt & MJQ”

Franco D’Andrea, Gabriele Evangelista & Roberto Gatto trio Live

Croyez-le ou pas, Franco D’Andrea, vétéran du piano jazz — et tout simplement du jazz — italien n’avait jamais enregistré live dans un club !

Et c’est à 83 ans qu’il a enfin réalisé son rêve, en partie par hasard puisque ses sets au Torrione Jazz Club de Ferrare ont été enregistrés à son insu. Cette captation, effectuée après moult concerts du trio, restitue parfaitement l’ambiance chaleureuse d’un club de jazz où D’Andrea et ses comparses se régalent et régalent le public par la même occasion.

… Lire la suite de la chronique de Thierry Quénum ici.

Cascino Trio – Follow The River

Pianiste, arrangeur et réalisateur, Patrick Cascino développe depuis plusieurs décennies un univers où le jazz circule librement entre Europe et Afrique. Formé au Berklee College of Music, il y forge une solide maîtrise harmonique et un goût affirmé pour l’improvisation, des fondations qu’il élargira rapidement vers d’autres territoires sonores.

Des rythmes andalous aux pulsations sahéliennes, son piano absorbe les traditions méditerranéennes et africaines sans jamais les folkloriser. Son jeu coloré conjugue lyrisme et ancrage, raffinement jazz et mémoire des percussions, dans une tension fertile entre écriture et transe. À la tête du Cascino Trio, plusieurs fois salué par la scène française, il affirme une identité musicale singulière, nourrie de rencontres et d’engagement. Il est accompagné dans ce trio par une rythmique parfaite : Charly Tomas à la contrebasse et Luca Scalambrino à la batterie.

Dans Follow the River, Cascino poursuit cette trajectoire de convergence. L’album trace un fil sensible entre les différentes cultures musicales, privilégiant l’écoute et la respiration collective. Une musique habitée, sincère, où le jazz devient langage de partage et de transmission.

 

Adonis Rose Feat. Phillip Manuel Unusual Suspects
Le batteur, compositeur (et détenteur d’un Grammy Award  …Mais qui n’a pas son Grammy de nos jours ? 😉) Adonis Rose, est vacciné à haute dose, à la musique depuis sa tendre enfance, dans un des environnements les plus propices pour le Jazz, la Nouvelle Orléans. Aussi, chaque note, chaque battement de ses cymbales et de ses caisses sonnent New-Orleans. Forcément,  quand on a dans son sang, celui de son grand-père, le batteur Wilfred « Crip » Severin Jr. et celui de son père Vernon Severin, tous deux batteurs influents et très demandés dans la Crescent City, on a au moins les prédispositions en plus du terreau géographique favorable. Et quand en plus, le tonton de Rose est le bassiste Chris Severin, également musicien omniprésent sur la scène musicale de la Nouvelle-Orléans, les fées sont penchées sur le berceau du jeune Adonis. Ainsi, Adonis Roseavait tous les éléments pour assurer le beat sur les scènes et dans les rues de la Nouvelle Orléans jusque dans les salles les plus mythiques partout dans le monde.

Le chanteur Phillip Manuel, également originaire de la Nouvelle-Orléans et issu pareillement d’une famille de musiciens. se produit aux côtés de grandes figures du jazz tels que Terence Blanchard et Bill Summers. Sa carrière musicale est marquée par ses interprétations classiques du répertoire de Nat « King » Cole, ainsi que par ses versions intimistes de Fire and Rain de James Taylor et des compositions d’Ellington et de Gershwin.

Rose et Manuel travaillent ensemble depuis des années. Manuel a participé à plusieurs concerts live de NOJO au Jazz Market et a enregistré avec NOJO l’album hommage à Allen Toussaint de l’orchestre. De même, Rose joue sur deux des albums de Manuel. « Phillip est un chanteur talentueux et un parolier hors pair qui ne cesse de s’améliorer avec l’âge », déclare Rose. Pour l’anecdote, Manuel envisageait de se retirer de la scène et des studios d’enregistrement, mais Rose l’en a dissuadé. Grand bien lui prit.

Nous ne pouvons que l’en remercier !

 

Yumiko Yamashita Medium EnsembleLe Quotidien

Le Quotidien, est le premier album de la compositrice, clarinettiste Yumiko Yamashita, née à Kyoto, Japon. D’une grande délicatesse formelle, cette œuvre est une entrée affirmée dans ce jazz en devenir, celui qui se concocte en ce moment, au quotidien. Entre Kyoto et Paris, la musicienne a façonné une écriture attentive aux nuances, aux respirations et aux silences habités. Son univers, à la croisée du jazz contemporain européen et d’une sensibilité plus introspective, avance avec une élégance sans ostentation.

Le Medium Ensemble réunit deux clarinettes basses, une voix et une section rythmique d’une rare finesse, dessinant un paysage sonore singulier. L’instrumentation, peu commune, permet des jeux de timbres profonds et veloutés, où la mélodie circule librement. On y perçoit l’ombre inspirante de Wayne Shorter dans la quête spirituelle, autant qu’un sens du détail presque cinématographique.

Le Quotidien explore la poésie des instants ordinaires : grooves feutrés, thèmes épurés, élans lyriques contenus. Un disque à la fois savant et chaleureux, qui affirme une voix personnelle déjà pleinement incarnée. Une artiste dont on n’a certainement pas fini d’entendre le son.

Les Musicien-nes :

Déborah Tanguy – voix
Yumiko Yamashita – clarinette basse
Thomas Savy – clarinette basse
Carine Bonnefoy – piano
Léna Aubert – c.basse
Julie Saury – batterie

 

James Fernando – Philly 3

Philly 3 est déjà le sixième album de James Fernando. Entre virtuosité éclatante et malice assumée, le pianiste impose une écriture ambitieuse qui bouscule la tradition du piano-trio sans jamais perdre le sens du swing. Neuf compositions originales — plus un clin d’œil à Erroll Garner — composent un disque aussi cérébral que jubilatoire.

Entouré de Dan McCain à la basse, Sam Harris (basse en invité sur deux titres), et du batteur incandescent Kyon Williams, Fernando construit un langage où la modulation métrique devient outil narratif et où les formes multiples se déploient comme de courts films. Son approche mêle contrepoint classique, énergie bebop et audaces rythmiques contemporaines, dans un équilibre rare entre exigence et spontanéité.

On pense à Oscar Peterson pour la puissance, à Brad Mehldau pour la sophistication harmonique, ou encore à Tigran Hamasyan pour l’exploration des métriques impaires. Mais Philly 3 ne relève jamais de la citation : il affirme une voix singulière, libre, profondément humaine. Un album qui conjugue humour, tension et conversation musicale à haut niveau.

James Fernando, piano & compositions
Dan McCain, bass

Sam Harris, bass ( tracks 3 & 9)
Kyon Williams, drum

 

SLR5 – Consenso

Le contrebassiste Sal La Rocca d’origine sicilienne est une figure du jazz belge. Il a rythmé tous les plus grands comme Philip Catherine, Mark Murphy, Lee Konitz, Richie Beirach, pour ne citer qu’eux.

Peut-on parler de jazz Belge ? A vous de juger, mais avec son quintet il propose un jazz qui swingue, emprunt de joie et de malices. Un remède à la morosité dont il est recommandé de prendre quelques doses supplémentaires dans le monde de  cinglés qui nous entoure..

L’interplay ou la joie de jouer ensemble dans l’écoute de chacun, se ressent tout au long des 9 pistes de cet album. On se demande pourquoi on reçoit par ailleurs tant d’albums compliqués, hermétiques. Est-ce si difficile de faire beau et gai, sophistiqué suffisamment pour qu’on s’en réjouisse ?

On ne demande que ça ! Du jubilatoire, du bien cuisiné de la musique au service des auditeurs et pas seulement des protagonistes.

La plupart des titres sont ainsi en Selection sur Couleurs Jazz Radio. Vous pouvez mettre des « pouces levés » quand les morceaux sont diffusés. N’hésitez pas.

Et surtout allez les écouter en live. (En espérant qu’ils viendront outre-quiévrain nous faire goûter cette jolie création.

Sal La Rocca : contrebasse
Steven Delannoye : saxophone ténor et soprano
Phil Abraham : trombone
Igor Gehenot piano
Umberto Odone : batterie

 

Marc Benham – Triceratops

L’étonnant pianiste et organiste Marc Benham revient dans les bacs avec Tricératops, un album flamboyant enregistré en trio aux côtés du tromboniste Fidel Fourneyron et du batteur-percussionniste Émile Biayenda.

Le prétexte est une sorte de quête musicale vers la Pangée — ce supercontinent originel qui réunissait Afrique, Amérique et Europe — Tricératops emprunte à l’image du dinosaure mythique pour incarner une hydre à trois têtes, nourrie d’influences multiples. Le morceau Cioran Boogaloo, inspiré des sonorités de La Nouvelle-Orléans, en offre un aperçu saisissant : Marc Benham y joue simultanément du piano et de l’orgue Hammond, dans une performance acrobatique et raffinée qui évoque l’esprit du duo Eddy Louiss / Michel Petrucciani, enrichi par la vélocité dansante de Fourneyron et la frappe subtile de Biayenda.

Formé très tôt à la musique classique puis à l’Académie de piano Bill Evans à Paris, adepte du stride, Marc Benham s’est d’abord illustré en solo avec Herbst et Fats Food, hommage à Fats Waller. En 2017, il conviait le trompettiste Quentin Ghomari sur Gonam City, avant de cofonder le collectif Pégazz & l’Hélicon. En 2020, Biotope, enregistré avec John Hébert et Eric McPherson, lui ouvrait les portes du prestigieux label SteepleChase Records,— maison emblématique ayant accueilli Chet Baker, Dexter Gordon ou Lee Konitz – devenant le premier pianiste français à y être produit.

Salué depuis des années par notre collaborateur occasionnel et néanmoins fidèle, Guillaume Lagrée (Le Jars Jase Jazz) toujours en sélection dans Couleurs Jazz Radio, Marc Benham est l’un des pianistes les plus intéressants de la sphère Jazz européenne. DownBeat le qualifiant de « voix essentielle venue d’outre-Atlantique ». Marc Benham confirme ici l’étendue de son art : technique souveraine, phrasé limpide, sens harmonique affûté et invention mélodique constante. Un talent que Martial Solal résumait ainsi : « Un vraiment beau pianiste, tel que je les aime. »

À noter : le trio défendra Tricératops en concert le 5 avril 2026 au Sunset à Paris.

 

Ingrid Jensen – Landings

Grâce à ce nouvel opus, Landings, Ingrid Jensen ouvre un nouveau chapitre de son parcours déjà remarquable.

Paru au sein de la collection anniversaire du label Newvelle Records, l’album déploie une musique d’une intensité lumineuse, où virtuosité et liberté cohabitent avec une rare fluidité. Son jeu, toujours aussi audacieux, conjugue puissance, précision et une sensibilité à fleur de souffle.

Entourée de Gary Versace (orgue), Marvin Sewell (guitare) et Jon Wikan (batterie), Jensen façonne un quartet capable de passer de l’embrasement rythmique à l’introspection la plus délicate. Ses compositions originales côtoient celles de ses partenaires et un titre de Carla Bley, dessinent un paysage sonore riche en contrastes. Moment fort du disque : la présence du légendaire George Coleman, qui revisite Amsterdam After Dark avec une autorité et une vitalité impressionnantes.

Enregistré à New York dans des conditions techniques soignées, Landings affirme une esthétique à la fois contemporaine et intemporelle. Un album vibrant, où chaque morceau semble naître sous nos oreilles — libre, habité, profondément vivant. Après ça, vous pouvez atterrir tranquillement.

Antonió Faraó/Stéphane Belmondo Quartet Do it!

 Just Do It!… Et ils l’ont fait… Pour notre plus grand bonheur. Antonio Faraò pianiste italien et Stéphane Belmondo, bien connu de nos services, signent ici un disque d’évidence.

Rien de démonstratif, (ils n’ont plus besoin) rien d’artificiellement spectaculaire : simplement le jazz dans sa forme la plus directe et la plus habitée. Et ça nous fait du bien entre les oreilles !

Le quartet — complété par le maître du temps, Thomas Bramerie à la contrebasse et Benjamin Henocq, la colonne vertébrale — fonctionne comme un quatuor à cordes moderne, un espace d’échange où chaque voix trouve naturellement sa place.

La complicité entre Faraò et Belmondo, nourrie de longues années de dialogue musical, se ressent à chaque phrase. Le piano du Milanais allie virtuosité ardente et lyrisme maîtrisé ; la trompette ou et le bugle de Belmondo distillent une parole épurée, d’une justesse rare. L’équilibre entre feu intérieur et retenue poétique donne au disque une intensité sans emphase.

Entre compositions originales et reprise emblématique de Herbie Hancock (« One Finger Snap »), le quartet célèbre la tradition du jazz moderne sans nostalgie, dans l’esprit de cette phrase de Gustav Mahler : la tradition n’est pas le culte des cendres, mais l’entretien du feu. Ce nouvel album en est l’illustration lumineuse : un jazz fluide, généreux et profondément juste.

So, Do It!

 

Hans Backenroth Quartet feat. Roger SvedbergFor Ray, Milt & MJQ

Un album gourmand à déguster comme sa madeleine de Proust !

Car il s’agit ici d’un hommage au contrebassiste Ray Brown, qui aurait eu 100 ans en 2026, au vibraphoniste Milt Jackson dit « Bags », et au Modern Jazz Quartet, ces deux derniers groupes restant étroitement liés à Ray.

Que Ray Brown soit l’un des plus grands contrebassistes de l’histoire du jazz, peu de personnes – bassistes ou non – ne sauraient le contester. Ray est l’un des modèles majeurs de Hans Backenroth, qui a d’ailleurs eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises.

Et Ray Brown faisait partie de la première formation du Modern Jazz Quartet, et Milt Jackson en a été la figure emblématique tout au long de son existence. Voici l’environnement de ce disque à la fois moderne et plein de nostalgie.

Au programme de cet album, évidemment des standards et des classiques du jazz, enracinées dans le swing et le be-bop. Des arrangements écrits par Ray et Milt sré-interprétés, ainsi que plusieurs exemples de ce jazz de chambre unique, signature du Modern Jazz Quartet, fortement influencé par la musique classique.

Du jazz de chambre lyrique au swing le plus intense : swing, be-bop, bossa nova et une touche de musique brésilienne. A déguster à toute heure.

Hans Backenroth – contrebasse
Roger Svedberg – vibraphone/percussions
Daniel Tilling – piano
Oscar Johansson Werre – batterie

 

Louis Billette – LUX II

Avec LUX II, son 5ème album, Louis Billette franchit encore un cap. Son écriture gagne en relief et en maturité, portée par un sextet qui respire ensemble et donne à chaque thème une profondeur organique. Les cuivres dialoguent avec densité, soutenus par une rythmique souple, jamais démonstrative, toujours en mouvement.

L’album alterne tensions architecturales et élans mélodiques. Certaines pièces avancent comme des constructions en spirale, d’autres s’imposent par leur clarté thématique avant de bifurquer vers des zones plus libres. L’émotion affleure sans emphase, notamment dans les moments les plus dépouillés, où l’écriture laisse place à une circulation presque intime entre les musiciens.

De la mélancolie avec Promenade Céleste, une jolie énergie qui donne envie de se trémousser avec Boom. Et l’on peut aussi se perdre dans le « Labyrinthe » que nous avons retenu dans ce Best of du Mois.

Plus qu’un simple recueil de compositions, LUX II affirme une identité sonore cohérente. Un disque abouti, où l’exigence formelle se conjugue à une véritable chaleur collective.

Louis Billette : saxophones
Shems Bendali : trompette
Jules Boittin : trombone
Mathieu Llodra : piano
Yves Marcotte : basse
Marton Kiss : batterie

 

Peter Beets – Blues Goes To Spains
Remarquable enregistrement que cet hommage à la culture musicale espagnole par le pianiste Peter Beets. Un hommage vibrant et intensément swing, grâceà une section de cuivres de tout premier ordre, ancrée par trois voix américaines remarquables de la nouvelle avant-garde du jazz : Nate Jones, trombone, Ian Cleaver, trompette et Gideon Tazelaar au saxophone tenor. Le tout emmené par une section rythmique de premier ordre : Reuben Rogers à la contrebasse et Willie Jones III à la batterie..

Peter Beets et son New York Sextet a là le gang idéal pour asseoir ses compositions espagnoles réinventées, pleines de charme, d’inventivité, de modernité de vitalité communicative.

Les auditeurs de Couleurs Jazz Radio savent notre affection pour les couleurs du flamenco. Elles affleurent ici tout au long du disque, s’inscrivant dans un paysage musical plus vaste et architecturalement ambitieux, construit autour d’œuvres des plus grands compositeurs espagnols — Albéniz, de Falla et Granados. Vous sentirez aussi du Chopin, Gershwin, Rachmaninoff ou Tchaïkovski à la sauce espagnole.

Bravo à Peter Beets pout cette proposition étonnante de jazz straight-ahead sans concession, interprété au plus haut niveau artistique

Peter Beets – Piano
Nate Jones – Trombone
Ian Cleaver – Trumpet
Gideon Tazelaar – Tenor Saxophone
Reuben Rogers – Double bass
Willie Jones III – Drums

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