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Hit Couleurs JAZZ

[COULEURS JAZZ MONTH – THE BEST OF!]

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Les 12 meilleurs albums (Hit Couleurs Jazz) sortis le mois dernier : décembre 2025, donc :

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Avec :

  • Mark Lettieri & WDR Big Band pour  » Mark Lettieri Group Meets WDR Big Band at Studio 4« 
  • Laurent Coulondre, Arnaud Dolmen, Grégory Privat pour “The Getdown”
  • Florian Pellissier Quintet pour “Pacifique Biches”
  • IsmaÏl Sentissi pour “Todo es Presente”
  • Jon Boutellier, Michaël Valéanu, Clovis Nicolas pour “A Christmas Cadeau, Joyeux Noël From Paris
  • Viktorija Gečytė pour “Mother”
  • Henrique Mota, Iury Batista, Igor Willcox, HII TRIO, David Binney pour “Connections”
  • Immanuel Wilkins, Gerald Clayton, Out Of/Into, Joel Ross, Matt Brewer, Kendrick Scott pour “Motions II”
  • The Rag Messengers pour “The Grand Boubousse
  • Amaury Faye pour “ Rust ”
  • Mark Sherman pour “Bop Contest”
  • John Scofield & Dave Holland pour “Memories of Home”

Jon Boutellier, Michaël Valéanu, Clovis Nicolas A Christmas Cadeau, Joyeux Noël From Paris

Bien qu’ils aient également été trois, les Rois Mages n’ont jamais eu l’idée de former un trio et encore moins un trio sax/guitare/contrebasse.

Pas question ici de leur en vouloir, d’autant que Jon Boutellier, Michaël Valéanu et Clovis Nicolas ont décidé, après un excellent précédent disque (chroniqué ici même) de revenir pour les fêtes avec un somptueux « Christmas Cadeau » pour nous souhaiter un « Joyeux Noël from Paris » (alors que tous trois résident à New York).

Un clin d’œil pour rappeler leur origine française qui ne les empêche pas de sacrifier avec tendresse et humour à la tradition américaine des albums de Noël, qui n’est guère suivie en France…

Lire la suite de la chronique de Thierry Quénum ici.

 

Viktorija Gečytė & Gene Perla Mother

Viktorija est l’une des plus grandes voix du jazz actuel. Il y a quelques années, elle fut finaliste avec Samara Joy, de la Sarah Vaughan International Jazz Vocal Competition. Il est étonnant qu’elle soit encore si peu reconnue en France, tant par les académies de jazz que par les institutions officielles et les médias, à l’exception de Couleurs Jazz…

Le titre éponyme « Mother » est à la fois un hommage et une lamentation, où la voix de Viktorija dessine chaque mot avec la précision d’un calligraphe : brute, expressive et profondément humaine. Elle fait écho à la tristesse et à la solitude d’une mère séparée de ses fils exilés par la guerre (où l’on rejoint la si douloureuse actualité). Composée et arrangée par Gene Perla, bassiste et collaborateur de longue date de Viktorija. Ce nouvel opus s’inscrit dans la continuité de leur longue collaboration. 

« Gene va avoir plus de 80 ans au moment de l’impression de ce disque, et il est toujours aussi dynamique et plein de vie. Je l’appelle « Jeune Homme » – par admiration, et non avec ironie. L’énergie et la joie de vivre qu’il dégage sont uniques. Il est vif dans la création, puissant avec son instrument, toujours prêt à apprendre, parfois excentrique et têtu, mais surtout drôle et sage. On parle beaucoup, on se dispute un peu, on discute de nos vies bien remplies… Et puis, quand la musique commence, c’est comme une pluie d’été : étonnamment simple, rafraîchissante et douce. Dans chacune de ses lignes de basse, dans chacun de ses arrangements, il y a une mélodie, une histoire. Dans chaque rythme, un groove solide, instinctif et brut. Pour moi, c’est là que la musique prend tout son sens. » – Vik

Voir une interview vidéo de Viktorija sur la chaîne Youtube de Couleurs Jazz.

Ismaïl Sentissi –Todo es Presente

Y a t’il un meilleur moyen d’illuminer la grisaille d’une journée d’automne que d’écouter une musique ensoleillée de bout en bout ?

C’est ce que propose le pianiste Ismail Sentissi sur ce second album parfaitement enthousiasmant. Toutes les compositions sont de sa plume et elles brossent un paysage sonore d’une musicalité lumineuse aux accents tantôt méditerranéens ou balkaniques. Interprétés en duo avec le saxophone soprano de Maxime Berton, en trio avec basse et batterie, en quartet avec sax ou en sextet, ces thèmes se succèdent l’un après l’autre en une promenade chantante et dansante dont on ne se lasse pas de découvrir les beautés.

Et le tout avec une simplicité et une richesse mélodique qui laissent pantois.

Lire la suite de la chronique de Thierry Quénum ici

 

John Scofield & Dave Holland – Memories of Home.

John Scofield n’avait jamais, à ma connaissance, enregistré en duo et le fait qu’il le fasse avec Dave Holland est un choix particulièrement judicieux.

Les deux hommes se connaissent bien et on a pu entre-autres les entendre ensemble au sein de ScoLoHoFo, un groupe éphémère où les rejoignaient le saxophoniste Joe Lovano et le batteur Al Foster.

Ici ce sont donc juste leurs dix cordes qui dialoguent et cet échange au sommet est passionnant.

En effet ces deux septuagénaires au pédigrée impressionnant réussissent l’exploit de nous révéler ici des faces nouvelles de leur talent.

Lire la suite de la chronique de Thierry Quénum ici

 

Mark Lettieri meets WDR Big Band – Live at Studio 4

La rencontre entre Mark Lettieri et le WDR Big Band donne naissance à un projet résolument tourné vers le groove. Ici, la puissance orchestrale du big band s’imbrique avec une écriture rythmique moderne, nourrie de funk et de fusion, sans jamais perdre en lisibilité.

Les arrangements de Michael Abene permettent aux compositions de conserver leur énergie première tout en profitant pleinement de la richesse des cuivres. Le disque avance avec une intensité constante, alternant sections très denses et respirations plus ouvertes, portées par une section rythmique solide et engagée.

Un album direct, généreux et parfaitement maîtrisé, qui montre combien le big band peut encore être un formidable terrain de jeu pour les musiques les plus actuelles.

 

Laurent Coulondre, Grégory Privat, Arnaud Dolmen –  The Getdown

Trois musiciens majeurs du jazz français réunis dans une formule rare : orgue Hammond, piano et batterie. Laurent Coulondre, Grégory Privat et Arnaud Dolmen signent avec The Getdown un projet où la virtuosité ne cherche jamais l’esbroufe, mais sert une musique profondément collective.

Le dialogue entre le piano chantant de Privat et l’orgue incandescent de Coulondre s’appuie sur une batterie à la fois ancrée et mouvante, portée par le groove caribéen très personnel de Dolmen. Les compositions avancent avec évidence, mêlant jazz moderne, funk, réminiscences créoles et mélodies immédiatement lisibles.

Un trio libre, lumineux et intensément vivant, qui rappelle qu’au plus haut niveau, la musique commence toujours par l’écoute et le plaisir de jouer ensemble.

Florian Pellissier Quintet – Pacifiques Biches

Avec Pacifiques Biches, le Florian Pellissier Quintet amorce un virage sensible dans son parcours. Après plusieurs albums marqués par le hard bop, le groove et le mouvement, le groupe choisit ici un tempo plus posé, tourné vers la contemplation et l’exploration des textures.

Inspiré par les grands espaces de la côte Pacifique, l’album déploie une atmosphère plus méditative, où le Fender Rhodes, les claviers électriques et certaines plages improvisées ouvrent de nouveaux horizons sonores. Sans renier son identité, le quintet élargit son langage, laissant respirer la musique et privilégiant l’équilibre entre écriture et liberté.

Un disque lumineux et élégant, qui confirme la capacité du groupe à se réinventer sans perdre son ADN. Notons ce splendide Carnaval de Baranquilla, qui après une jolie intro, ouvre l’album.

 

HII Trio – Connections

Avec Connections, le HII Trio signe un premier album particulièrement convaincant, révélant une nouvelle voix du jazz brésilien contemporain. Portée par le piano de Henrique Mota, la contrebasse de Iury Batista et la batterie d’Igor Willcox, la musique se déploie dans un esprit résolument collectif, où l’écoute et l’interaction priment à chaque instant.

Les compositions originales mêlent avec naturel jazz moderne, rythmes brésiliens et influences globales, trouvant un équilibre subtil entre écriture raffinée et liberté improvisée. Les invités – Bob Mintzer, Tony Lakatos, Seamus Blake, David Binney, Bob Franceschini et Rachel Therrien – enrichissent la palette sonore sans jamais rompre la cohérence de l’ensemble.
 Un premier disque élégant, ouvert et mature, qui affirme une identité forte et annonce un trio à suivre de très près.

Out Of/Into – Motion II

Avec Motion II, Out Of/Into confirme l’évidence née de son premier volet : ce collectif incarne pleinement l’esprit Blue Note, non comme un hommage figé, mais comme une force créative tournée vers l’avenir.

Réunis autour du piano de Gerald Clayton, de l’alto inspiré d’Immanuel Wilkins, du vibraphone lumineux de Joel Ross, de la batterie subtile de Kendrick Scott et de la contrebasse solide de Matt Brewer, le groupe déploie une musique collective d’une grande maturité.

Issu des sessions enregistrées pendant la tournée anniversaire de Blue Note, l’album rassemble six compositions originales des membres du groupe, chacune affirmant une voix singulière au sein d’un langage commun. Les thèmes s’articulent avec fluidité, entre tension maîtrisée, groove feutré et élans lyriques, laissant une large place à l’écoute et à l’interaction. Motion II ne cherche pas à reproduire un âge d’or : il en prolonge l’élan, avec une écriture moderne, vivante et profondément personnelle. Un disque collectif, ambitieux et naturellement ancré dans le présent du jazz.

Mark Sherman – Bop Contest

Avec Bop Contest, Mark Sherman signe un retour affirmé au vibraphone, son instrument de prédilection, entouré d’un casting d’exception. Pour ce 22ᵉ album en tant que leader, il réunit le contrebassiste mythique Ron Carter, le pianiste Donald Vega, le batteur Carl Allen, avec la participation du trompettiste Joe Magnarelli.

Le projet assume pleinement son ancrage bop, tout en conservant une élégance contemporaine. Les compositions originales de Sherman dialoguent naturellement avec des pièces choisies du répertoire, dans un esprit de jeu collectif fluide et sans démonstration excessive. Le vibraphone y déploie un lyrisme chantant, porté par une section rythmique d’une précision et d’une souplesse remarquables.

Enregistré dans un cadre chargé d’histoire, Bop Contest célèbre autant la tradition que le plaisir simple de faire sonner le jazz avec clarté, énergie et générosité.

 

Amaury Faye – Rust

Avec Rust, Amaury Faye signe un projet intensément incarné, nourri par l’énergie brute et l’héritage vivant de La Nouvelle-Orléans. Autour du pianiste français, le quartet réunit une rythmique de tout premier plan avec le batteur Herlin Riley et la contrebassiste Amina Scott, auxquels s’ajoute le saxophoniste ténor Julian Lee, voix montante du jazz américain.

La musique avance avec une tension organique permanente : grooves profonds, élans collectifs, mélodies ciselées et sens aigu du récit.

Les compositions évoquent un jazz urbain, terrien, imprégné de traditions mais résolument tourné vers le présent. Le jeu de Faye conjugue clarté rythmique, lyrisme et liberté, porté par une section rythmique d’une redoutable cohésion. Rust affirme une identité forte et personnelle, où l’intensité du groove sert une écriture exigeante et profondément vivante.

 

The Rag Messengers – Grand Boubousse

Avec Grand Boubousse, The Rag Messengers signent un hommage vivant et inspiré aux premières heures du jazz. Le trio formé par Ezequiel Celada (clarinette), Auguste Caron (piano) et Ophélie Luminati redonne toute sa modernité à une formule emblématique du jazz des années 1920–30.

Loin d’un exercice muséal, le groupe privilégie l’élan collectif, la précision rythmique et le plaisir du jeu. Le répertoire mêle pièces rares, clins d’œil aux pionniers et compositions originales qui jouent avec les codes sans jamais les figer. Swing, stride, ragtime et esprit New Orleans se croisent avec naturel, portés par une énergie communicative et un sens aigu de l’écoute.

Un album élégant, vif et profondément joyeux, qui rappelle que cette musique ancienne n’a rien perdu de sa fraîcheur.

 

 

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