Puisque ces mystères me dépassent…feignons d’en être l’organisateur*

Où va-t’on ?

On nous affirmait il y a encore peu, que nous avions le meilleur système de santé du monde et que nous avions la meilleur protection sociale.

Résultat, après 8 mois de cette crise sanitaire, on est toujours dans le flou le plus total. Un pas en avant, deux pas en arrière… Du « Les masques sont inutiles puisqu’on n’en a pas… » déclaration de la porte-parole du gouvernement au début de la crise, à « les tests sont impossibles car nous n’avons pas de bâtons assez longs pour mettre du coton au bout ! (sic), à aujourd’hui : testons à tout va. (certains se testeraient plusieurs fois par semaine !)

Et donc forcément les infectés par le Covid sont plus nombreux … Lapalice le savait déjà.

Et en effet, il semble que l’on va droit vers la saturation de nos services de Réa.

D’où La sanction immédiate et constante pour notre secteur d’activité.

Aucun cluster pourtant dans les concerts, clubs de jazz et festivals… Mais tout est fermé. Circulez, ou plutôt rentrez directement chez vous après le boulot et l’affluence dans les trains et les métros.

La seule réponse venue d’en haut ? Roselyne B…

Donc aucune solution ni mesure pour soulager les artistes et le secteur de la culture dans son ensemble.

Le jazz ? N’en parlons même pas…

Pourtant la culture dans son ensemble concerne tous les citoyens. 1 600 festivals de jazz tentent aujourd’hui de survivre, jusqu’à l’année prochaine.

En bout de chaîne, les médias souffrent encore davantage(**). Les magazines papiers que plus personne ne consulte ni n’achète plus, car ils n’ont pas su ou pu se renouveler – et que la tendance en ce domaine est générale – mais également les nouveaux médias qui avaient déjà du mal à trouver leur modèle économique, puisque sur le web, tout est gratuit**

Une part de nos problèmes n’est-elle pas que nous nous situons soit comme acteurs ou soit comme victimes. Soit j’agis, soit je subis. On donne des signaux ou on en reçoit. Il semble pourtant que le bon sens se situe souvent quelque part entre ces deux attitudes, entre action et réaction.  

On ne comprend plus : pourquoi a-t-on le droit de s’entasser dans les métros aux heures de pointe et pas dans sa voiture à 20kms de son domicile pour se promener en forêt ?

Pourquoi peut-on acheter un lecteur de Cds, mais pas de disques ? Une liseuse électronique, mais pas de livres ?

L’improvisation c’est bien… le jazz en est friand, mais un peu de cohérence, s’il vous plait !

Les improvisations, la quintessence du jazz : le moment parfait du dialogue à l’instant où l’on  ne sait plus qui envoie le signal et qui le reçoit. Mais c’est le cas aussi dans une discussion ou un dialogue, lorsqu’on ne peut pas vraiment dire à qui appartient l’idée qui a surgi à un moment, parce qu’elle est le produit de l’échange.

(Hartmut Rosa, sociologue et philosophe allemande, professeur à l’université d’Iena)

Couleurs jazz Media et Couleurs Jazz Radio continueront à défendre cette musique savante et populaire et ces artistes avec une énergie de tous les instants.

Retrouvez les podcasts de l’émission « La Couleurs Jazz Week » ou de « Ladies First »  là :

https://couleursjazz.fr/couleurs-jazz-radio-podcasts/

(*) Jean Cocteau

(**) aucune aide pour les media du web. Normal nos petits concurrents s’appellent FaceBook, Google…. 95% des recettes publicitaires mondiales, leurs sont octroyées directement.

 

Image header :Sumanley xulx de Pixabay

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