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Melody Gardot – Live in Europe

« Live in Europe », un double album de Mélody Gardot arrivée en 10 ans à peine, comme une étoile au firmament des rares chanteuses jazz populaires.

Cet album est comme un remerciement au public de ses concerts donnés dans les principales capitales d’Europe entre 2012 et 2016.

Des enregistrements « live » ponctuaient parfois ses albums, pour la première fois nous avons entre les oreilles un recueil de 17 de ses plus grands succès, entièrement live.

Une compilation en fait ? Bien sûr, et les compilations ont ceci de positif qu’elle permettent à la crème de remonter à la surface.

Puis dans ce cas, c’est un vrai travail d’orfèvre auquel s’est prêtée l’artiste elle-même : plus de 300 concerts ont été passés au peigne fin de l’oreille attentive de la chanteuse, qui cherchait évidemment la perfection, sans dit-elle ne jamais la trouver. Et c’est sans doute ce qui rend l’œuvre aussi saisissante, sa fragilité.

Une sorte d’introspection où chaque phrase, chaque son, aurait été analysé à la seule aune de l’émotion, de la sensibilité.

Puisque nous y sommes invités, bien volontiers nous partageons avec elle ses souvenirs, sa nostalgie. Sa musique s’y prête.

Mais évidemment, ce qui fait également parler et émeut dans les chaumières, c’est cette pochette « osée ». Car il faut oser tout de même ! …Poser dans cette tenue d’Ève, sans artifices, sans accessoires, devant un public absent d’une salle de concert. Rêve, phantasme, clin d’œil, coup de buzz ?

Sans doute un peu de tout ça. En tout cas, c’est à tous points de vues réussi : graphique, photographique, émotionnel. Toutes les couleurs et les courbes sont dans la nature – encore une affaire d’émotion – ce qui est mis en avant sur la couverture de l’album « Live in Europe »  cette nudité, qui est l’impression que ressent Melody Gardot quand elle se produit sur scène devant nous.

Victime d’un grave accident en 2003, percutée par une automobile, alors qu’elle roulait à vélo, la scène est l’espace où elle est a pu se relever, se révéler. Encore davantage que pour d’autres artistes peut-être, la scène est ce lieu où l’on se présente tel(le) que l’on est.

Ses premières apparitions en public se firent en chaise roulante, puis avec sa canne, devenue un accessoire de mode, au même titre que ses lunettes (elle souffre depuis son accident d’une hypersensibilité oculaire) ou encore son chapeau.

Après « Some Lessons – The Bedrooms Sessions », son premier EP sorti en 2008 avec des morceaux écrits durant son hospitalisation, Mélody Gardot a sorti « Worrisome Heart » en 2006, « My One and Only Thrill » en 2009.  C’est cet album qui d’ailleurs l’a révélée au grand public.

Puis  vint « The Absence », en 2012. Plus world music.  La chanteuse revient au jazz en 2015 avec « Currency Of Man ». En 2016 elle intervient sur « The Passion of Charlie Parker » où elle interprète « The King of 52nd Street ».

Ce double album live sorti chez Decca Records / Universal Music, pour les inconditionnels de la chanteuse et pour ceux qui seraient jusqu’alors passés à côté, sans l’écouter :

autopub 18 juin

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