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Marco Mezquida: « Ravel’s Dreams »

Marco Mezquida est actuellement l’un des musiciens de jazz les plus acclamés en Espagne et certainement considéré dans le monde entier comme un talent à ne pas manquer. Né à Minorque il y a 30 ans, il a déjà acquis une position privilégiée grâce à son travail acharné et son caractère caméléon. Professeur, compositeur, soliste, compagnon, il est polyvalent et perfectionniste, un fervent défenseur de l’auto-exploration et de l’autogestion de la musique. Son humilité vient comme une bénédiction, une brise d’air frais, alors qu’il sourit avec mille remerciements qui brillent dans ses yeux à chaque spectacle. 2017 se termine avec un Mezquida ayant participé à cinq albums: Sing, My Heart, Llunàtics, Conexión et Ravel’s Dreams. Ce dernier des cinq, avec le batteur Aleix Tobías et le violoncelliste Martín Meléndez, est une réinterprétation des pièces de Maurice Ravel avec des touches jazz, classiques et expérimentales qui ne resteront certainement pas sans commentaires.

“Mon objectif principal est d’embarquer l’auditoire, de le faire voyager”

Le voyage est certainement la conséquence inéluctable après l’écoute de ses deux derniers projets. Répondant à la commande de L’Auditori de Barcelone, le pianiste revisite plusieurs des pièces les plus célèbres de Maurice Ravel – risquant l’ire du fan du compositeur  identifiant le plus insignifiant sacrilège, comparant l’oeuvre originale

Pourtant rien de cela n’arrive. La musique de Ravel reste, son essence persiste, son pouvoir demeure, sensuel et élégant, fier et amer, avant-gardiste et classique à la fois. Ce sont les particularités avec lesquelles Mezquida joue tout au long de ses Ravel’s Dreams. S’additionnant au rythme et à la concentration indubitables de l’énergique violoncelle de Martín Meléndez et des percussions d’Aleix Tobías, ses arrangements atteignent un niveau où se mêlent textures, groove, discours, gémissements, rivières et couchers de soleil.

“C’est en tout cas un moyen de récupérer une pièce du répertoire classique de la plier dans un contexte plus moderne, où la partie onirique subsiste avec le côté populaire.”

Un album qui peut réconcilier et réjouir tous les publics, du fanatique de musique classique  à l’inconditionnel du jazz, comme n’importe quel mélomane curieux ou simplement humble auditeur.

Écoutons « Ravel’s Dreams« :

autopub 18 juin

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