Jazz & Gastronomie au Petit Journal Montparnasse – Episode 3

Nous vous relations en octobre dernier cette remarquable expérience Jazz & Gastronomie, initiée par André Robert du Petit journal Montparnasse, avec aux pianos : le chef Alain Pégouret  du restaurant « Laurent » et le créatif musicien franco–américain, Jacky Terrasson.

En cette fin d’année 2015, l’initiative originale était reconduite et réunissait (…en même temps que la tapageuse sortie de la Saga Star wars, épisode 7) deux stars cette fois-ci pacifiques, de la musique et de la gastronomie : Le Chef Philippe Renard, étoilé Michelin au Lutetia et une lumineuse étoile du Jazz actuel, Stéphane Belmondo.

Nous eûmes en plus de cette rare soirée qui s’annonçait, le privilège de partager la table de François Audouze, Président de l’Académie des Vins Anciens, qui avait apporté avec lui, deux champagnes millésimés d’exception.

Nous partageâmes Un Bollinger Grande année 1992, riche et puissant dans son bouquet d’arômes, qui ne se révéla vraiment, qu’en le dégustant avec  les Noix de Saint-Jacques d’Erquy, Marinées au Pamplemousse Rose, Tartare d’Algues Bretonnes aux Pois Gourmands.

St Jacques

Quelle gourmandise dans ce plat : originalité, fraîcheur et clin d’œil à l’art culinaire péruvien.

Joue de Boeuf

En deuxième mouvement de cette symphonie de saveurs : Joue de Veau Français au Thym, Céleri-Rave au Fenouil et à la Pomme Clocharde à la Truffe Noire. Une explosion de parfums, une riche palette d’épices parfaitement maîtrisées. Un plat assez inattendu et dont les saveurs se sont exprimées encore davantage, grâce au deuxième flacon d’exception, qu’offrit notre hôte : un Clos des Goisses  1992, de chez Philiponnat.

Clos des Goisses

Un style vineux unique. Un vin élevé en fûts, ce qui lui confère une grande complexité. Les raisins Pinot noir, sont issus du plus célèbre clos de la région, le plus pentu ! (45°), plein sud. 5, 5 hectares clos de murs : le vin d’un terroir unique.

Puis nous dégustâmes un Crumble d’Amende à l’Ananas et à la Poire Comice, Glace Vanille.

Crumble ananas

Le concert commença alors avec le trio d’exception de Stéphane Belmondo, dont nous avons déjà mentionné tout le talent et l’émotion qu’il soulève.

Un trio sans percussion, puisque constitué d’un des tous grands « guitar heroes » actuel : l’élégant Néerlandais, Jesse Van Ruller au phrasé délicat et particulier. La virtuosité n’est pourtant pas poussée au premier plan. Elle est là, simplement. Une façon personnelle d’alterner mediator virevoltant et doigts en arpèges, puis enchaînements hallucinants d’accords subtils… Dès les premières mesures, on ressent une connivence parfaite avec ses compagnons, le contrebassiste Thomas Bramerie, à la musicalité très fine, aux solos riches et variés, parfaitement ciselés. Et bien sûr le leader et initiateur du projet, Stéphane Belmondo qui, armé soit de son Bugle, soit de sa trompette, délivre un son unique, apaisé, nostalgique.

Jess Van Ruller

Le trio possède sa sonorité propre, reconnaissable instantanément !

Les rejoignit sur scène, le chanteur Tunisien Amin Bouker, (médecin la jpournée) chanteur au timbre singulier, qui apporta quelques touches de couleurs supplémentaires, ainsi que Mathilde, solide chanteuse Jazz, habituée du PJM, et révélée au grand public en 2015 par l’émission, The Voice.

A la sortie de l’album du trio ‘Love for Chet’ nous avions décerné à l’unanimité de la rédaction un « Hit Couleurs Jazz » . Presque une année plus tard, décidément, nous sommes encore davantage sous le charme de ce Jazz moderne et mélodieux.

Bravo au PJM pour ces initiatives qui encouragent le mélange des genres dans le respect et l’exigence de la qualité. Le Jazz n’est pas uniquement une musique, c’est un style !

savoir écouter...

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