Festival Jazz à St-Germain-des-Prés, Paris. 24 mai au 04 juin.

Faire revivre le Jazz à Saint-Germain-Des-Prés, quartier mythique, repère historique des jazzmen en Europe…

C’est le pari fou que se sont lancés Donatienne Hantin, Frédéric Charbaut et Joël Leroy (†) en créant en 2001 le Festival Jazz-à-Saint-Germain-Des-Prés Paris. Au fil des années, guidé par les valeurs humanistes de son association organisatrice l’Esprit Jazz, l’évènement s’est imposé comme un incontournable de la vie musicale parisienne.

A l’occasion de cette 18e édition, qui se tiendra du 24 mai au 4 juin 2018, le Festival rythmera la vie culturelle du 6e arrondissement en proposant, outre les soirées concerts, des animations musicales sur la place Saint-Germain-Des-Prés, des échanges avec les artistes au Café Les Editeurs ou encore des ateliers Jazz & Méditation au centre culturel du Lucernaire (une expérience sensorielle insolite, invitant à écouter la musique autrement). Engagé à promouvoir la scène Jazz émergente, le festival mettra également en valeur la nouvelle génération de musiciens à l’occasion de Jams sessions au Lucernaire ou du Tremplin Jeune Talents organisé au Sunset Sunside.

Côté concerts, Frédéric Charbaut dévoile une programmation audacieuse, un parti-pris artistique qui contribue à donner au festival parisien, l’un des très rares intramuros, toute son identité et sa singularité.

Le 24 mai, escale à Cuba pour une soirée évènement : Roberto Fonseca ouvrira le bal au Grand Amphithéâtre de l’université Panthéon-Assas. De retour en trio avec Yandy Martinez Gonzalez (contrebasse/basse électrique) et Raul Herrera Martinez (batterie), le pianiste cubain interprètera les titres de ses deux derniers albums « Yo » et « AbuC ».

Le 25 mai, toujours à l’université Panthéon-Assas, vous pourrez assister en première partie de soirée aux retrouvailles du trio Aïres d’Airelle Besson (trompette), Stéphane Kerecki (contrebasse) et Edouard Ferlet (piano), 8 ans après leur premier album Une rencontre originale et élégante entre Jazz et Baroque.

Le saxophoniste Emile Parisien prendra le relai et partagera l’énergie communicative de son projet « Sfumato », sacré « Sensation de l’année » aux Victoires du Jazz 2017, en deuxième partie de soirée. Il sera accompagné du quintet originel de l’album, auquel se joindront l’immense Michel Portal (clarinette) et les étoiles montantes de la scène française Vincent Peirani (accordéon) et Théo Ceccaldi (violon). Rien que ça !

Le 28 mai, le Jazz s’invite dans le somptueux amphithéâtre de la Sorbonne pour un concert hommage au célèbre compositeur américain Georges Gershwin. A l’occasion des 120 ans de sa naissance, le trio de Thomas Enhco et l’ensemble Appassionato dirigé par Mathieu Herzog célèbreront les grandes œuvres orchestrales de ce génie de la musique. Une création unique dans un lieu exceptionnel et inaccessible : la soirée promet d’être grandiose !

Le 29 Mai, à la Maison des Océans, Indra Rios-Moore, la chanteuse new-yorkaise résidante barcelonaise viendra interpréter des titres de son dernier album « Carry My Heart », aux émouvantes reprises de Gershwin, Duke Ellington ou encore Steely Dan. Une voix unique, des arrangements ciselés, soutenus par un quartet venu du Nord : Benjamin Trerup au saxophone, Søren Bigum à la guitare, Thomas Sejthen à la basse et Knuth Finsrud à la batterie.

Le 31 Mai, à la Maison des Océans, en première partie de soirée : Laurent de Wilde et Ray Lema. Un duo de pianos complices. Deux virtuoses à l’élégance musicale et aux parcours riches en couleurs. Leur album « Riddles » hit Couleurs Jazz est une pure beauté. Richesse des compositions aux influences colorées, joie de vivre et de jouer ensemble, de partager.

En deuxième partie de soirée : Laurent de Wilde revient cette fois en trio, pour interpréter des créations hommages à Monk, et tirées de son dernier album sorti fin 2017, « Prix du Disque français 2017 » décerné par l’Académie du Jazz. Il sera accompagné de Jérôme Regard à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie.

Le 1er juin, à la Maison des Océans, en première partie de soirée : Six-Ring Circus, Lauréat du Tremplin Jeunes Talents 2017. Cinq musiciens d’horizons différents, offrant un jazz contemporain aux influences clairement rock, originales et créatives. Couleurs Jazz avait participé à leur élection lors du tremplin talents émergents. Nous vous invitons à aller les découvrir à l’occasion de cette grande soirée. Célia Forestier : voix, Baptiste Ferrandis : guitare, Elie Dufour : piano, Alexandre Phalippon : basse et Elvire Jouve : batterie.

En seconde partie de soirée : Lars Danielsson Group revient au Festival (il avait présenté son Liberetto II en 2015). Il présentera cette année le troisième volet du projet, une musique profondément hypnotique, éclectique, lyrique, avec un grand sens du groove.

Lars Danielsson à la contrebasse, sera accompagné de leaders magnifiques : le batteur et percussionniste Magnus Öström (ex-E.S.T.), le guitariste John Parricelli et le talentueux pianiste français Grégory Privat.

Le 2 juin, à la Maison des Océans, Soirée Jazz au féminin. En première partie de soirée : Julie Erikssen, au swing inné et disposantd’une très belle technique. Le public la découvrit lors de l’émission « The Voice ».  Elle nous propose d’entrer dans son univers jazz élégant, autour de son album « Out Of Chaos » sorti en février dernier.

Julie Erikssen, voix. Tony Pelleman, piano. Pierre Perchaud, guitare. Viktor Nyberg, contrebasse. Donald Kontomanou, batterie.

En seconde partie de soirée : Camille Bertault, pour la sortie de son album « Pas de Géant », en référence au « Giant Steps » de Coltrane. La chanteuse nous propose un concert aux notes raffinées et aux paroles pleines de malice. Un univers déjanté à découvrir !

Camille Bertault, voix.  Fady Farah, piano. Stéphane Guillaume, saxophone. Christophe Minck, basse. Donald Kontomanou, batterie. Guests : Lynn Adib et Sofie Sorman, chœurs.

Le 4 Juin, au Théâtre de l’Odéon : Mélanie De Biasio, la chanteuse et flûtiste Belge viendra interpréter en clôture du Festival, les titres de son quatrième et dernier album « Lilies ». Une musique très personnelle, intime, originale, inclassable, attirant un public pas forcément jazz. Un timbre de voix assez unique, une vraie personnalité faite de sobriété et d’un certain détachement. Un univers unique, céleste, parfois murmurant, parfois jazz blues, parfois aux frontières de la pop psychédélique.

Melanie de Biasio, chant/flûte. Pascal Mohy, piano. Pascal Paulus, synthétiseurs vintages. Alberto Malo, batterie.

N’en déplaise à Guy Béart qui chantait en 1960 « Il n’y a plus d’après à Saint-Germain-Des-Prés », le festival nous prouve encore avec cette édition, que l’âme du Jazz continue (et continuera) de faire vibrer le quartier germanopratin.

Le détail des soirées et des tarifs est accessible directement sur le site du Festival.

 

My Funny Winter 19 Fev

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