{"id":9881,"date":"2018-11-25T17:30:36","date_gmt":"2018-11-25T16:30:36","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/?p=9881"},"modified":"2018-12-07T21:34:31","modified_gmt":"2018-12-07T20:34:31","slug":"tricia-evy-nouvel-album-usawa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/tricia-evy-nouvel-album-usawa\/","title":{"rendered":"Tricia Evy &#8211; \u00a0\u00bb Usawa \u00ab\u00a0"},"content":{"rendered":"<h3>J&rsquo;affirme ici, haut et fort, que Tricia Evy est une grande voix du Jazz \u2026 et comme elle le prouve avec la sortie de \u00ab\u00a0Usawa\u00a0\u00bb, elle est \u00e9galement une grande voix de la biguine.<\/h3>\n<h3>MAIS\u00a0!<\/h3>\n<p>La r\u00e9duire en un formidable organe vocal, aussi beau et talentueux soit-il, serait simpliste.<\/p>\n<p>C\u2019est bien le crit\u00e8re majeur \u00e0 <em>The Voice,<\/em> non\u00a0?<\/p>\n<p>Comme me le confiait l\u2019autre soir, Leo Rondon, illustre et prodigieux quatriste V\u00e9n\u00e9zuelien, \u00ab\u00a0Tricia poss\u00e8de une incroyable musicalit\u00e9 en elle\u00a0\u00bb. Une sorte de 6\u00e8me sens musical. Vous voyez de quoi je parle\u00a0?<\/p>\n<p>C\u2019est entendu\u00a0: le timbre, la douceur, le scat, les murmures, le rauque qui \u00e9voque le Louis Armstong des grands soirs. Tout est l\u00e0 : technique parfaite, sens du spectacle, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, humour. Un formidable transmetteur d\u2019\u00e9motions.<\/p>\n<p>Mais Tricia poss\u00e8de tant d\u2019autres qualit\u00e9s que je d\u00e9couvre \u00e0 chacune de nos rencontres, lors d\u2019une conversation t\u00e9l\u00e9phon\u00e9e, lors d\u2019un concert dans lequel elle interpr\u00e8te Brassens comme personne (et croyez-moi, je suis un profond connaisseur de Georges).<\/p>\n<p>Elle a des m\u00e9lodies \u00e0 chanter et autant d&rsquo;id\u00e9es \u00e0 exprimer ; autant de combats \u00e0 mener avec une profonde conscience, vive et claire.<\/p>\n<p>Elle n\u2019est pas seulement une chanteuse, mais une personne toute enti\u00e8re engag\u00e9e, ce qui n\u2019est pas la m\u00eame chose. La condition des femmes, la condition des noirs encore aujourd\u2019hui, l\u2019esclavagisme pas si ancien, notre soci\u00e9t\u00e9, notre plan\u00e8te, mais \u00e9galement la litt\u00e9rature, les p\u00e9pites de la vie, les raisons de rire ensemble\u2026<\/p>\n<p>\u00c0 cette occasion, \u00e9coutez l\u2019interview qu\u2019elle donna \u00e0 Couleurs Jazz r\u00e9cemment\u00a0:<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/JbRj_U_KFsw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Usawa\u00a0<\/em>\u00bb, l\u2019\u00e9quilibre en swahili. Certes, c\u2019est l\u2019\u00e9quilibre entre les inspirations de cet album, entre biguine et jazz donc. Une fa\u00e7on joyeuse d\u2019affirmer ses origines guadeloup\u00e9enne et martiniquaise, en interpr\u00e9tant les plus subtiles m\u00e9lodies de ces deux \u00eeles, pour la plupart inconnues de notre monde parisien. Un v\u00e9ritable enchantement\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Moin ka senti an Love<\/em>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Jou <em>Ouv\u00e8\u00a0<\/em>\u00bb, \u00ab\u00a0<em>Doudou pas gentille<\/em>\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n<p>Le jazz et la biguine n&rsquo;ont ils pas une histoire commune, intimement li\u00e9e \u00e0 l\u2019Histoire du peuple noir.<\/p>\n<p>Un ravissement\u00a0!<\/p>\n<p>Aussi, la reprise de standards du patrimoine du jazz\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Take the A Train\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Thrill is Gone\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0On the Sunny side of the Street\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0est davantage une r\u00e9appropriation pour mieux nous faire red\u00e9couvrir ces joyaux. Gr\u00e2ce \u00e0 ses qualit\u00e9s d\u2019arrangeuse, qu\u2019elle dispute aux talents de son complice en la mati\u00e8re, David Fackeure\u00a0; elle insiste sur ce point\u00a0: qu\u2019\u00e0 C\u00e9sar, son \u0153uvre soit rendue\u00a0! Ces standards sont une nouvelle \u0153uvre \u00e0 part enti\u00e8re. \u00a0Elle nous donne \u00e0 aimer une fois encore, ces m\u00e9lodies qui sont autant de madeleines de Proust.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/rzd-qmesSJU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>C\u2019est bien l\u00e0 le charme et le suc du jazz, non\u00a0? \u00a0Arranger et r\u00e9interpr\u00e9ter toutes sortes de musiques\u00a0pour notre plus grand enchantement. Et c\u2019est d\u2019ailleurs souvent dans l\u2019interpr\u00e9tation de standards que l\u2019on peut comparer, juger de la qualit\u00e9 d\u2019un artiste de Jazz en tant qu\u2019arrangeur et interpr\u00e8te.<\/p>\n<p>Nous sommes l\u00e0, en ce domaine, servis\u00a0! D\u2019abord par Tricia elle-m\u00eame, puis par <em>son fr\u00e8re, son ami<\/em> comme elle le qualifie\u00a0: <strong>David Fackeure<\/strong> au piano.<\/p>\n<p>Quelle complicit\u00e9, quel interplay, quelles connivences\u00a0! Cela se ressent, autant sur sc\u00e8ne qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9coute attentive de l\u2019album.<\/p>\n<p>Avec ces deux protagonistes, s\u2019invitent sur plusieurs titres, <strong>Pierre Boussaguet<\/strong> \u00e0 la contrebasse, particuli\u00e8rement inspir\u00e9 et le violoncelliste classique \u2013 le professeur de Tricia au conservatoire &#8211; <strong>Michael Tafforeau<\/strong>, expert passionn\u00e9 des musiques de chambre. Les timbres proches du violoncelle et de la voix entrent en symbiose en particulier dans \u201c<em>Golden Earings<\/em>\u201d.<\/p>\n<p>L&rsquo;album se termine par un nostalgique choro-bossa \u00a0\u00ab\u00a0<em>Falando de Amor<\/em>\u00a0\u00bb d&rsquo;Antonio Carlos Jobim, qui donne envie de tomber illico amoureux et nous d\u00e9voile la 3\u00e8me source d&rsquo;influence de Tricia&#8230;<\/p>\n<p>Il est peut \u00eatre dans ce triangle, Jazz, biguine, bossa, le secret de l&rsquo;\u00e9quilibre ?<\/p>\n<div id=\"attachment_9884\" style=\"width: 910px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Tricia-JzzM.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-9884\" class=\"size-full wp-image-9884\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Tricia-JzzM.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"591\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Tricia-JzzM.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Tricia-JzzM-300x197.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Tricia-JzzM-768x504.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-9884\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Photo Patrick Martineau JzzM pour Couleurs Jazz<\/p><\/div>\n<p>Pour citer Roland Farjon, son attach\u00e9 de presse :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tricia poss\u00e8de ce don voluptueux, cette capacit\u00e9 d\u2019infl\u00e9chir et d\u2019habiter la voix qui fait\u00a0savourer avec d\u00e9lice l\u2019instant fugitif o\u00f9 l\u2019on per\u00e7oit la pr\u00e9sence invisible d\u2019un bonheur tout\u00a0proche. Dans ses improvisations en scat, elle nous offre le plaisir de se fondre dans la\u00a0m\u00e9lodie pour devenir elle-m\u00eame m\u00e9lodie de tout son \u00eatre. Le chant de Tricia Evy apporte ce\u00a0baume apaisant, r\u00e9confortant, charg\u00e9 d\u2019espoir, que notre monde d\u00e9sempar\u00e9 appelle de\u00a0toutes ses forces. Je crois retrouver dans son jeu, dans son expression, les accents de\u00a0sinc\u00e9rit\u00e9 ultime, la d\u00e9chirante nudit\u00e9 d\u2019\u00e2me \u00e0 fleur de peau qui faisaient la signature de\u00a0Nina Simone, inoubliable pr\u00eatresse de la Soul\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un message aux labels, aux tourneurs, aux programmateurs, aux directeurs artistiques de festivals de jazz\u00a0: avant que Tricia Evy n&rsquo;ait rejoint les \u00e9toiles&#8230; Invitez-l\u00e0, maintenant\u00a0!<\/p>\n<p>Votre public nombreux vous le rendra et vous louera.<\/p>\n<p>Ce troisi\u00e8me album de Tricia Evy est un petit bijou d\u2019\u00e9motion et de couleurs. Il est peut-\u00eatre un mod\u00e8le d\u2019\u00e9quilibre (<em>Usawa)<\/em>, il a pourtant fait chavirer le marin que je suis\u00a0!<\/p>\n<p>Avant de vous pr\u00e9cipiter \u00e0 son prochain concert de sortie d\u2019album que nous ne manquerons pas de mentionner, ou chez le disquaire de votre quartier, Couleurs Jazz vous offre une (ou plusieurs) \u00e9coute int\u00e9grale enthousiaste\u00a0:<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" style=\"width: 100%;\" src=\"https:\/\/play.soundsgood.co\/embed\/5abd06cf739362fc10ce354a?\" width=\"100%\" height=\"850\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/pan-piper.com\/live\/events\/tricia-evy-usawa\/\"><strong>Concert de Sortie de l&rsquo;album au Pan Piper le 3\/12\/2018<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;affirme ici, haut et fort, que Tricia Evy est une grande voix du Jazz \u2026 et comme elle le prouve avec la sortie de \u00ab\u00a0Usawa\u00a0\u00bb, elle est \u00e9galement une grande&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":66,"featured_media":9883,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[70,202,969],"tags":[1388,2344],"class_list":{"0":"post-9881","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-a-la-une","8":"category-dans-les-bacs","9":"category-hits-couleurs-jazz","10":"tag-tricia-evy","11":"tag-usawa"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9881","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/66"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9881"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9881\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9883"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9881"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9881"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9881"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}