{"id":942,"date":"2014-08-20T20:01:34","date_gmt":"2014-08-20T19:01:34","guid":{"rendered":"http:\/\/couleursjazz.fr\/?p=942"},"modified":"2014-08-20T20:01:34","modified_gmt":"2014-08-20T19:01:34","slug":"mon-marciac-par-gerard-jouanny","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/mon-marciac-par-gerard-jouanny\/","title":{"rendered":"&quot;Mon Marciac&quot; par G\u00e9rard Jouany"},"content":{"rendered":"<h3>Le 37<sup>\u00e8me<\/sup> festival de jazz de Marciac a ferm\u00e9 ses portes dimanche soir. Pendant trois semaines, 250 000 personnes ont assist\u00e9 \u00e0 une multitude de concerts r\u00e9unissant ce que l\u2019on fait de mieux dans le domaine. G\u00e9rard Jouany nous raconte son festival.<\/h3>\n<p>&#8212;<\/p>\n<p>Une semaine \u00e0 Marciac, c&rsquo;est toujours un grand bonheur. Cette ann\u00e9e, j&rsquo;ai d\u00fb cependant d\u00e9chanter par deux fois pour le premier et le dernier concert auxquels j&rsquo;ai assist\u00e9. D&rsquo;abord Herbie Hancock et Wayne Shorter, apparemment un bin\u00f4me de g\u00e9nie. Le pianiste et le saxophoniste, deux g\u00e9ants du jazz pourtant, se sont lanc\u00e9 dans de molles improvisations, Herbie jouant souvent seul tandis qu&rsquo;\u00e0 plusieurs reprises Wayne portait le saxo \u00e0 ses l\u00e8vres d&rsquo;o\u00f9 il ne sortait aucun son, laissant une impression de panne d&rsquo;instrument. On a bien compris que ces deux-l\u00e0 voulaient dialoguer sur sc\u00e8ne en direct mais le courant ne passait pas. Pas ce soir-l\u00e0. \u00c0 un jeune spectateur d\u00e9\u00e7u qui a cri\u00e9 \u00ab\u00a0Surprenez-moi\u00a0!\u00a0\u00bb, Herbie Hancock a r\u00e9pondu hautain\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis l\u00e0 pour explorer de nouvelles formes de musique et personne ne m&rsquo;en emp\u00eachera\u00a0\u00bb. Une prestation \u00e0 mon sens rat\u00e9e. Heureusement la seconde partie a sauv\u00e9 ma soir\u00e9e. Chick Corea ne s\u2019embarrasse pas de phras\u00e9 compliqu\u00e9. Il joue, il fonce et Stanley Clarke, le contrebassiste secoue tellement son instrument qu&rsquo;un batteur serait superflu.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maxresdefault.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-946\" src=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maxresdefault.jpg\" alt=\"maxresdefault\" width=\"660\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maxresdefault.jpg 660w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maxresdefault-300x182.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le lendemain c&rsquo;est LA r\u00e9v\u00e9lation du festival pour moi\u00a0: Christian Scott. Ce gamin de trente ans est n\u00e9 \u00e0 la Nouvelle Orl\u00e9ans. Il aurait pu nous jouer \u00ab\u00a0Petite fleur\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0 Dans les rues d&rsquo;Antibes\u00a0\u00bb, je ne critique pas le public de Sydney Bechett, mais avec Scott c&rsquo;est un revival complet qui nous est pr\u00e9sent\u00e9 sous le grand chapiteau o\u00f9 6 000 spectateurs applaudissent \u00e0 tout rompre. Avec sa dr\u00f4le de trompette, entre bugle et cornet, le jeune Christian nous pr\u00e9sente ce qu&rsquo;il appelle la \u00ab\u00a0stretch music\u00a0\u00bb, on pourrait l&rsquo;appeler aussi hybride tant le musicien se moque des cat\u00e9gories. Hip hop, soul, black rock, il souffle comme un poss\u00e9d\u00e9 dans son instrument. Du jazz bien vivant jou\u00e9 par une formation qui a moins de trente ans. Courez l&rsquo;\u00e9couter partout o\u00f9 il se produit. Cette soir\u00e9e du 30 juillet restera m\u00e9morable puisqu&rsquo;apr\u00e8s Christian Scott, est mont\u00e9 sur sc\u00e8ne le grand Ibrahim Maalouf. Le jeune homme a re\u00e7u cette ann\u00e9e une Victoire de la Musique pour le meilleur album de musique du monde (<i>world<\/i>). Je me suis demand\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;avait pas pris la grosse t\u00eate. Une intro tonitruante, genre arriv\u00e9e des lions dans un peplum, alors que les projecteurs balayaient la sc\u00e8ne. On s&rsquo;est dit, c&rsquo;est <i>too much<\/i>. Mais pas du tout, Ibrahim \u00e9tait cach\u00e9 avec ses trois trompettistes derri\u00e8re un rideau de lumi\u00e8re et il a attaqu\u00e9 franchement le plus beau morceau\u00a0de son dernier album \u00ab\u00a0Illusions\u00a0\u00bb. Tant\u00f4t onirique, tant\u00f4t volcanique, toujours inventif et sensible, il n&rsquo;oublie pas qu&rsquo;il est n\u00e9 \u00e0 Beyrouth. Il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 adopter les rythmes de la musique arabe. D\u00e9licieuse touche orientale avec sa trompette \u00e0 quarts de ton, une invention de son papa (cf. Couleurs Jazz N\u00b01). Ibrahim Maalouf est une vraie star qui fait conna\u00eetre le jazz \u00e0 un public bien plus vaste qu\u2019\u00e0 l\u2019ordinaire.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maalouf-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-945\" src=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maalouf-2.jpg\" alt=\"maalouf-2\" width=\"660\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maalouf-2.jpg 660w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/maalouf-2-300x182.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le lendemain nous sommes all\u00e9s comme au p\u00e8lerinage \u00e9couter le Buena Vista Social Club. Impossible de manquer leur prestation qui, dit-on, est un <i>Adios tour<\/i>. Les seize Cubains \u00e9migr\u00e9s de longue date \u00e0 Miami font toujours le job gr\u00e2ce au chanteur-guitariste Eliades Ochoa. Nostalgie avec la pr\u00e9sence de la grande chanteuse Omara Portuondo qui fait partie de l&rsquo;orchestre depuis pr\u00e8s de soixante dix ans. Sa succession semble assur\u00e9e avec Idiana Vald\u00e9s, \u0153il de braise, formes opulentes dans une robe noire tr\u00e8s, tr\u00e8s serr\u00e9e et qui bouge comme personne\u00a0! En la voyant on donnerait bien quelques jours de repos \u00e0 Omara.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/1280x720-Ntl.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-943\" src=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/1280x720-Ntl.jpg\" alt=\"1280x720-Ntl\" width=\"660\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/1280x720-Ntl.jpg 660w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/1280x720-Ntl-300x182.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Vendredi 1er ao\u00fbt, trois filles se pr\u00e9sentent sous le chapiteau du festival, toujours install\u00e9 sur le terrain du \u00ab\u00a0rugueuby\u00a0\u00bb\u00a0: Virginie T\u00e9chiney, Youn Sun Nah et Eliane Elias. Alors que Virginie entame son cinqui\u00e8me morceau, Julien Delli Fiori (ancien directeur de Fip) entre en sc\u00e8ne et demande aux 6 000 personnes d&rsquo;\u00e9vacuer le chapiteau, M\u00e9t\u00e9o France ayant lanc\u00e9 une alerte s\u00e9rieuse aux orages. Le plan s&rsquo;applique sans que les spectateurs sachent bien o\u00f9 aller se r\u00e9fugier. Je trouve un abri dans l&rsquo;Algeco de La D\u00e9p\u00eache, et \u00e7a tonne et \u00e7a pleut. Apr\u00e8s une heure d&rsquo;interruption, retour sous le chapiteau pour trouver au micro Monsieur le Pr\u00e9fet qui ach\u00e8ve de diriger les op\u00e9rations et semble prendre go\u00fbt \u00e0 la sc\u00e8ne. Les voitures avec haut-parleur parcourent les rues de Marciac et ram\u00e8nent les spectateurs vers le chapiteau. Nous assistons au savoir-faire des intermittents qui en dix minutes installent l&rsquo;orchestre de Youn Sun Nah. La star cor\u00e9enne invite Virginie T\u00e9chiney, qui a d\u00fb \u00e9courter son tour de chant, \u00e0 chanter avec elle une derni\u00e8re chanson pour la route. Youn nous fait encore un magnifique num\u00e9ro avec sa voix extraordinaire, elle qui peut tout chanter, du jazz, du rock, de la pop, du folk, de la chanson fran\u00e7aise jusqu\u2019\u00e0 un petit air de musique traditionnelle cor\u00e9enne. Dans son quartet, autre r\u00e9v\u00e9lation de ce 37\u00e8 festival de jazz \u00e0 Marciac, Vincent Peirani, l&rsquo;accord\u00e9oniste et victoire du jazz 2014. Un grand escogriffe qui arrive pieds nus sur sc\u00e8ne. Avec Youn, ils tiennent tous les deux une longue et po\u00e9tique conversation musicale. Nous retrouvons l&rsquo;ami Vincent le lendemain aux c\u00f4t\u00e9s de Daniel Humair, le batteur. Ce dernier a comme on dit de l&rsquo;exp\u00e9rience puisqu&rsquo;il joue du jazz depuis la fin des ann\u00e9es cinquante. Voil\u00e0 qu&rsquo;il annonce le titre de son dernier album \u00ab\u00a0I am free\u00a0\u00bb. Le ton est donn\u00e9, nous sommes saisis en \u00e9coutant un nouveau dialogue musical avec l&rsquo;accord\u00e9on de Vincent Peirani et le tout jeune saxo-soprano \u00c9mile Parisien, autre victoire du jazz et originaire de Marciac\u00a0! Dans une \u00e9tonnante danse, il tourne autour de son instrument. L\u2019accord\u00e9oniste fou, toujours pieds nus, lui r\u00e9pond encha\u00eenant des sons inhabituels pour un accord\u00e9on, tapant sur la coque de son instrument, encha\u00eenant un air de musette qui fait exploser de joie le public. Humair derri\u00e8re sa batterie dirige, propulse, digresse. C&rsquo;est bien lui le patron et il ne s&rsquo;est pas tromp\u00e9 en recrutant Vincent et Emile (l\u2019album \u00ab\u00a0Belle \u00c9poque\u00a0\u00bb, HIT Couleurs Jazz, c\u2019est eux\u00a0!). Daniel you are really free et c\u2019est formidable.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2014-08-20-a\u0300-10.06.46.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-944\" src=\"http:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2014-08-20-a\u0300-10.06.46.png\" alt=\"Capture d\u2019e\u0301cran 2014-08-20 a\u0300 10.06.46\" width=\"660\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2014-08-20-a\u0300-10.06.46.png 660w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2014-08-20-a\u0300-10.06.46-300x182.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Puis\u00a0 Didier Lockwood a choisi Marciac pour f\u00eater ses quarante ans de carri\u00e8re. B\u00e9ret et tablier des viticulteurs des c\u00f4tes de Saint Mont (14\u00b0!), il encha\u00eene avec \u00ab\u00a0Un jour mon prince viendra\u00a0\u00bb accompagn\u00e9 par les \u00e9l\u00e8ves du conservatoire de Toulouse. J&rsquo;ai retenu le regard sid\u00e9r\u00e9 des jeunes violonistes suivant des yeux les moindres mouvements du ma\u00eetre Didier. Ma semaine \u00e0 Marciac s\u2019est cl\u00f4tur\u00e9e avec The Kenny Garrett Quintet, ses sons tortur\u00e9s, la douleur sur les visages de ses musiciens qui jouent jusqu&rsquo;au bout de leurs forces, qui ne s&rsquo;adressent pas au public, lui tournent m\u00eame le dos et semblent dans la souffrance jouer pour eux-m\u00eames. C&rsquo;est ma deuxi\u00e8me d\u00e9ception. Cette prestation avait un cot\u00e9 communautariste affirm\u00e9.<\/p>\n<p>En tout cas apr\u00e8s une semaine \u00e0 me coucher \u00e0 deux heures tous les matins pour la bonne cause, je constate que le jazz est en train d&rsquo;\u00e9voluer \u00e0 pas de g\u00e9ants vers une musique totale, globale. En reprenant l&rsquo;avion pour rentrer chez moi, je me disais que Marsalis n&rsquo;avait qu&rsquo;\u00e0 bien se tenir avec son accord\u00e9oniste old style, Richard Galliano. Mais quelques jours plus tard, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 rassur\u00e9 en \u00e9coutant France-Inter, Marsalis n&rsquo;a pas perdu la main, il a m\u00eame cr\u00e9\u00e9 deux fabuleux morceaux \u00ab\u00a0Armagnac blues\u00a0\u00bb (45\u00b0!) et \u00ab\u00a0Jean-Louis is everywhere\u00a0\u00bb&#8230; Hommage \u00e0 Jean-Louis Guilhaumon, l&rsquo;instit&rsquo; qui aimait le jazz et qui a su faire de la petite localit\u00e9 du Gers un centre mondial du jazz. Jean-Louis n&rsquo;est pas peu fier d&rsquo;avoir dix restaurants ouverts en permanence \u00e0 Marciac et de proposer cinquante spectacles d&rsquo;ici l&rsquo;\u00e9dition 2015 du festival. Tr\u00e8s fier \u00e9galement de nous expliquer que le jazz sera pr\u00e9sent d\u00e8s l&rsquo;\u00e9cole \u00e9l\u00e9mentaire (CM1 et CM2) \u00e0 la rentr\u00e9e prochaine, gr\u00e2ce \u00e0 un accord qu&rsquo;il a sign\u00e9 avec la fondation Total. Pour lui \u00ab\u00a0un festival pour \u00eatre bon ne doit pas se contenter d&rsquo;une succession de bons\u00a0 concerts\u00a0\u00bb. Bien vu Jean-Louis et \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e prochaine, chez vous \u00e0 Marciac\u00a0!<\/p>\n<h5>G\u00e9rard Jouany<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 37\u00e8me festival de jazz de Marciac a ferm\u00e9 ses portes dimanche soir. Pendant trois semaines, 250 000 personnes ont assist\u00e9 \u00e0 une multitude de concerts r\u00e9unissant ce que l\u2019on&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":978,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[793],"tags":[2624,2614,2634,2635,2617,2636,2637,2638,2639,2622,2640],"class_list":{"0":"post-942","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-news","8":"tag-christian-scott-2","9":"tag-concert-2","10":"tag-daniel-humair-2","11":"tag-emile-parisien-2","12":"tag-herbie-hancock-2","13":"tag-ibrahim-maalouf-2","14":"tag-jazz-in-marciac-2","15":"tag-live-2","16":"tag-vincent-peirani-2","17":"tag-wayne-shorter-2","18":"tag-you-sun-nah-2"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=942"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/942\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/978"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=942"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=942"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}