{"id":5776,"date":"2016-08-18T21:26:09","date_gmt":"2016-08-18T20:26:09","guid":{"rendered":"http:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/?p=5776"},"modified":"2016-08-18T21:38:21","modified_gmt":"2016-08-18T20:38:21","slug":"jazz-in-marciac-2016-mes-11-jours-de-folie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/jazz-in-marciac-2016-mes-11-jours-de-folie\/","title":{"rendered":"Jazz in Marciac 2016, mes 11 jours de folie&#8230;"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #333333;\">Cette ann\u00e9e encore pour Couleurs Jazz, et depuis 11 ans, je me rends chaque \u00e9t\u00e9 au plus long festival de jazz au monde.<\/span><\/h3>\n<p><em>Jazz in Marciac<\/em> ne conna\u00eet pas la crise\u00a0: il a battu cette ann\u00e9e son record de fr\u00e9quentation avec 260 000 personnes qui ont donn\u00e9 de la vie \u00e0 cette petite bourgade de 1350 habitants. Je voulais vous livrer ici mon journal de bord.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Vendredi 29 juillet<\/span>&#8230; Marciac est m\u00e9connaissable. La soir\u00e9e inaugurale.<\/span><\/h2>\n<p>Nous arrivons \u00e0 l&rsquo;heure en avion \u00e0 Toulouse. La compagnie <em>Hop\u00a0!<\/em> pourtant filiale d&rsquo;Air France a eu la bonne id\u00e9e de ne pas se mettre en gr\u00e8ve. Direction Marciac, par la route des cr\u00eates. Mon Dieu que le Gers est beau\u00a0! Le petit village gascon se profile \u00e0 l&rsquo;horizon mais, surprise en arrivant, le village a chang\u00e9. Un h\u00e9lico de la gendarmerie vole au-dessus des toits. De jeunes militaires patrouillent par 4, arme et casque lourd accroch\u00e9 au paquetage. Bernard Cazeneuve est l\u00e0\u00a0: il est venu lancer le festival avec la ministre de la Culture Audrey Azoulay. D&rsquo;\u00e9normes blocs de b\u00e9ton barrent certaines rues, au cas o\u00f9, pour emp\u00eacher un camion de foncer dans la foule. Tr\u00e8s vite les ministres sont repartis et nous nous sommes habitu\u00e9s au nouveau visage de Marciac par temps d&rsquo;attentat.<\/p>\n<p>La soir\u00e9e inaugurale\u00a0: ouverture par le g\u00e9nial et bavard <strong>Christian Scott<\/strong>, avec\u00a0 sa sirenette, un m\u00e9lange de trompette, de bugle et de cornet. Comme on dit il fait le job et nous explique longuement que le vivre ensemble est n\u00e9cessaire. D&rsquo;ailleurs c&rsquo;est ce qu&rsquo;il explique \u00e0 ses enfants.<br \/>\nVient ensuite <strong>Diana Krall<\/strong>, la blonde canadienne. Plut\u00f4t triste, au point de devenir ennuyeuse. Elle livre, sans enthousiasme, un concert l\u00e9ch\u00e9 genre \u00ab\u00a0un dimanche apr\u00e8s-midi au casino de Bagnoles de l&rsquo;Orne\u00a0\u00bb. Madame Krall, faites attention, le jazz est en train de changer\u00a0!<\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Samedi 30 juillet<\/span>&#8230; Une formidable d\u00e9couverte, le tandem Yaron Herman pianiste et le fameux Matthieu Chedid.<\/span><\/h2>\n<p>C&rsquo;est incontestablement la 1\u00e8re grande d\u00e9couverte de ce Jazz in Marciac 2016, <strong>Panam Panic<\/strong>, ils sont cinq, emmen\u00e9s par <strong>Julien Alour<\/strong>, jeune homme au cr\u00e2ne ras\u00e9, terriblement bien dans sa peau, m\u00eame \u00e0 Marciac o\u00f9 il a eu acc\u00e8s tout de suite au grand chapiteau, sans passer par la petite salle de concert, l<em>&lsquo;Astrada<\/em>. Ces cinq jeunes gens se sont faits sur Facebook et ils auto-produisent leur premier CD. Panam Panic a fait se lever la plupart des 6 000 spectateurs pr\u00e9sents qui sont venus danser au pied de la sc\u00e8ne. Commentaire de Julien Adour\u00a0: \u00ab\u00a0vous \u00eates vraiment tous sympas, que fait-on pour terminer la soir\u00e9e\u00a0? On va boire des coups et on va kiffer\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/QsfqjI2JxJk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>M\u00eame mouvement de foule pour le 2<sup>nd<\/sup> concert\u00a0: le pianiste <strong>Yaron Herman<\/strong> attaque genre classique, avec des morceaux qui traduisent de toute \u00e9vidence la difficult\u00e9 d&rsquo;\u00eatre Isra\u00e9lien. Mais il change compl\u00e8tement quand arrive son invit\u00e9 \u00ab\u00a0<strong><em>M<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb, <strong>Matthieu Chedid<\/strong>, qui admet d&rsquo;entr\u00e9e qu&rsquo;il n&rsquo;est pas musicien de jazz et qui remercie ses amis jazzmen de l&rsquo;avoir invit\u00e9. <strong>M<\/strong> attaque son premier morceau en faisant glisser son archer sur sa guitare \u00e9lectrique. Pourquoi pas ? &#8230;Puisque le son est bon. Ensuite reefs infernaux nous rappelant Jimmy Hendrix<\/p>\n<p>Sur sc\u00e8ne \u00e9galement, <strong>Emile Parisien<\/strong>, saxophoniste form\u00e9 au lyc\u00e9e de Marciac. Enchantement du public jusqu&rsquo;\u00e0 une heure avanc\u00e9e de la nuit. \u00c0 n&rsquo;en pas douter, une soir\u00e9e-\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/B08SkTmEEK4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Dimanche 31 juillet<\/span>&#8230; Deux d\u00e9couvertes : Gogo Penguin et Snarky Puppy.<\/span><\/h2>\n<p><strong>\u00a0Chris Illingworth <\/strong>de<strong> Gogo Penguin<\/strong>, n\u00e9 \u00e0 Manchester, se fait conna\u00eetre lors de sa participation au Mercury Price, le Goncourt de la musique Outre-Manche avec <strong>Nick Blacka <\/strong>et<strong> Rob Turner<\/strong> \u00e0 la batterie, ils tiennent la sc\u00e8ne sans probl\u00e8me pendant une heure et demie.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me partie, <strong>Snarky Puppy<\/strong> (en fran\u00e7ais chiot narquois)\u00a0: onze sur sc\u00e8ne, nous sommes loin des habituels trios. Le groupe venu de New-York pour jouer de tout, jazz bien s\u00fbr mais aussi rock, pop, gospel blues, hip hop. Un malheur, gr\u00e2ce \u00e0 leurs solistes au top niveau. Ne manquez pas le \u00ab\u00a0Chiot Narquois\u00a0\u00bb si vous passez par New-York.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/gTb_3ISURx8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\">Lundi 1er ao\u00fbt&#8230; St\u00e9phane Belmondo et Ibrahim Maalouf<\/span><\/h2>\n<p>Soir\u00e9e trompette avec <strong>St\u00e9phane Belmondo<\/strong> qui joue son hommage \u00e0 Chet Baker, l&rsquo;inventeur du cool jazz qu&rsquo;il avait rencontr\u00e9 en 1987 au New Morning, disparu un an plus tard. Avec ses 2 complices <strong>Thomas Bramerie<\/strong> bassiste et <strong>Jess Van Ruller<\/strong> \u00e0 la guitare, St\u00e9phane assure, laissant flotter dans l&rsquo;immense chapiteau un son parfaitement pur.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me trompette\u00a0: d\u00e8s le d\u00e9but, <strong>Ibrahim Maalouf<\/strong> brouille les pistes en jouant du piano qu&rsquo;il ma\u00eetrise parfaitement. Il s&#8217;empare du micro et transforme la salle en un gigantesque happening, demandant au public de chanter et de danser encore et encore. Il f\u00eate \u00e0 Marciac ses 10 ans de Live et l&rsquo;un de ses derniers albums \u00ab\u00a0Red and Black Light\u00a0\u00bb. Un hommage aux femmes, notamment \u00e0 celles de sa famille qui ont su pr\u00e9server le lien entre tous ses membres, dispers\u00e9s dans le monde entier, lors de la guerre civile au Liban. Ibrahim qu&rsquo;on peut \u00e9couter partout en France cet \u00e9t\u00e9 et qui ach\u00e8vera son parcours le 14 d\u00e9cembre \u00e0 Bercy. Merci \u00e0 lui pour cette merveilleuse soir\u00e9e.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Mardi 2 ao\u00fbt<\/span>&#8230; John Scofield et John McLaughlin<\/span><\/h2>\n<p>C&rsquo;est encore un trio\u00a0: <strong>Steve Swallow<\/strong> \u00e0 la basse et <strong>Bill Stewart<\/strong> \u00e0 la batterie entourent le ma\u00eetre <strong>John Scofield<\/strong> \u00e0 la guitare. Ces derniers recherchent aussi de nouvelles formes de jazz, ils nous enchantent en interpr\u00e9tant des th\u00e8mes tr\u00e8s m\u00e9lodiques inspir\u00e9s par la fr\u00e9quentation des grands du jazz comme Charlie Mingus ou Miles Davis. Quant \u00e0 l&rsquo;\u00e9l\u00e9gant <strong>John McLaughlin<\/strong>, il n&rsquo;oublie pas qu&rsquo;il a fait des albums de musique indienne. Il met en avant le batteur <strong>Ranjit Barot<\/strong> qui improvise du scat en hindi alors que le bassiste <strong>Etienne M&rsquo;Bapp\u00e9<\/strong> gratte sa guitare avec des gants. Au bout du compte, le concert sera de tr\u00e8s haute qualit\u00e9, John McLaughlin \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;un des plus grands guitaristes de l&rsquo;histoire du jazz.<span style=\"color: #000080;\">&#8230;\u00a0<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ZYW8W1wd81A?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Mercredi 3 ao\u00fbt<\/span>&#8230; Place aux filles !<\/span><\/h2>\n<p><strong>Cyrille Aim\u00e9e<\/strong>, jeune femme franco-am\u00e9ricaine\u00a0 fait impression avec sa robe moulante dor\u00e9e et largement d\u00e9collet\u00e9e. Elle chante des morceaux de jazz dans un style proche du Jazz manouche de Django Reinhardt. Elle a pass\u00e9 son enfance dans le village de Samois, o\u00f9 le plus c\u00e9l\u00e8bre des gitans repose en paix. Sa m\u00e8re dominicaine lui a appris les rythmes de son pays d&rsquo;origine, quand elle \u00e9tait petite. Disons le tout net, Cyrille vous \u00e9tiez un peu juste pour commencer par le chapiteau, mais votre fra\u00eecheur nous a s\u00e9duits.<\/p>\n<p><strong>Lisa Simone<\/strong> encha\u00eene et l&rsquo;on se dit immanquablement\u00a0: \u00ab\u00a0<em>mais qu&rsquo;est-elle all\u00e9e faire dans l&rsquo;US Army, alors qu\u2019elle chante si bien\u00a0?!\u00a0\u00bb\u00a0<\/em><\/p>\n<p>Lisa joue avec le public de Marciac, posant cette question\u00a0: \u00ab\u00a0<em>de qui suis-je la fille\u00a0?\u00a0\u00bb<\/em> Tout est l\u00e0, dans cette relation contrari\u00e9e avec sa m\u00e8re, Nina Simone. La fille a tout d&rsquo;une grande, elle est aussi com\u00e9dienne et danseuse. Elle quitte m\u00eame la sc\u00e8ne, toujours en chantant, pour aller danser dans la foule, un moment tr\u00e8s fort pour la chanteuse \u00e0 voix, une voix qui se joue des graves et des aig\u00fcs.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6_HRaxBx54g?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Jeudi 4 ao\u00fbt<\/span>&#8230; Ahmad Jamal et son prot\u00e9g\u00e9 Shahin Novrasli<\/span><\/h2>\n<p><strong>Shahin Novrasli<\/strong> arrive\u00a0 \u00e0 Marciac dans les bagages d&rsquo;<strong>Ahmad Jamal<\/strong> ce qui est pour lui un tr\u00e8s bon point. Vous vous penchez sur sa bio et vous d\u00e9couvrez que le jeune homme est n\u00e9 \u00e0 Bakou en Azerba\u00efdjan. Voil\u00e0 de quoi exciter votre curiosit\u00e9 ! Vous d\u00e9couvrez ensuite qu&rsquo;il a fait de remarquables \u00e9tudes de musicien classique ; et c&rsquo;en est fini de la\u00a0 bio officielle\u00a0de l&rsquo;\u00e9tat communiste.\u00a0Voil\u00e0 que Shahin\u00a0se met \u00e0 aimer le jazz ! le \u00ab\u00a0frondeur\u00a0\u00bb joue un morceau de 55 minutes, seul au piano. On sent chez lui la plaie ouverte de l&rsquo;exil. Ce Jazz incantation interpelle, il\u00a0est tout fait\u00a0 original.<\/p>\n<p>Il est temps maintenant d&rsquo;accueillir l&rsquo;immense <strong>Ahmad Jamal<\/strong>. Nous l&rsquo;avions rencontr\u00e9 il y a 2 ans \u00e0 Marciac. 86 ans et toujours son sourire de jeune homme. Ses doigts immens\u00e9ment longs volent sur les touches du Steinwey et donnent l&rsquo;ordre \u00e0 ses musiciens de jouer. Ils jouent depuis si longtemps ensemble qu&rsquo;ils s&rsquo;ex\u00e9cutent avec enthousiasme. Mention sp\u00e9ciale pour le percussionniste <strong>Manolo Badrena<\/strong> qui ne se s\u00e9pare jamais de sa collection d&rsquo;objets \u00e0 faire des bruits. Ce soir Ahmad Jamal qui a compos\u00e9 une chanson sur Marseille partage la sc\u00e8ne avec la chanteuse franco-b\u00e9ninoise <strong>Mina Agossi<\/strong> et le slameur <strong>Abd Al Malik<\/strong>. Deux apports importants dans l&rsquo;\u00e9volution du jazz. Un tr\u00e8s beau cadeau offert par le ma\u00eetre du piano qui a accept\u00e9 de sortir de sa propri\u00e9t\u00e9 du Connecticut pour venir une nouvelle fois \u00e0 Marciac.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/ohP-EQmLYUE?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Vendredi 5 ao\u00fbt<\/span>&#8230; 2 contrebassistes qui dirigent leurs formations, ce qui est rare. Kyle Eastwood quintet et Avishai Cohen trio<\/span><\/h2>\n<p><strong>Kyle Eastwood<\/strong> a d\u00e9j\u00e0 sorti 7 albums. Le contrebassiste a compos\u00e9 plusieurs musiques pour les films de son p\u00e8re. Il vit aujourd&rsquo;hui en France et travaille depuis plusieurs ann\u00e9es avec de jeunes musiciens anglais. Et il ne manque jamais une occasion de rendre hommage aux grands du jazz comme Miles Davis ou les Jazz Messengers de Art Blakey. Nous avons tous appr\u00e9ci\u00e9 son beau sourire.<\/p>\n<p>Autre beau sourire, celui d&rsquo;<strong>Avishai Cohen<\/strong> qui \u00e9tait accompagn\u00e9 cette fois-ci par un pianiste virtuose, <strong>Omri Mor<\/strong>. En plus du chapiteau de Marciac, il a jou\u00e9 sur les plus grandes sc\u00e8nes du monde. Il dit de son jeu et de sa mission\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0je ne suis pas l\u00e0 pour diffuser un message sp\u00e9cifique. Je transmets juste ce que j&rsquo;aime en fonction de mes envies. Le seul message est la musique en elle-m\u00eame. C&rsquo;est de l&rsquo;\u00e9motion pure.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zjf1kROjR24?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Samedi 6 ao\u00fbt<\/span>&#8230;\u00a0Volcan trio puis Roberto Fonseca<\/span><\/h2>\n<p>Passons vite sur <strong>Volcan trio<\/strong> qui, de mon point de vue, devait \u00eatre dans un mauvais jour&#8230;<\/p>\n<p>En revanche, <strong>Roberto Fonseca<\/strong> le pianiste cubain et ses 11 musiciens ont d\u00e9clench\u00e9 des tonnerres d&rsquo;applaudissements et ont fait danser des afro-mambos endiabl\u00e9s \u00e0 tous les spectateurs. En choeur, tous ont repris le langoureux <em>Besame Mucho<\/em>, puis nous avons pu entendre les meilleurs morceaux du futur CD <em>Abuc<\/em> (Cuba \u00e0 l&rsquo;envers) de Fonseca, attendu le 24 octobre prochain. Nous avions d\u00e9couvert Roberto tout jeune en 2005. Il \u00e9tait alors le pianiste d&rsquo;Ibrahim Ferrer. Depuis, il a collectionn\u00e9 les succ\u00e8s, il est devenu la coqueluche de Marciac\u2026 et est rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 son petit chapeau\u00a0!<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/BOVwpKHmRjY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<h2><span style=\"color: #333333;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Dimanche 7\u00a0ao\u00fbt<\/span>&#8230; Cyrus Chesnut et son trio et Wynton Marsalis and The Young Stars of Jazz<\/span><\/h2>\n<p><strong>Cyrus Chesnut<\/strong> est un grand du piano que l&rsquo;on compare volontiers \u00e0 Art Tatum et Bud Powell. Il est l&rsquo;un des rois dans la composition de m\u00e9lodies. \u00ab\u00a0<em>Ce que je fais peut para\u00eetre simple mais quand vous \u00e9coutez ce n&rsquo;est pas aussi simple que vous le croyez<\/em>&#8230;\u00a0\u00bb Nous avons surtout go\u00fbt\u00e9 la simplicit\u00e9 de ses arrangements.<\/p>\n<p><strong>Wynton Marsalis<\/strong>, qui r\u00e8gne sur Marciac depuis 15 ans -il a m\u00eame sa statue sur la place- a pari\u00e9 cette ann\u00e9e sur le renouveau qu&rsquo;apporte la jeunesse. Pour l&rsquo;accompagner, 12 jeunes musiciens issus des meilleures \u00e9coles am\u00e9ricaines de musique dont un Fran\u00e7ais le pianiste <strong>Mathis Picard<\/strong>. Et une danseuse de claquettes, <strong>Michela Marino Lerman<\/strong>. Au milieu de son orchestre, comme d&rsquo;habitude, le ma\u00eetre veille et son \u0153il frise, m\u00eame lorsque Michela vient danser devant lui. Bravo pour votre choix Wynton, les <strong>Young Stars of Jazz<\/strong> promettent et sont d\u00e9j\u00e0 tous au niveau professionnel.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/vB1w9PrG7pI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>Un simple constat\u00a0: \u00e0 la question, comment va le jazz\u00a0? Il est facile de r\u00e9pondre apr\u00e8s avoir \u00e9cout\u00e9 22 groupes dans le grand chapiteau de Marciac, le jazz va bien et m\u00eame tr\u00e8s bien. Le jazz a chang\u00e9. Il ne craint plus d\u2019int\u00e9grer des s\u00e9quences de blues, de rythm and blues, de hip hop (mais si !). Il est totalement m\u00e9tiss\u00e9.\u00a0 Appelons-le <strong>new jazz, cross jazz ou total jazz<\/strong>, car il est bien mondial. Il suffit de regarder les nationalit\u00e9s des musiciens dans les groupes\u00a0: ils viennent de partout et c&rsquo;est rudement bien ainsi. Ce qu&rsquo;il faut garder et vous le faites, mesdames et messieurs, c &lsquo;est la part d&rsquo;improvisation, essentielle dans un concert de jazz\u00a0!<\/p>\n<p>Bravo \u00e0 <strong>Jean-Louis Guilhaumon<\/strong> de nous avoir fait d\u00e9couvrir cette ann\u00e9e des jeunes gens qui sont l&rsquo;avenir du jazz, comme Panam Panic et Snarky Puppy. Et maintenant, pr\u00e9parez-nous, s&rsquo;il vous pla\u00eet, un somptueux 40\u00e8me anniversaire\u00a0!<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-mYSah-9fl8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette ann\u00e9e encore pour Couleurs Jazz, et depuis 11 ans, je me rends chaque \u00e9t\u00e9 au plus long festival de jazz au monde. 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