{"id":43043,"date":"2025-04-04T10:49:19","date_gmt":"2025-04-04T09:49:19","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=43043"},"modified":"2025-04-04T10:49:52","modified_gmt":"2025-04-04T09:49:52","slug":"yves-brouqui-mean-what-you-say","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/yves-brouqui-mean-what-you-say\/","title":{"rendered":"Yves Brouqui \u2013 Mean What You Say"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Sept ans de r\u00e9flexion \u2026 et de maturation pour r\u00e9sumer quatre d\u00e9cennies d\u2019un parcours unique, plongeant ses racines dans le swing, le blues, le bop et le hard bop ! <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Car <strong>Yves Brouqui<\/strong> fait partie de cette g\u00e9n\u00e9ration de musiciens h\u00e9riti\u00e8re des monstres sacr\u00e9s historiques qui ont sublim\u00e9 leur instrument, la guitare, et sa place dans l\u2019orchestre, en en faisant un instrument soliste au m\u00eame titre que le piano, les cuivres\u2026 : Charlie Christian, Jimmy Raney, Jim Hall, Wes Montgomery, Pat Martino, Grant Green, Kenny Burrell, Barney Kessel, Herb Ellis, Joe Pass \u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Yves<\/strong> nous confie :<em>\u00a0\u00ab <\/em><em>Apr\u00e8s avoir explor\u00e9 la formule du trio avec basse et batterie lors de mon pr\u00e9c\u00e9dent album (\u00ab\u00a0<\/em>How Little We Know<em>*\u00a0\u00bb), je voulais revenir \u00e0 une formule en quartet avec <\/em><em>un piano\u00a0; \u00e7a me rend plus libre dans mes improvisations, je peux prendre plus de risques avec le \u00ab\u00a0filet\u00a0\u00bb du piano assurant la structure harmonique, et c\u2019est celle que j\u2019utilise en g\u00e9n\u00e9ral pour mes concerts en leader (comme derni\u00e8rement au \u2018\u2019Sunset**\u2019\u2019 ou au \u2018\u2019Son de la Terre**). \u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>De plus ce nouveau projet <\/em><em>repr\u00e9sentait pour moi une \u00e9tape importante, une sorte de r\u00e9sum\u00e9 de 40 ans de carri\u00e8re, avec le choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 de rendre hommage \u00e0 mes influences. Je voulais aussi un bel assemblage de standards, de compos et de \u00ab\u00a0jazz tunes\u00a0<\/em><em>\u00bb.\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pour cet album, et comme souvent, c\u2019est l\u2019opportunit\u00e9 qui fit le larron\u00a0! Le trio de Spike Wilner \u00e9tait programm\u00e9 les 8 et 9 mars 2024 dans l\u2019un des plus c\u00e9l\u00e8bres clubs parisiens, le \u2018\u2019<em>Duc des Lombards<\/em>**\u2019\u2019. <em>\u00ab\u00a0\u2026 C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e d\u2019enregistrer avec eux, je les connaissais, c\u2019\u00e9tait une rythmique musicalement d\u00e9j\u00e0 bien soud\u00e9e\u00a0: \u00a0un signe du Destin\u00a0! Tout s&rsquo;est fait ensuite tr\u00e8s vite : le r\u00e9pertoire, le studio, l&rsquo;organisation \u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pr\u00e9sentons donc ici le quartet et d&rsquo;abord son leader, <strong>Yves Brouqui\u00a0: <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Originaire de Grenoble dans les alpes fran\u00e7aises, <strong>Yves<\/strong> s\u2019est form\u00e9 aupr\u00e8s des meilleurs musiciens fran\u00e7ais et am\u00e9ricains de la sc\u00e8ne jazz parisienne. A la fin des ann\u00e9es 80, il a pu ainsi b\u00e9n\u00e9ficier des riches enseignements de personnalit\u00e9s comme Georges Brown, qui fut le batteur de l\u2019une de ses idoles, Wes Montgomery, d\u2019Albi Cullaz, de Charles \u00ab\u00a0Lolo\u00a0\u00bb Bellonzi qui furent les accompagnateurs privil\u00e9gi\u00e9s de musiciens tels qu\u2019Hank Mobley ou Dexter Gordon. Encourag\u00e9 par ses ain\u00e9s, il d\u00e9cida de franchir le pas et de s\u2019installer \u00e0 New York, afin <em>\u00ab\u00a0d\u2019\u00eatre en contact avec et s\u2019inspirer de cette ville mythique dont tous les grands sont issus\u00a0<\/em><em>\u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il y s\u00e9journera 8 ans (1994 \u2013 2002), jouant avec de nombreux piliers de cette sc\u00e8ne des ann\u00e9es 90 <em>\u00ab\u00a0\u2026les ann\u00e9es Small\u2019s\u00a0<\/em><em>\u00bb<\/em> (Mike Le Donne, Rob Bargad, Sylvia Quenca, Bob Mover), et enregistrant \u00e0 plusieurs reprises avec certains d\u2019entre eux (Grant Stewart, Spike Wilner, Joe Strasser, Paul Gill).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">A son retour en France, il continuera \u00e0 explorer et d\u00e9velopper son jeu et son \u00e9criture au travers de ses propres projets, tout en accompagnant la jeune g\u00e9n\u00e9ration de musiciens parisiens ainsi que les am\u00e9ricains de passage.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Amis de 30 ans, <strong>Yves<\/strong> et <strong>Spike Wilner<\/strong> partagent une complicit\u00e9 musicale d\u2019une rare qualit\u00e9, cultiv\u00e9e depuis les ann\u00e9es \u00ab\u00a0New York\u00a0\u00bb du guitariste. Les histoires de <strong>Spike<\/strong> et du <em>Small\u2019s<\/em>, le club de la 10\u00e8me rue ouest, n\u2019en font qu\u2019une : il en est le propri\u00e9taire depuis 2007 (en m\u00eame temps que du <em>Mezzrow<\/em>, \u00e0 un bloc de l\u00e0) et il y joue depuis 1994. C\u2019est un pianiste r\u00e9put\u00e9, \u00e9pris de ragtime tout autant que de bebop. Il a us\u00e9 ses fonds de culotte avec Brad Mehldau, Peter Bernstein et Larry Goldings dans la premi\u00e8re classe ouverte du nouveau D\u00e9partement de Jazz de la <em>New School for Social Research<\/em> en 1986, y recevant l\u2019enseignement de Jaki Byard, Walter Davis, Jr., Barry Harris, Kenny Barron<strong> \u2026<\/strong> <em>\u00ab\u00a0Nous avons beaucoup jou\u00e9 ensemble dans son quintet et son trio. Nous jouions tous les mardis au <\/em>Small\u2019s<em>, et tournions occasionnellement dans l&rsquo;\u00e9tat de New-York. C&rsquo;est notre 5\u00e8me CD ensemble (deux sous son nom, deux sous le mien et un ou nous \u00e9tions tous deux sidemen). <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>J&rsquo;ai toujours beaucoup aim\u00e9 son jeu m\u00e9langeant tradition et modernit\u00e9, et dans lequel on peut entendre une formation classique. Nous nous connaissons bien musicalement et sommes parfaitement compl\u00e9mentaires dans notre approche synth\u00e9tique du bop, du hard bop et du blues \u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Natif de Baltimore (MD), <strong>Paul Gill<\/strong> est un bassiste de premier ordre, tr\u00e8s sollicit\u00e9 sur la sc\u00e8ne New Yorkaise, comptant un nombre impressionnant d&rsquo;enregistrements comme sideman avec les meilleurs artistes de cette sc\u00e8ne (Hank Jones, Joe Henderson, Wynton Marsalis, Lou Donaldson, Bill Charlap, Jimmy Cobb, Al Foster, The Vanguard Orchestra, George Coleman, Harold Mabern, Lew Tabackin, Toshiko Akiyoshi, Louis Hayes \u2026).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Son jeu, savant m\u00e9lange de tradition et de modernit\u00e9 est servi par une technique impressionnante, (notamment \u00e0 l\u2019archet), comme en t\u00e9moignent ses soli dans cet album. Comme pour <strong>Spike<\/strong>, <strong>Yves<\/strong> a beaucoup jou\u00e9 avec <strong>Paul<\/strong> qui figure \u00e9galement sur son CD en Quintet \u00ab\u00a0<em>Live at Small\u2019s<\/em>*\u00a0\u00bb (2002).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><em>\u00ab\u00a0<\/em><\/strong><em>Je connaissais <strong>Anthony Pinciotti<\/strong> et avais eu l&rsquo;occasion de jouer avec lui, mais c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que je r\u00e9alise un projet personnel avec ce grand batteur. <strong>Anthony<\/strong> est de ceux qui comprennent imm\u00e9diatement votre jeu et savent en tirer tout le parti pour vous faire sonner encore mieux. <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>C&rsquo;est le genre de batteur que l&rsquo;on aimerait toujours avoir \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u2026<\/em><em>\u00a0\u00bb<\/em> ce qui semble \u00eatre confirm\u00e9 par le nombre impressionnant de musiciens de tous bords (jazz, rock, world music \u2026) qui font ou ont fait appel \u00e0 lui, de James Moody \u00e0 Dr. Lonnie Smith, John Abercrombie, Joe Lovano, Randy Brecker, Ira Sullivan, Kenny Werner, Mose Allison, Lew Tabackin, John Patitucci, Jim Hall, Bob Mintzer, Ren\u00e9e Rosnes, George Garzone\u2026<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Extrait du Yves Brouqui Quartet \u00e0 Smalls\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/CiSSfo3F9iw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Que trouve-t&rsquo;on dans \u00ab\u00a0<strong><em>Mean what You Say<\/em><\/strong>\u00a0\u00bb ?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><u><em>Turquoise Twice<\/em><\/u><u>,<\/u> un vibrant hommage rendu \u00e0 Cedar Walton<strong>, <\/strong>pianiste texan d\u2019adoption new-yorkaise, grand compositeur, discret mais omnipr\u00e9sent, dont la formation, la carri\u00e8re et les rencontres caract\u00e9risent le \u00ab\u00a0<em>Jazz Canal Historique<\/em>\u00a0\u00bb des ann\u00e9es 1950 \u00e0 2000, par ses ancrages hard-bop et modernistes<strong>, <\/strong>et qui cr\u00e9a cette pi\u00e8ce pour son album Prestige \u2018CEDAR !\u2019, (1967),<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Mean What You say, <\/u>\u00a0<\/em>Jou\u00e9 sur un tempo medium avec des harmonies assez modernes et un solo particuli\u00e8rement fluide de <strong>Spike Wilner<\/strong>, ce morceau, qui donne son titre \u00e0 l\u2019album, est un double clin d\u2019\u0153il, \u00e0 Thad Jones d\u2019une part, (qui l\u2019enregistra en Big Band et en quintet en 1966), pour l\u2019ambiance et la couleur de l\u2019ensemble, \u00e0 Russell Malone\u00b0 d\u2019autre part, en hommage au grand guitariste r\u00e9cemment disparu.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Stranger Than Paradise<\/u><\/em>: Un jour, impressionn\u00e9 par l\u2019\u00e9coute des \u00ab\u00a0<em>Danses Polovtsienne<\/em>s\u00a0\u00bb, une s\u00e9quence du <em>Prince IGOR<\/em> d\u2019Alexandre Borodine* (1833\/1887), Yves commencer \u00e0 en \u00e9crire une harmonisation jazz \u2026 pour d\u00e9couvrir tr\u00e8s peu de temps apr\u00e8s que le travail avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait, et avec quel talent, par Robert Wright pour sa com\u00e9die musicale \u00ab\u00a0Kismet**\u00a0\u00bb (1953).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em>\u00ab\u00a0\u2026 Du coup j\u2019ai repris son \u00e9criture et adapt\u00e9 sa version\u00a0en lui donnant une couleur \u00ab\u00a0latin jazz\u00a0\u00bb pour me d\u00e9marquer des superbes versions d\u00e9j\u00e0 existantes\u00a0\u00bb. <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Magali<\/u>\u00a0:<\/em> Yves est n\u00e9 \u00e0 Marseille, et tous les minots et les gamins de Provence connaissent mieux cette chanson que \u00ab\u00a0Sur le pont d&rsquo;Avignon\u00a0\u00bb. Sa m\u00e9lodie lui en a inspir\u00e9 cet arrangement qu\u2019il d\u00e9die \u00e0 sa grand-m\u00e8re, qui la lui chantait quotidiennement dans sa jeunesse, ainsi qu\u2019\u00e0 toute sa famille.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Besame Mucho<\/u><\/em>, de Consuelo Valazquez, compos\u00e9 en 1932, ici totalement inspir\u00e9e de la version de Wes Montgomery, qui la jouait en 6\/4 sur l\u2019album \u00ab\u00a0Boss Guitar\u00a0\u00bb (1963 Prestige), \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s qu\u2019<strong>Yves<\/strong> a r\u00e9adapt\u00e9 la ligne originale en enlevant un temps pour la faire sonner en 5\/4. Vous appr\u00e9cierez la fraicheur que ce choix apporte \u00e0 ce th\u00e8me si souvent interpr\u00e9t\u00e9. Selon Scott Yanow, le jeu rythmique de Wilner y rappelle un peu celui du <em>\u2018Take Five\u2019<\/em> de Dave Brubeck.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Elsa Rosa<\/u>\u00a0:<\/em> Compos\u00e9e pour son \u00e9pouse, ce tendre love song est une longue et douce caresse, d\u00e9clin\u00e9e par une guitare et un piano tr\u00e8s inspir\u00e9, \u00e0 laquelle il ne manque plus que des paroles pour \u00e9voquer la Tin Pan Alley et le Great American Song Book<strong>.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Massena Blues<\/u>\u00a0<\/em>(Brooks Blues) : Est un blues d\u00e9velopp\u00e9 sur une ligne m\u00e9lodique sortie de ses doigts un jour o\u00f9 il les laissait courir sur le manche, dans un appartement du boulevard du m\u00eame nom, o\u00f9 habitait sa ch\u00e8re et tendre. \u00c7a swingue et \u00e7a boppise, avec des solos \u00e0 la fois passionn\u00e9s et r\u00e9fl\u00e9chis.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>Get Out Of Town <\/u>: <\/em>Yves \u2026 <em>\u00ab\u00a0J\u2019ai toujours ador\u00e9 la couleur tr\u00e8s particuli\u00e8re des compositions de Cole Porter. J\u2019ai choisi ici de lui donner une connotation un peu \u2018\u2019rumba\u2019\u2019, en m\u2019inspirant tr\u00e8s fortement de certaines compositions de Wes Montgomery comme \u2018\u2019Mister Walker\u2019\u2019 \u00bb.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><u>For John L<\/u>\u00a0<\/em>(Brooks 6\/4 tune) : pour John Leslie \u00ab\u00a0Wes\u00a0\u00bb Montgomery, est un autre hommage rendu \u00e0 Wes Montgomery, dans l\u2019esprit du \u2018<em>Full House<\/em>\u2019 de 1962 (Riverside), qu\u2019Yves a longtemps jou\u00e9 sur sc\u00e8ne \u2026 Le quartet porte ce prolongement naturel au z\u00e9nith.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On se plait \u00e0 imaginer Wes et le Wynton Kelly Trio s&rsquo;amuser avec cet air accrocheur d&rsquo;une mani\u00e8re similaire \u00e0 cette interpr\u00e9tation\u00a0!!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Enfin, une belle version rythm\u00e9e du <u><strong>\u2018<\/strong><em>Caravan\u2019<\/em><\/u> de Juan Tizol, l\u2019occasion de ressentir la qualit\u00e9 des \u00e9changes que le guitariste et le pianiste partagent avec le batteur, dont on appr\u00e9ciera la finesse et le bon go\u00fbt de l&rsquo;accompagnement.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On retrouve dans cet enregistrement tout ce qui fait la Quintessence du jeu d\u2019<strong>Yves<\/strong> : l\u2019absence de bavardage st\u00e9rile ou de pesanteur, la douceur privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 la v\u00e9locit\u00e9, allant constamment \u00e0 l\u2019essentiel, celui de la note juste, de la note pure &#8230; jamais celle de trop, avec ce son bien identifi\u00e9 du quartet \u00ab piano-guitare \u00bb des ann\u00e9es 60, dans une esth\u00e9tique \u00e9vocatrice de celle des <em>Blue Note<\/em> de l\u2019\u00e9poque.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Cet album est celui de la maturit\u00e9 \u00e9panouie, sereine. \u00c0 son \u00e9coute, une certitude\u00a0: <strong>Yves Brouqui<\/strong> se pose comme l\u2019un des guitaristes majeurs du Jazz Canal Historique moderne et ce quartet comme une formidable machine \u00e0 swinguer.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">Musiciens :\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Yves Brouqui<\/strong> : guitare<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Spike Wilner<\/strong> : piano<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Paul Gil<\/strong> : contrebasse\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Anthony Pinciotti<\/strong> : batterie<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">*Quelques R\u00e9f\u00e9rences Discographiques (Leader)\u00a0:<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>Foreign Currency<\/strong><\/em>\u00a0(Elabeth 1999), avec Alain Jean-Marie (piano), Nicolas Rageau (contrebasse) et Charles Bellonzi (batterie).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>Live at Small&rsquo;s<\/strong><\/em> (Elabeth 2001), avec Grant Stewart (saxophone t\u00e9nor), Spike Wilner (piano), Paul Gill (contrebasse)et Joe Strasser (batterie).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>Made in France<\/strong><\/em>\u00a0(Elabeth 2005), avec Grant Stewart (saxophone t\u00e9nor), Joe Magnarelli (trompette), Nicolas Rageau (Contrebasse) et Phil Stewart (batterie).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>The Music of Horace Silver<\/strong> <\/em>(Elabeth 2011), avec Laurent Courthaliac (piano), Mathias Allamane (contrebasse) et Joe Strasser (batterie).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>How Little We Know<\/strong><\/em> (Gaya Music 2017), avec Kenji Rabson (contrebasse), et Joe Strasser (batterie).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">****Clubs Parisiens.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><em><strong>Mean What You Say<\/strong><\/em> est sorti sous le label <a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/SteepleChase_Records\"><strong>SteepleChase<\/strong><\/a> le 4 avril 2025<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sept ans de r\u00e9flexion \u2026 et de maturation pour r\u00e9sumer quatre d\u00e9cennies d\u2019un parcours unique, plongeant ses racines dans le swing, le blues, le bop et le hard bop !&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":121,"featured_media":43033,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[70,13,202,969],"tags":[4824,7287,8876,3320],"class_list":{"0":"post-43043","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-a-la-une","8":"category-actualite","9":"category-dans-les-bacs","10":"category-hits-couleurs-jazz","11":"tag-anthony-pinciotti-fr","12":"tag-paul-gill-fr","13":"tag-spike-wilner","14":"tag-yves-brouqui-fr"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/43043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/121"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=43043"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/43043\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":43045,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/43043\/revisions\/43045"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/43033"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=43043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=43043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=43043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}