{"id":41790,"date":"2024-10-18T15:05:34","date_gmt":"2024-10-18T14:05:34","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=41790"},"modified":"2024-12-13T09:07:43","modified_gmt":"2024-12-13T08:07:43","slug":"jazz-in-noyon-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/jazz-in-noyon-2024\/","title":{"rendered":"Jazz in Noyon 2024"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #993300; font-size: 18pt;\"><strong>Premier soir<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Je suis \u00e0 peine arriv\u00e9 \u00e0 Noyon \u2014 o\u00f9 je suis venu chroniquer le festival de jazz \u2014 que d\u00e9j\u00e0 je sens que je tombe amoureux de cette petite ville de l\u2019Oise. <em>Was<\/em>\u00a0?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mais non, c\u2019que vous \u00eates b\u00eates\u00a0! <em>Is<\/em>, pas <em>was<\/em>, car Jazz \u00e0 Noyon n\u2019a rien de pass\u00e9iste ni de ringard ni d\u2019obsol\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Apr\u00e8s une balade dans la ville aux monuments anciens et somptueux (la cath\u00e9drale\u00a0: \u00e0 tomber par terre\u00a0!) je vais attendre Philippe Laredo, le boss du festival et les musiciens au restaurant <em>Le Stromboli<\/em>, o\u00f9 ils doivent jouer ce soir. Retrouvailles avec <strong>Baptiste Herbin<\/strong> \u2014 que je connais depuis une bonne vingtaine d\u2019ann\u00e9es et d\u00e9couverte du trio du guitariste d\u2019origine malgache <strong>Andry Ravaloson<\/strong>, que je d\u00e9couvre.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Je peux ainsi suivre leur balance en fin d\u2019apr\u00e8s-midi avant le concert et, comme souvent, ce <em>sound check<\/em> est tr\u00e8s int\u00e9ressant et l\u2019on sent d\u2019embl\u00e9e que <strong>Baptise<\/strong> et le trio se connaissent bien.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Apr\u00e8s un solo de guitare d\u2019une remarquable fluidit\u00e9, c\u2019est le sax alto qui s\u2019envole. Oui, litt\u00e9ralement prend son essor, n\u00e9gociant virages et d\u00e9rapages harmonico-m\u00e9lodiques avec une virtuosit\u00e9 \u00e9poustouflante, comme d\u2019habitude a-t\u00a0\u2018on envie d\u2019ajouter.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On sait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 qu\u2019on va avoir affaire \u00e0 une soir\u00e9e de jazz dense et riche en solos, unissons, drive, groove\u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis c\u2019est un th\u00e8me plus lent que la guitare expose en arp\u00e8ges a\u00e9riens. Ca ressemble \u00e0 \u00ab\u00a0<em>Beautiful Love<\/em>\u00a0\u00bb mais ce n\u2019est pas cela et le lyrisme de l\u2019alto vous fait fondre de plaisir.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Sobre et en accords, la guitare accompagne un solo de contrebasse d\u2019une grande limpidit\u00e9. Le solo de six-cordes qui suit montre clairement qu\u2019<strong>Ange<\/strong> poss\u00e8de une science harmonique toute personnelle et un phras\u00e9 \u00e0 l\u2019avenant. Le solo d\u2019<strong>Herbin<\/strong> est magnifique et pour le morceau suivant il passe au soprano, sur lequel il poss\u00e8de une sonorit\u00e9 doucement aigrelette et fortement timbr\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis la sonorit\u00e9 d\u2019ensemble prend de l\u2019ampleur et de la puissance sous les coups de boutoir d\u2019une batterie tellurique et terriblement efficace.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On se laisse facilement emporter par ce d\u00e9luge musical o\u00f9 c\u2019est la contrebasse v\u00e9loce et profonde de <strong>Christophe Hache<\/strong> qui prend le premier solo, suivie par la guitare.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Si l\u2019on veut trouver la source d\u2019inspiration d\u2019<strong>Andry Ravaloson<\/strong>, c\u2019est du c\u00f4t\u00e9 de George Benson et de Wes Montgomery qu\u2019on la trouvera, avec un zeste de Pat Martino.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On est donc en plein c\u0153ur d\u2019un jazz historique qui n\u2019a pas pris une ride quand il est jou\u00e9 ainsi avec autant de c\u0153ur que de savoir-faire.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et ce n\u2019est pas le stop chorus de <strong>Baptiste<\/strong> qui me d\u00e9mentira, avec ses sautes dans l\u2019aigu et son phras\u00e9 virevoltant que ses trois comparses observent avec un large sourire r\u00e9joui.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le second set d\u00e9bute par une th\u00e8me bop-hardbop pris \u00e0 une allure de TGV et, paradoxalement le solo de <strong>Baptiste<\/strong> commence tout en douceur avant de prendre son \u00e9lan et de slalomer sur la grille harmonique en y introduisant quelques mesures de \u00ab\u00a0<em>L\u2019amour est enfant de Boh\u00e8me<\/em>\u00a0\u00bb. D\u00e9cid\u00e9ment ce saxophoniste n\u2019en finira pas de nous ravir et de nous \u00e9poustoufler par son inspiration in\u00e9puisable et son approche du sax \u00e0 la fois vintage et parfaitement contemporaine.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le solo de guitare qui suit, \u00e9pouse \u00e0 sa fa\u00e7on les m\u00eames harmonies en accordant une place au silence, qui, comme chacun sait, fait partie de la musique, sous les cr\u00e9pitements d\u2019une batterie tonique et affut\u00e9e \u2014 qui prendra \u00e0 cette occasion un premier solo chtonien et bondissant \u2014 et le vrombissement de la contrebasse de <strong>Christophe Hache<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le morceau suivant, en tempo m\u00e9dium coule de source et tranquillement, tel une paisible rivi\u00e8re aux m\u00e9andres sinueux. C\u2019est une contrebasse v\u00e9loce qui introduit en solo absolu le th\u00e8me qui suit avec de temps en temps de d\u00e9licates harmoniques.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Baptiste<\/strong> et <strong>Andry<\/strong> y vont chacun de son chorus \u00e0 la ligne m\u00e9lodique d\u2019une totale lisibilit\u00e9 cantabile.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et c\u2019est la paire rythmique qui conclut ce morceau en un duo plein de s\u00e8ve bondissante. Puis de nouveau <strong>Baptiste<\/strong> se lance dans un solo absolu o\u00f9 il descend ou remonte la ligne m\u00e9lodique de \u00ab\u00a0<em>You Don\u2019t Know What Love Is<\/em>\u00a0\u00bb avant que le trio ne le rejoigne avec un majestueuse lenteur.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et le dernier morceau est encore une semi-ballade hardbopisante qui montre \u00e0 quel point ces quatre gar\u00e7ons sont \u00e0 l\u2019aise dans un idiome originellement \u00e9tatsunien, mais que nombre de musiciens europ\u00e9ens ou originaires d\u2019Afrique \u2014 Madagascar, en l\u2019occurrence \u2014 se sont appropri\u00e9 pour le faire leur.<strong> Touhery Ravaloson<\/strong>, le formidable jeune batteur \u2014 et neveu d\u2019<strong>Andry <\/strong>\u2014 est une nouvelle fois mis en valeur et ses toms archi m\u00e9lodiques font merveille sur le <em>romp <\/em>que lui fournit la guitare tandis que <strong>Baptiste<\/strong> embouche \u00e0 la fois son alto et son soprano en un chant claironnant et rugueux du plus bel effet.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #993300; font-size: 18pt;\"><strong>Deuxi\u00e8me soir<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La deuxi\u00e8me soir\u00e9e d\u00e9bute avec un \u00ab\u00a0r\u00e9gional de l\u2019\u00e9tape\u00a0\u00bb, le groupe ami\u00e9nois <strong>Anagramme<\/strong>. Une musique m\u00e9tiss\u00e9e et \u00e9lectrique qui mixe le lyrisme avec la puissance du jazz rock sans tomber dans les \u00e9cueils de ce style parfois tr\u00e8s (trop\u00a0?) dat\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41729\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6615.jpg\" alt=\"Anagrame \" width=\"850\" height=\"524\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6615.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6615-300x185.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6615-768x473.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le sax soprano est \u00e9minemment m\u00e9lodieux. La guitare \u00e9lectrique est rockisante de fa\u00e7on assum\u00e9e dans ses solos et fournit \u2014 en l\u2019absence de claviers \u2014 une assise harmonique tout \u00e0 fait pertinente.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La basse \u00e9lectrique est tant\u00f4t fluide en solo, tant\u00f4t terrienne en accompagnement et penche davantage vers Jaco Pastorius que vers les speed\u00e9s de l\u2019instrument.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Quant \u00e0 la batterie, binaire la plupart du temps, elle fournit un soutien remarquable et drive l\u2019ensemble de belle mani\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Quant aux compos, elles sont g\u00e9n\u00e9ralement originales et int\u00e9ressantes, cherchant leur inspiration vers l\u2019Albanie ou ailleurs. Il est toujours int\u00e9ressant de croiser le chemin de groupes issus du terroir \u00ab\u00a0provincial\u00a0\u00bb et qui ont une dimension clairement nationale.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La France, c\u2019est un fait, est un vivier fertile de styles de jazz aussi divers et haut de gamme que ce qui se rencontre \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, USA compris.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Dommage que ce concert n\u2019ait s\u00e9duit qu\u2019un public clairsem\u00e9 \u2014 mais enthousiaste. Il est vrai qu\u2019on est en semaine et que les Noyonnais et les habitants des alentours doivent peut-\u00eatre travailler t\u00f4t demain matin.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est donc tout \u00e0 l\u2019honneur de <strong>Philippe Laredo<\/strong> d\u2019avoir pris le risque de programmer, un jeudi soir, deux groupes peu connus mais de premi\u00e8re bourre. Le bouche \u00e0 oreille qui suivra sans aucun doute ces deux concerts fera s\u00fbrement venir un public plus nombreux l\u2019an prochain pour les concerts en semaine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><span style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le trio de <strong>Mark Prior\u00e9<\/strong>, qui suit, commence tr\u00e8s fort avec un th\u00e8me d\u2019une grande densit\u00e9 o\u00f9 les accords et arp\u00e8ges r\u00e9p\u00e9titifs du piano c\u00f4toient le <em>drumming<\/em> d\u00e9cha\u00een\u00e9 d\u2019<strong>Elie Martin-Charri\u00e8re<\/strong> avant de se calmer en une sorte d\u2019hymne serein o\u00f9 la contrebasse de <strong>Juan Villarroel<\/strong> se fait mieux entendre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41733\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6635-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est cette m\u00eame basse qui entame le morceau suivant en un petit motif guilleret o\u00f9 ses deux comparses le rejoignent avec un jeu d\u2019une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 bienvenue.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Une jolie m\u00e9lodie surgit sous les doigts du pianiste-leader, une m\u00e9lodie hors d\u2019\u00e2ge qui fleure bon le bon vieux temps sans \u00eatre pour cela pass\u00e9iste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41735\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6622-1-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Un brin nostalgique peut-\u00eatre, mais en fait ce type de jazz n\u2019a pas d\u2019\u00e2ge. Le morceau suivant, inspir\u00e9 de la l\u00e9gende d\u2019Orph\u00e9e et Eurydice, est de nouveau r\u00e9p\u00e9titif et intense et il semble que ce trio base son jeu sur l\u2019\u00e9nergie autant que sur la m\u00e9lodie, ce qui se fait rarement en trio acoustique piano\/basse\/batterie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41737\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6624-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis retour \u00e0 un th\u00e8me serein et gentiment m\u00e9lodique, suivi d\u2019un autre, nouveau, qui exprime la joie de fa\u00e7on stimulante et\u2026 nouvelle. \u00a0Ce trio de haut niveau a pour moi le d\u00e9faut de trop se cantonner dans une esth\u00e9tique de l\u2019opposition ou de la succession syst\u00e9matique entre th\u00e8mes vigoureux et th\u00e8me chantants. Mais il est jeune et a tout le temps d\u2019\u00e9voluer vers davantage de diversit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong><span style=\"color: #993300;\">Troisi\u00e8me Soir<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Comme souvent, la balance des deux concerts de ce soir est passionnante \u00e0 suivre et elle me permet d\u2019entendre en direct des musiciens que je connais peu tels que le pianiste <strong>Fran\u00e7is Lockwood<\/strong>, le violoniste <strong>Johan Renard<\/strong> puis <strong>Michael Olivera<\/strong>, le fabuleux batteur du trio de <strong>Daniel Garcia<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est <strong>Daniel Garcia<\/strong> qui commence, tout doux d\u2019abord et seul avec un joli petit arp\u00e8ge de piano qui devient vite hispanisant quand la main gauche l\u2019enrichit d\u2019accords somptueux et que la musique enfle, enfle, enfle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41739\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6649-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis la basse et la batterie le rejoignent et c\u2019est la magie. Parmi tous les trios de piano qui pullulent aux quatre coins de la plan\u00e8te, celui-ci est de toute \u00e9vidence un des meilleurs et des plus originaux.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ses accents ib\u00e9riques ne sont jamais caricaturaux et la culture du flamenco est de toute \u00e9vidence aussi ancr\u00e9e chez ces musiciens que celle du jazz.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le deuxi\u00e8me th\u00e8me est d\u2019ailleurs d\u2019origine flamenca et se d\u00e9roule en souples volutes m\u00e9lodiques sur un rythme chaloup\u00e9, que <strong>Reiner \u00ab\u00a0El Negron<\/strong>\u00a0\u00bb assure avec une finesse et une musicalit\u00e9 impressionnantes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41741\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6644-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On a rarement entendu ce type de beaut\u00e9 en France, o\u00f9 les musiciens espagnols sont assez rares, et quand <strong>Olivera<\/strong> prend un solo en cr\u00e9pitements sur les peaux et <em>rim shots <\/em>puis en roulements sur les toms et cymbales, il d\u00e9chaine un tonnerre enthousiasmant.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Suit une belle m\u00e9lodie m\u00e9ditative aux accents ravelo-debussystes en piano solo que la contrebasse et la batterie n\u2019accompagnent d\u2019un jeu raffin\u00e9 qu\u2018au bout de quelques minutes et, \u00e0 l\u2019archet, le bassiste offre un beau solo d\u2019une splendide s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41743\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6646-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis la m\u00e9lodie prend de l\u2019ampleur pour finir par quelques notes piqu\u00e9es du piano. Le morceau suivant est en partie chant\u00e9\u00a0: une tendre m\u00e9lodie r\u00e9p\u00e9titive sur laquelle le batteur prend un solo puissant. Apr\u00e8s cela vient un th\u00e8me guilleret, enjou\u00e9, sur lequel la contrebasse vrombit puis bondit dans les graves sur les notes perl\u00e9es du piano qui cite bri\u00e8vement le th\u00e8me du <em>\u00ab\u00a0A Love Supreme<\/em>\u00a0\u00bb de Coltrane.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le dernier morceau, bas\u00e9 sur des rythmes ant\u00e9rieurs au flamenco commence par un petit motif rythmique jou\u00e9 conjointement par les trois musiciens, puis il prend du volume, accompagn\u00e9 d\u2019une m\u00e9lop\u00e9e profonde chant\u00e9e par le pianiste avant de revenir \u00e0 plus de douceur m\u00e9lodique sur des accords affut\u00e9s de la main gauche.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et le rappel \u2014 auquel il n\u2019\u00e9tait pas possible d\u2019\u00e9chapper vu l\u2019enthousiasme du public survolt\u00e9 \u2014 est une jolie comptine musicale au charme de laquelle il est impossible de r\u00e9sister et sur laquelle <strong>Garcia<\/strong> fait fredonner un auditoire l\u00e9gitimement conquis.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Un d\u00e9but de soir\u00e9e ma-gni-fique\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">&#8212;&#8212;&#8212;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Difficile pour <strong>Francis Lockwood<\/strong> et ses deux amis de succ\u00e9der au triomphe du trio de <strong>Garcia<\/strong>. Mais leur petite formation modulable est tellement originale qu\u2019ils n\u2019eurent aucun mal \u00e0 conqu\u00e9rir le public nombreux du <em>Centre culturel<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41745\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6663-100x100.jpg 100w, 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accords et les basses bondissantes de <strong>Lockwood<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41747\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6656-500x500.jpg 500w, 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tandis que l\u2019alto caracole dans le registre m\u00e9dium de l\u2019instrument.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Suit un th\u00e8me en piano solo o\u00f9 <strong>Lockwood<\/strong> laisse libre cours \u00e0 la veine rhapsodisante d\u2019un pianiste baign\u00e9 dans la tradition d\u2019un jazz qu\u2019il a fait sien et o\u00f9 il exprime une personnalit\u00e9 d\u2019une grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41749\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6659-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Suit un fort beau \u00ab\u00a0<em>Nuages<\/em>\u00a0\u00bb, de Django, mais la fatigue gagne votre d\u00e9vou\u00e9 chroniqueur qui va faire une p\u2019tiote sieste d\u20191\/4 d\u2019heure en loges. Et quand il revient, semi-comateux et titubant dans la salle de concert, les trois zicos sont en train de slalomer gaillardement sur \u00ab<em>\u00a0Libertango<\/em>\u00a0\u00bb, ce qui constitue l\u2019une des meilleures sonneries de r\u00e9veil qui soit. Un r\u00e9cital de standards sans contrebasse ni batterie\u00a0?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ca n\u2019existe nulle part. Eh ben si\u00a0: \u00e0 <strong>Jazz in Noyon<\/strong>\u00a0! Et \u00e7a fait grand plaisir \u00e0 entendre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #993300; font-size: 18pt;\"><strong>Quatri\u00e8me jour<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le samedi, on commence t\u00f4t, juste apr\u00e8s le repas et dans le <em>Th\u00e9\u00e2tre Le Chevalet<\/em> au centre-ville, avec un ensemble de saxes issu du conservatoire de Noyon, auquel <strong>Baptiste Herbin<\/strong> se joindra apr\u00e8s qu\u2019ils auront pr\u00e9sent\u00e9 seuls un th\u00e8me de leur r\u00e9pertoire.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On est l\u00e0 davantage dans la musique d\u2019un compositeur comme Alexandre Glazounov que dans le jazz.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mais quand <strong>Baptiste<\/strong> se joint \u00e0 eux, sur le \u00ab\u00a0<em>It Don\u2019t Mean a Thing if it Ain\u2019t Got that Swing<\/em>\u00a0\u00bb de Duke Ellington, on passe \u00e0 un autre niveau et \u00e7a commence \u00e0 improviser.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Sur \u00ab\u00a0<em>Spain\u00a0<\/em>\u00bb, le tube de Chick Corea, le son d\u2019ensemble de l\u2019ensemble est d\u2019un beau velout\u00e9 puis se tonifie sur la deuxi\u00e8me partie du morceau sur lequel le solo de <strong>Baptiste<\/strong> plane en beaut\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41751\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6668.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"521\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6668.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6668-300x184.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6668-768x471.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Suit le <em>\u00ab\u00a0Misty<\/em>\u00a0\u00bb, d\u2019Erroll Garner\u00a0: une bien belle ballade o\u00f9 l\u2019alto de l\u2019invit\u00e9 s\u2019envole d\u00e8s le d\u00e9but de la m\u00e9lodie.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et re-\u00ab\u00a0<em>Spain<\/em>\u00a0\u00bb en rappel, magnifiquement re-trouss\u00e9 avec un solo terrifiant d\u2019<strong>Herbin<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">&#8212;&#8212;&#8212;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis vint le tour de la chorale <strong>Ol\u2019Moses Gospel Choir<\/strong>, de <strong>Mo\u00efse Melende<\/strong>, quant \u00e0 elle, assez impressionnante\u00a0: magnifique ensemble vocal, tr\u00e8s belles voix solistes, prononciation parfaite de l\u2019anglais. C\u2019est accompagn\u00e9 par une tr\u00e8s bonne rythmique claviers-percussions, \u00e7a swingue et \u00e7a danse sur sc\u00e8ne, et \u00e7a claque des mains dans le public\u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et on trouve tout \u00e7a dans le <em>deep south <\/em>du Nord de notre bel Hexagone\u00a0! Que demande le peuple, par tous les dieux\u00a0?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41753\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6670.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"454\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6670.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6670-300x160.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6670-768x410.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/>&#8212;&#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La soir\u00e9e proprement dite commence par le quartet de <strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong>, par ailleurs parrain de Couleurs Jazz Radio.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>M\u00e9do<\/strong> lance l\u2019affaire au cornet puis part dans un solo vocal proprement ahurissant \u2014 comme d\u2019hab\u2019 a-t\u2019on envie d\u2019ajouter \u2014 suivi par le piano d\u2019<strong>Yvan Robilliard<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41756\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6674-140x140.jpg 140w, 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src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6675-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>M\u00e9d\u00e9ric <\/strong>est pass\u00e9 au cornet de poche puis chante magnifiquement en virevoltant du grave \u00e0 l\u2019aigu sur un phras\u00e9 terriblement casse-cou, sans \u00eatre pour cela ultra rapide.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Cet instrumentiste de premier ordre et original poss\u00e8de une fa\u00e7on de chanter totalement unique et si inventive qu\u2019elle le place au niveau d\u2019un Bobby Mc Ferrin, d\u2019un Be\u00f1at Achiary, d\u2019un Phil Minton.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce concert est un enchantement car, outre les performances solistes des membres du quartet, le groupe poss\u00e8de une sonorit\u00e9 de groupe pleine, \u00e0 la fois subtile et <em>punchy<\/em>, color\u00e9e et joyeuse qui convient parfaitement \u00e0 l\u2019acoustique du th\u00e9\u00e2tre et comble l\u2019auditoire.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le solo vocal de <strong>M\u00e9do <\/strong>en chant, grognements, claquements de langue, \u00e9ructations gutturales et percussion corporelle est absolument inou\u00ef et le solo de cornet qui suit, tandis que <strong>Robilliard<\/strong> est pass\u00e9 au clavier \u00e9lectrique, est d\u2019une grande beaut\u00e9 lyrique.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Passant au funk, le groupe d\u00e9chire tout, comme on dit maintenant, mais le fait avec une douce violence qui est totalement bluffante.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41760\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6676-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Collignon<\/strong> est un grand leader, un rassembleur de sidemen et un organisateur de sons hors pairs\u00a0: un Duke Ellington post moderne aux racines profond\u00e9ment irrigu\u00e9s par le langage du jazz acoustique comme \u00e9lectrique, qu\u2019il ma\u00eetrise de fa\u00e7on magnifiquement in\u00e9dite.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Son r\u00e9pertoire de ce soir est cens\u00e9 \u00eatre un hommage \u00e0 John Scofield.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">A vrai dire, on ne reconna\u00eet gu\u00e8re l\u2019esth\u00e9tique du guitariste am\u00e9ricain mais on s\u2019en tamponne le coquillard tellement c\u2019est beau.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Par contre on aimerait que Sco entende un jour cette musique et, bien que je le connaisse peu personnellement, je suis convaincu qu\u2019il en serait ravi et \u2014 qui sait\u00a0? \u2014 songerait \u00e0 embaucher ces petits Frenchies archi dou\u00e9s dont les mangeurs de hamburgers, ordinairement, ne se soucient gu\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41762\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6672-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le dernier morceau commence par un solo de batterie africanisant et d\u00e9jant\u00e9 o\u00f9 alternent roulements de toms, cr\u00e9pitements de cloches et de pads, et peu de cymbales.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ca d\u00e9pote un max et quand le reste du band rejoint le vaillant <strong>Vaillant <\/strong>on tutoie les sommets pentus et tout sauf enneig\u00e9s tant \u00e7a chauffe sur sc\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ovation debout, \u00e9videmment, et tonitruante demande de rappel, t\u00e9, pardi!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et c\u2019est un cornet rugueux et claironnant qui lance le th\u00e8me avant de s\u2019adoucir pour un solo serein qui laisse une large place au silence tandis que le clavier \u00e9lectrique groove sa reum \u00e9paul\u00e9 par une basse et une batterie \u00e9conomes et intelligemment binaires.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le chant de <strong>M\u00e9do<\/strong> conclut tout cela de fa\u00e7on parfaitement limpide. Fichtrement ma-gis-tral\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Encore de l\u2019in\u00e9dit \u00e0 Jazz in Noyon\u00a0: un trio sans guitare qui joue la musique de Django Reinhardt\u00a0! <strong>Baptiste<\/strong> \u2014 encore lui\u00a0?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mais il est le parrain de Jazz in Noyon, non\u00a0? Il Padrino massimo, comme disent \u00e0 l\u2019aise les mafiosi de l\u2019Oise.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce type est multicartes, prot\u00e9iforme et ubiquitaire, ma parole\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41765\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6692.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"638\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6692.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6692-300x225.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6692-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sax alto fluidissime, contrebasse pulpeuse de Sylvain Romano et <strong>Andr\u00e9 <\/strong>\u00ab<strong>D\u00e9d\u00e9<\/strong>\u00bb <strong>Ceccarelli<\/strong> aux balais\u00a0: un art qu\u2019il ma\u00eetrise, voire domine juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de my man Man feu Ed Thigpen.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La m\u00e9lodie de \u00ab\u00a0<em>Night &amp; Day<\/em>\u00a0\u00bb \u2014 arrang\u00e9e par <strong>Baptiste<\/strong> en y incluant des bribes de solos de Django \u2014 coule et sinue comme une putain de rivi\u00e8re dans un paysage vallonn\u00e9 o\u00f9 les couleurs de l\u2019automne vous ravissent les mirettes, et en l\u2019occurrence le creux des tympans.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ils ne sont pas nombreux \u2014 contrairement aux saxes t\u00e9nors \u2014 les altistes qui osent le trio sans instrument harmonique (piano ou guitare).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Baptiste<\/strong>, lui, a os\u00e9 sur une musique a priori r\u00e9put\u00e9e plut\u00f4t guitaristique qu\u2019il revisite et se r\u00e9approprie avec un savoir-faire redoutable et une inspiration extra-ordinaire.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il faut dire qu\u2019il est \u00e9paul\u00e9 par une rythmique cinq \u00e9toiles au guide Michelin du couple basse\/batterie.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et sur les deux valses qui suivent \u2014 dont la fameuse \u00ab\u00a0<em>Indiff\u00e9rence<\/em> \u00bb \u2014 avec <strong>D\u00e9d\u00e9<\/strong> aux mailloches puis de nouveau aux balais, il embouche son soprano d\u2019o\u00f9 coule un capiteux nectar m\u00e9lodico-m\u00e9lodieux qui vous atteint droit au coeur et au creux des portugaises.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La m\u00e9lodie du \u00ab\u00a0<em>Django\u00a0<\/em>\u00bb de John Lewis est expos\u00e9e avec une belle s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 par le Maestro <strong>Sylvain Romano<\/strong>, que Baptiste accompagne d\u2019un discret contrepoint d\u2019alto, puis reprise par le trio avec toujours <strong>Ceccarelli<\/strong> aux balais.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est magnifique et ce tr\u00e8s beau standard est magnifi\u00e9 par une interpr\u00e9tation inattendue qui lui va comme un gant.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41767\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6697-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Solo de <strong>Sylvain<\/strong>, essentiellement dans les graves de l\u2019instrument, comme le font tous les contrebassistes intelligents et sensibles. \u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur le morceau qui suit on peut entendre une s\u00e9rie d\u2019\u00e9changes (on appelle \u00e7a des 4\/4 car ils durent chacun quatre mesures) entre l\u2019alto de <strong>Baptiste<\/strong> et la batterie de <strong>D\u00e9d\u00e9<\/strong>, o\u00f9 on peut appr\u00e9cier la pertinence et la pr\u00e9cision du jeu en solo du percussionniste aussi v\u00e9t\u00e9ran que gaillard, tous deux soutenus par une contrebasse \u00e0 l\u2019assise d\u2019une in\u00e9branlable solidit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Apr\u00e8s \u00ab\u00a0<em>Anouman<\/em>\u00a0\u00bb, de Django, <strong>Baptiste<\/strong> propose une de ses compos\u00a0: un choro br\u00e9silien qui imagine le guitariste manouche dans le plus grand pays d\u2019Am\u00e9rique du Sud.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce \u00ab\u00a0<em>Choro Django\u00a0<\/em>\u00bb est tout simplement magnifique, illumin\u00e9 par un soprano v\u00e9loce et fruit\u00e9, des balais (mais combien <strong>D\u00e9d\u00e9 <\/strong>en a-t\u2019il\u00a0? 78, me semble-t-il \u2014 oui, septante huit, disent les m\u00e9tis belgo-suisses \u2014 et ces balais, il en use pour jouer de courts solos ou une sorte d\u2019accompagnement-solo parall\u00e8le au chorus de<strong>Baptiste<\/strong> tandis que <strong>Sylvain<\/strong> les observe, muet d\u2019admiration et contrebasse en main avant de les rejoindre).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce qui est sid\u00e9rant et g\u00e9nial \u00e0 <strong>Jazz in Noyon<\/strong>, c\u2019est la coexistence de styles de jazz vari\u00e9s qui cohabitent parfaitement et proposent au public l\u2019arc en ciel chamarr\u00e9 des modes de jeu de cette musique richissime et plus que centenaire.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Peu de festivals se permettent cela et <strong>Jazz in Noyon<\/strong> ne va pas chercher des stars de la chanson, du rap, de la pop ou d\u2019autres musiques p\u00e9riph\u00e9riques \u2014 qui ont, bien s\u00fbr, droit de cit\u00e9 dans leurs propres festivals \u2014 pour chercher \u00e0 tout prix \u00e0 remplir ses salles.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Baptiste<\/strong> d\u00e9bute le morceau suivant en stop chorus et c\u2019est de nouveau une valse. Puis <strong>D\u00e9d\u00e9<\/strong> se fend d\u2019un solo magistral en intro d\u2019un \u00ab\u00a0<em>Tea for Two<\/em>\u00a0\u00bb guilleret.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">C\u2019est clair, si Django avait v\u00e9cu plus longtemps il aurait adopt\u00e9 le saxophone alto comme second instrument\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ovation debout de nouveau\u00a0? Bien s\u00fbr, t\u00e9 peuch\u00e8re, cong\u00a0! Comme on dit l\u00e0-bas loin au sud de l\u2019Oise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong><span style=\"color: #993300;\">Cinqui\u00e8me journ\u00e9e<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Comme toujours my main Woman <strong>Rhoda Scott<\/strong> fait le quasi-plein.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41777\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6704-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et en cette apr\u00e8s-midi l\u00e9g\u00e8rement brumeuse c\u2019est au <strong>Th\u00e9\u00e2tre Le Chatelet<\/strong> que \u00e7a se passe pour la derni\u00e8re journ\u00e9e de Noyon in Jazz. Ca groove d\u2019embl\u00e9e \u2014 et il ne manquerait plus que \u00e7a ne groovasse point\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Lisa Cat-Berro<\/strong>, qui a compos\u00e9 le morceau, prend la premi\u00e8re un solo d\u2019alto d\u2019un lyrisme touchant, suivie par la cheffe dont l\u2019orgue pulpeux d\u00e9verse son lot de sonorit\u00e9s grasses et swingantes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41771\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6720-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Les arrangements sont tr\u00e8s int\u00e9ressants, avec un alto qui compl\u00e8te le son de groupe par de subtils contre-chants.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pour la valse qui suit, <strong>Julie Saury<\/strong> d\u00e9ploie le rythme \u00e0 trois temps sur sa batterie et c\u2019est <strong>Rhoda<\/strong> qui prend le premier chorus avec une invention m\u00e9lodique d\u2019une totale limpidit\u00e9 et une sonorit\u00e9 qui s\u2019enfle ou d\u00e9croit telles les vagues d\u2019une mer \u00e0 peine agit\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Sophie Alour<\/strong> d\u00e9livre sur ces harmonies un fort beau solo de t\u00e9nor, souvent v\u00e9loce et plein d\u2019une paisible \u00e9nergie.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le th\u00e8me suivant est aussi de <strong>Lisa Cat-Berro<\/strong> est c\u2019est \u00e0 nouveau elle qui prend le beau premier solo, suivie par sa consoeur, plus <em>punchy<\/em> au t\u00e9nor.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et c\u2019est <strong>Sophie<\/strong> seule qui expose le th\u00e8me de \u00ab\u00a0<em>Que Reste-t-il de nos Amours<\/em>\u00a0\u00bb avec un phras\u00e9 d\u2019une magnifique s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et une sonorit\u00e9 de t\u00e9nor d\u2019une grande pl\u00e9nitude tandis que <strong>Rhoda<\/strong> derri\u00e8re elle, glisse des accords feutr\u00e9s avant de prendre \u00e0 son tour un solo tout aussi m\u00e9lodique et tendre. \u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41773\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6717-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis vient une compo de <strong>Julie Saury<\/strong> (oui, les batteurs\/euses \u00e7a peut aussi composer, CQFD. Vous ne le saviez pas\u00a0?) et on sent qu\u2019on va avoir droit \u00e0 un solo de batterie tant <strong>Julie<\/strong> pousse ses compagnes d\u2019un drive \u00e0 la fois tonique et non survolt\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et ce seront en fait de micro solos que nous offrira la batteuse, judicieusement plac\u00e9s entre les interventions des trois autres.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis c\u2019est au tour de <strong>Lisa Cat-Berro<\/strong> de se produire en soliste sur une belle ballade appel\u00e9e\u2026 <em>Lisa<\/em> o\u00f9 elle d\u00e9ploiera tous les fastes d\u2019un phras\u00e9 inspir\u00e9 et d\u2019une sonorit\u00e9 subtilement aiguis\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et c\u2019est au tour d\u2019un tube <em>\u2014 Moanin\u2019<\/em>, de Bobby Timmons\u2014 de ravir le public qui claque des mains tandis que le t\u00e9nor expose le th\u00e8me avant que l\u2019orgue ne d\u00e9chaine sa foudre sonore \u00e9paisse et m\u00e9lodieuse.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Et qui voit-on soudain appara\u00eetre sur sc\u00e8ne\u00a0? My main Man (j\u2019ai pas mal de main Men et je vous les pr\u00eate quand vous voulez\u2026 si vous le valez bien, comme on dit chez L\u2019Or\u00e9al quand on est au parfum) <strong>Baptiste Herbin<\/strong> qui baptise la salle de son goupillon alto.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Am\u00e8ne-toi, <strong>Baptiste<\/strong>\u00a0! Amen et halleluyah !<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41779\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6728-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et il restera sur sc\u00e8ne pour le morceau suivant, archi funky, introduit par un court solo de <strong>Julie Saury<\/strong>, et o\u00f9 il fera un solo du tonnerre de Zeus qui aurait contraint \u2014 l\u2019eussent-ils entendu \u2014 feu Dave Sanborn et Maceo Parker \u00e0 se r\u00e9fugier en coulisses, honteux et confus.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le long solo de batterie, qui suit est admirablement construit, percutant et m\u00e9lodique, ancr\u00e9 dans le sol des toms et recourant ponctuellement aux cymbales.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ovation debout et rappel obligatoire, tu parles\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et ce rappel est un tube de Ray Charles qui appelle les claquements de mains et sur lequel les trois sax partent en une sorte de <em>chase<\/em> d\u00e9lirant avant que le public ne soit amen\u00e9 \u00e0 chanter Oh et Ah.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ceux qui suivent sont tout simplement un tentet de tueurs en s\u00e9rie d\u00e9moniaques et patibulaires que \u2014 si vous ne connaissez pas leurs noms \u2014 vous allez vouloir d\u00e9couvrir sans tarder.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">J\u2019\u00e9num\u00e8re\u00a0: trois claviers\u00a0: on ne fait pas \u00e0 moins\u00a0! Deux batteries (qui dit moins\u00a0?). Trois souffleurs, d\u2019anches ou d\u2019embouchure, plus une basse et une guitare, le tout pour la modique somme de\u2026 Je vous laisse deviner. Pas de trombone(s)\u00a0? Non, et si \u00e7a vous peine, allez en acheter un\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41781\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6737.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"637\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6737.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6737-300x225.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6737-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Tout ce fatras instrumental improbable a \u00e9t\u00e9 m\u00fbri et concoct\u00e9 par Monsieur <strong>Laurent Cugny<\/strong>, compositeur-arrangeur et clavi\u00e9riste \u00e9m\u00e9rite.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et voici ce que \u00e7a donne en <em>live on ze bloody stage<\/em> @ Jazz in Noyon\u00a0: C\u2019est le sax soprano (<strong>Martin Guerpin<\/strong>) qui chorusse le premier avec un phras\u00e9 ductile sur le fond sonore sans fond des claviers (<strong>Laurent Cugny<\/strong>,<strong>Laurent Marode<\/strong>,<strong> Laurent De Wilde<\/strong> \u00ad\u2014 en remplacement de Pierre de Bethmann, souffrant, et trois Laurents, \u00e7a le fait grave\u00a0!), des batteries (<strong>St\u00e9phane Huchard<\/strong>,<strong> Antoine Paganotti<\/strong>), de la contrebasse (<strong>J\u00e9r\u00f4me Regard<\/strong>) et de la guitare (<strong>Manu Codjia<\/strong>).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La trompette (<strong>Quentin Ghomari<\/strong>) vient ensuite le relayer et son timbre d\u2019une grande clart\u00e9 est un r\u00e9gal.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41783\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731.jpg\" alt=\"\" width=\"2092\" height=\"2092\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731.jpg 2092w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-1536x1536.jpg 1536w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-2048x2048.jpg 2048w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-1000x1000.jpg 1000w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6731-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 2092px) 100vw, 2092px\" \/><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Puis c\u2019est au tour de la clarinette basse (<strong>St\u00e9phane Guillaume<\/strong>, \u00e9galement au sax t\u00e9nor) qui \u00e9maille son solo de petites plages de silence.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0Sur le morceau suivant vient un solo de guitare \u00e9lectrique \u00e9lectrisant et d\u2019une sinuosit\u00e9 magnifiquement reptilienne, et c\u2019est de nouveau la guitare qui \u2014 apr\u00e8s les feulements de l\u2019orgue Hammond \u2014 est en vedette, avec le m\u00eame \u00e0-propos, dans le th\u00e8me qui suit.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Cette musique est en partie bas\u00e9e sur des compos jazz et pop des ann\u00e9es 60\/70\/80 qu\u2019elle revisite avec une intelligence, une pertinence, une sensibilit\u00e9 impressionnantes.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Cette musique est faite pour la guitare et les claviers \u00e9lectriques, et <strong>Laurent Cugny<\/strong> a bien fait d\u2019y inclure deux batteries et une contrebasse plut\u00f4t qu\u2019une basse \u00e9lectrique.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Quant aux souffleurs, qui sont clairement jazz-jazz, ils apportent \u00e0 l\u2019ensemble une fra\u00eecheur et une fluidit\u00e9 qui fait grand bien \u00e0 ou\u00efr.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-41785\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734.jpg\" alt=\"\" width=\"2339\" height=\"2339\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734.jpg 2339w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-1536x1536.jpg 1536w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-2048x2048.jpg 2048w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_6734-100x100.jpg 100w, 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S\u2019ils ont accept\u00e9 de se r\u00e9unir sous la houlette de <strong>Laurent Cugny<\/strong>, c\u2019est \u00e9videmment parce qu\u2019ils ont vu l\u00e0 une occasion de participer \u00e0 une aventure in\u00e9dite qui fait faire un nouveau tour de piste \u00e0 des musiques jeunes de quelques d\u00e9cennies et qui n\u2019ont pas pris une ride, en leur ajoutant quelques compos du leader.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Le morceau suivant, \u00ab\u00a0<em>Freedom Jazz Dance<\/em>\u00a0\u00bb, d\u2019Eddie Harris, exige des souffleurs une mise en place ultra pr\u00e9cise pour l\u2019expos\u00e9 du th\u00e8me et ce sont eux qui se partageront les solos, offrant une palette de couleurs sonores magnifique et fort convaincante.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">La guitare les suit en un solo hallucin\u00e9 et spatial, puis les deux batteries font r\u00e9sonner leurs toms et cr\u00e9piter leurs cymbales avant la reprise du th\u00e8me.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur le morceau final <em>(\u00ab\u00a0Carry on<\/em>\u00a0\u00bb de Crosby, Stills &amp; Nash totalement m\u00e9tamorphos\u00e9) le tentet se d\u00e9chaine et <strong>St\u00e9phane Guillaume<\/strong> offre le solo de t\u00e9nor qui tue raide, \u00e9paul\u00e9 par des comparses qui tous tutoient les sommets d\u2019un funk qui n\u2019a absolument rien \u00e0 envier \u00e0 ses cousins d\u2019outre-Atlantique.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et pour le rappel, c\u2019est \u2014 devinez qui\u00a0? \u2014 <strong>Baptiste<\/strong>, bien s\u00fbr, qui vient compl\u00e9ter le trio de souffleurs sur le \u00ab\u00a0<em>Mood Indigo<\/em>\u00a0\u00bb de Duke Ellington.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a0C\u2019est dans les vieux pots\u2026, comme chacun sait, et cette bande de jeunes potes laisse une large place \u00e0 leur invit\u00e9 qui nous gratifie d\u2019un splendide solo d\u2019alto que ses comparses qui ne l\u2019accompagnent pas observent et \u00e9coutent avec autant de plaisir et de ravissement que le public avant que les autres souffleurs puis la guitare ne viennent le relayer avec chacun son timbre et son phras\u00e9 propre.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Beaut\u00e9, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, partage, qualit\u00e9 et quantit\u00e9\u2026 n\u2019en jetez plus\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Jazz in Noyon<\/strong> \u00e7a aura \u00e9t\u00e9 tout cela et plus encore. Et l\u2019apr\u00e8s-midi du dimanche six octobre 2024 fut une sorte de concentr\u00e9 de tout cela. Un grand moment de jazz \u00e0 marquer d\u2019une pierre blanche.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et pourquoi seulement une, direz-vous\u00a0? Je vous laisse \u00e0 l\u2019aise r\u00e9pondre \u00e0 cette question \u00e9pineuse pos\u00e9e dans l\u2019Oise cet automne.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/youtu.be\/ss6wS_kVt-4?si=uEzWNjjhPkcLQxrA\"><span style=\"color: #993300;\"><em><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Voir l&rsquo;extrait vid\u00e9o<\/span><\/strong><\/em><\/span><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">PS : Chapeau bas \u00e0 <b>Philippe Laredo<\/b>, directeur de <a href=\"https:\/\/jazzinnoyon.fr\"><strong>Jazz in Noyon<\/strong><\/a>, et \u00e0 son fils <strong>Lucas<\/strong>, grand cuisinier v\u00e9g\u00e9tarien qui en a converti plus d\u2019un \u00e0 la d\u00e9gustation sans viande ni poisson.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">PPS\u00a0: Le co-programmateur de Noyon in Jazz n\u2019est autre que mon <em>lider maximo<\/em> pr\u00e9f\u00e9r\u00e9\u00a0: <strong>Jacques \u00ab\u00a0<em>Jack<\/em>\u00a0\u00bb Pauper<\/strong>, par ailleurs patron de couleursjazz.fr, sans lequel vous ne sauriez rien de Noyon in Jazz vu qu\u2019aucun autre journaliste ne s\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 pour en rendre compte, Auguste\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14pt;\">\u00a9Photos Jacques Pauper pour Couleurs Jazz<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Premier soir Je suis \u00e0 peine arriv\u00e9 \u00e0 Noyon \u2014 o\u00f9 je suis venu chroniquer le festival de jazz \u2014 que d\u00e9j\u00e0 je sens que je tombe amoureux de cette&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":178,"featured_media":41788,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[70,13,2526],"tags":[1101,3710,1094,3308,3254,8482,3336,138,1714,3151,3335,3437,7067,8461,69,1342,3703,3334,110,1107,1095],"class_list":{"0":"post-41790","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-a-la-une","8":"category-actualite","9":"category-place-du-jazz","10":"tag-baptiste-herbin-fr","11":"tag-elie-martin-charriere-fr","12":"tag-emmanuel-harang-fr-2","13":"tag-francis-lockwood-fr","14":"tag-jerome-regard-fr","15":"tag-juan-villarroel-fr","16":"tag-julie-saury-fr","17":"tag-laurent-coulondre","18":"tag-laurent-cugny","19":"tag-laurent-de-wilde-fr","20":"tag-lisa-cat-berro-fr","21":"tag-manu-codjia-fr","22":"tag-mark-priore-fr","23":"tag-martin-guerpin-fr","24":"tag-mederic-collignon","25":"tag-michael-olivera","26":"tag-quentin-ghomari-fr","27":"tag-rhoda-scott-fr","28":"tag-sophie-alour","29":"tag-sylvain-romano-fr","30":"tag-yvan-robilliard-fr-2"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41790","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/178"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=41790"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41790\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":42312,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41790\/revisions\/42312"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/41788"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=41790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=41790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}