{"id":35759,"date":"2023-01-07T22:37:26","date_gmt":"2023-01-07T21:37:26","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=35759"},"modified":"2023-01-07T16:50:10","modified_gmt":"2023-01-07T15:50:10","slug":"ces-voix-males-que-lon-voit-mal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/ces-voix-males-que-lon-voit-mal\/","title":{"rendered":"Ces voix m\u00e2les que l\u2019on voit mal&#8230;"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>\u00a0&#8230;ou que l\u2019on entend peu, si vous pr\u00e9f\u00e9rez.<\/strong><\/span><\/h3>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Dans les bacs \u00ab\u00a0jazz\u00a0\u00bb des disquaires \u2014 ceux qu\u2019il reste encore dans ce monde o\u00f9 la musique est de plus en plus d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e \u2014 les voix f\u00e9minines tiennent le haut du pav\u00e9. Que ce soit celles des divas ou des voix mineures d\u2019autrefois par le biais des r\u00e9\u00e9ditions ou celles des chanteuses qu\u2019on pr\u00e9sente, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, comme leurs h\u00e9riti\u00e8res\u00a0: <strong>Madeleine Peyroux, Melody Gardot, Norah Jones<\/strong>\u2026 pour les plus jeunes, <strong>Dianne Reeves, Cassandra Wilson, Diana Krall<\/strong>\u2026 pour leurs a\u00een\u00e9es. Sans parler de nos voix hexagonales\u00a0:<strong> Anne Ducros, Elisabeth Kontomanou, La\u00efka Fatien<\/strong>\u2026 ou plus r\u00e9cemment<strong> Mina Agossi, Lou Tavano, Cyrille Aim\u00e9e, Leila Martial\u2026<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Et les hommes dans tout \u00e7a\u00a0? Pour les v\u00e9t\u00e9rans, morts (<strong>Mel Torm\u00e9, Mark Murphy, Andy Bey, Kevin Mahogany<\/strong>\u2026) ou vivants, \u00e0 part <strong>Frank Sinatra, Nat \u00ab\u00a0King\u00a0\u00bb Cole<\/strong> et peut-\u00eatre <strong>Tony Bennett<\/strong>, \u00a0leur prestige reste toujours en-de\u00e7\u00e0 de celui de leurs consoeurs.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Quant aux plus jeunes, trois t\u00eates d\u2019affiches \u00e9mergent du lot : aux USA, <strong>Gregory Porter <\/strong>et<strong> Kurt Elling<\/strong>, que j\u2019ai d\u2019abord consid\u00e9r\u00e9 comme un sous-<strong>Mark Murphy<\/strong> mais qui a fini par me convaincre qu\u2019il m\u00e9ritait quelque peu mon estime.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur le Vieux Continent parade en t\u00eate le plus jeune des trois\u00a0: <strong>Jamie Cullum<\/strong>, qui flirte souvent avec la pop mais qui reste un vocaliste jazz remarquable quand il le veut.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ce n\u2019est donc pas de ces trois stars largement m\u00e9diatis\u00e9es que je me propose ici de vous entretenir mais de la cohorte \u2014 car ils sont nombreux \u2014 des voix m\u00e2les peu ou mal entendues, particuli\u00e8rement de celles qui fleurissent en Europe.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>David Linx, Thierry P\u00e9ala, Lo\u00efs Le Van, Kevin Norwood, Manu Domergue<\/strong>\u2026 dans l\u2019Hexagone, <strong>Ian Shaw<\/strong> outre-Manche, feu <strong>Gabor Winand<\/strong> en Hongrie, <strong>Grzegorz Karnas<\/strong> en Pologne, <strong>Michael Schiefel<\/strong> en Allemagne, <strong>Andreas Schaerer<\/strong> en Suisse\u2026 autant de noms dont pas un n\u2019atteint la notori\u00e9t\u00e9 des chanteuses pr\u00e9cit\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pourquoi cet ostracisme envers les voix m\u00e2les\u00a0? La raison principale me semble \u00eatre que les voix aig\u00fces ont toujours attir\u00e9 davantage l\u2019oreille humaine que les voix graves, toutes musiques confondues.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">A l\u2019\u00e9poque baroque la vogue des castrats en est l\u2019exemple le plus frappant et leur \u00ab\u00a0r\u00e9surrection\u00a0\u00bb par le biais des haute-contres contemporains en est la confirmation. D\u2019<strong>Alfred Deller<\/strong> \u00e0 <strong>Philippe Jaroussky<\/strong> en passant par<strong> James Bowman <\/strong>ou <strong>Ren\u00e9 Jacobs<\/strong>, on ne compte pas les voix aig\u00fces dont la notori\u00e9t\u00e9 d\u00e9passe celle de leurs confr\u00e8res barytons ou basses. Dans le domaine du bel canto, les t\u00e9nors ont toujours \u00e9t\u00e9 plus appr\u00e9ci\u00e9s par le public que les voix plus graves et les stars dans ce domaine sont davantage <strong>Luciano Pavarotti, Placido Domingo, Alfredo Kraus<\/strong> ou <strong>Roberto Alagna<\/strong> que les barytons <strong>Dietrich Fischer-Diskau<\/strong> ou <strong>Hans Sotin<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Chez les femmes, de m\u00eame, les sopranos sont les plus c\u00e9l\u00e8bres et aucune contralto \u2014 sauf peut-\u00eatre la regrett\u00e9e <strong>Kathleen Ferrier<\/strong> \u2014 ne peut rivaliser de renom avec <strong>Maria Callas, Marylin Horne, Montserrat Caball\u00e9, Jessye Norman\u00a0<\/strong>ou<strong> Barbara Hendricks<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Que cette app\u00e9tence envers l\u2019aigu se retrouve dans le domaine du jazz n\u2019a donc rien d\u2019\u00e9tonnant. Dans ce contexte, la voix masculine peut sembler \u00ab\u00a0fragile\u00a0\u00bb et peu spectaculaire. De fait, si l\u2019on excepte les blues shouters qui fleurissaient par exemple au sein des orchestres de Count Basie (<strong>Big Joe Turner, Joe Williams<\/strong>\u2026) les vocalistes masculins avaient plut\u00f4t tendance \u00e0 cultiver une certaine d\u00e9licatesse de timbre.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Jimmy Scott, Johnny Hartman, Chet Baker <\/strong>ou <strong>Andy Bey<\/strong> en sont de bons exemples et tous officiaient davantage dans de petites formations que soutenus par les big bands o\u00f9 leurs consoeurs tenaient la vedette.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Les voix masculines, en jazz, ont donc quelques obstacles \u00e0 surmonter pour s\u2019imposer et ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 afficher une forte singularit\u00e9 afin de se d\u00e9marquer dans un paysage o\u00f9 dominent les instrumentistes virtuoses et les voix f\u00e9minines aux timbres et aux phras\u00e9s souvent spectaculaires.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Quel m\u00e2le vocaliste peut ainsi rivaliser avec le scat ou la tessiture impressionnants d\u2019une <strong>Sarah Vaughan<\/strong>, d\u2019une <strong>Ella Fitzgerald<\/strong>, d\u2019une <strong>Anita O\u2019Day<\/strong>, d\u2019une <strong>Betty Carter,<\/strong> d\u2019une <strong>Dianne Reeves<\/strong> ou d\u2019une <strong>C\u00e9cile McLorin-Salvant<\/strong>\u00a0?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Chez les voix m\u00e2les, c\u2019est donc \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 la virtuosit\u00e9 qu\u2019il faut \u00eatre sensible et c\u2019est par leur sensibilit\u00e9 que ces messieurs se distinguent particuli\u00e8rement, la plupart du temps.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur un de ses nombreux disques (\u00ab\u00a0<em>One Heart, Three Voices<\/em>\u00a0\u00bb\/E-Motive\u20142005), <strong>David<\/strong> <strong>Linx<\/strong> est flanqu\u00e9 de la Hollandaise <strong>Fay Claassen<\/strong> et de l\u2019Italienne <strong>Maria Pia De Vito<\/strong>. Tous trois interpr\u00e8tent a capella le standard de Cole Porter \u00ab\u00a0<em>Ev\u2019ry Time We Say Goodbye\u00a0<\/em>\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35752\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"1292\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH-197x300.jpg 197w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH-674x1024.jpg 674w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/David-Linx-1NBCJH-768x1167.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il est d\u00e9lectable de savourer la compatibilit\u00e9 de ces trois timbres qui alternent avant de clore le morceau \u00e0 l\u2019unisson. Passionnant \u00e9galement de comparer leur version avec celle de <strong>Sarah Vaughan<\/strong> (\u00ab\u00a0<em>After Hours<\/em>\u00a0\u00bb\/Roulette\u20141961) en petit comit\u00e9 (seules la guitare de Mundell Lowe et la contrebasse de George Duvivier l\u2019accompagnent) ou avec celle de <strong>Betty Carter et Ray Charles<\/strong> (\u00ab<em> Ray Charles and Betty Carter<\/em>\u00a0\u00bb\/ABC\u20141961), deux versions en tempo lent que nos trois Europ\u00e9ens connaissent, bien \u00e9videmment.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Linx <\/strong>a ici choisi de porter l\u2019attention sur le timbre des voix en privil\u00e9giant un phras\u00e9 d\u2019une lenteur inhabituelle et bienvenue. A l\u2019oppos\u00e9, quand il chante en compagnie de la vocaliste portugaise <strong>Maria Joao<\/strong> \u00e0 la personnalit\u00e9 extravertie et au phras\u00e9 capricant (\u00ab<em>\u00a0Follow the Songlines<\/em>\u00a0\u00bb\/Na\u00efve\u20142008), le chanteur belge d\u00e9ploie une puissance plus \u00e9vidente et utilise davantage sa remarquable tessiture. Soit une palette expressive dont peu de ses confr\u00e8res sont capables, ce qui explique sans doute pourquoi <strong>Linx<\/strong> se confronte davantage qu\u2019eux \u00e0 des voix f\u00e9minines et ne craint pas de se faire accompagner par de grandes formations comme l\u2019Orchestre National de Porto sur l\u2019enregistrement pr\u00e9cit\u00e9 ou ailleurs par le Brussels Jazz Orchestra. Il a par ailleurs enregistr\u00e9 r\u00e9cemment en duo avec le bassiste belge Michel Hatzigeorgiou\u00a0(\u00ab\u00a0<em>The Word Smith<\/em>\u00a0\u00bb\/Sound Surveyor\u20142018) : un exercice p\u00e9rilleux dont il se sort magnifiquement et qu\u2019aucun chanteur n\u2019avait \u00e0 ma connaissance tent\u00e9 avant lui. Seules quelques rares chanteuses s\u2019y sont risqu\u00e9es, mais avec des contrebassistes\u00a0: <strong>Sheila Jordan<\/strong> avec Harvie Swartz, <strong>Karin Krog<\/strong> avec Red Mitchell et NH\u00d8P,<strong> Maria Pia DeVito<\/strong> avec Silvia Bolognesi et plus r\u00e9cemment <strong>Jen Shuy<\/strong> avec Mark Dresser,<strong> Rebecca Martin<\/strong> avec son mari Larry Grenadier\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Jeune quinquag\u00e9naire, <strong>David Linx<\/strong> fait figure de v\u00e9t\u00e9ran parmi les chanteurs de jazz europ\u00e9ens dont certains ont \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9s par lui voire ont \u00e9t\u00e9 ses \u00e9l\u00e8ves.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=FyUcPek2Lr4&amp;list=RDEMbqUiSznG3IaSF3PMovwmzA&amp;start_radio=1\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=FyUcPek2Lr4&amp;list=RDEMbqUiSznG3IaSF3PMovwmzA&amp;start_radio=1<\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Faisons donc un tour d\u2019horizon de ces voix m\u00e2les du Vieux Continent en commen\u00e7ant par un autre jeune v\u00e9t\u00e9ran\u00a0(qui fut entre autres le prof de Jamie Cullum)\u00a0: le Gallois <strong>Ian<\/strong> <strong>Shaw,<\/strong> n\u00e9 en 1962.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35715\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"1272\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw-200x300.jpg 200w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw-684x1024.jpg 684w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Shaw-768x1149.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">De trois ans l\u2019ain\u00e9 de <strong>Linx<\/strong>, <strong>Shaw<\/strong> pr\u00e9sente plusieurs similarit\u00e9s avec ce dernier : d\u2019une part il aime se confronter \u00e0 des consoeurs telles que les Britanniques <strong>Claire Martin <\/strong>ou<strong> Liane Carroll<\/strong>, d\u2019autre part il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 s\u2019acoquiner avec des big bands.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Par contre il est, davantage que son confr\u00e8re belge,\u00a0attir\u00e9 par les accompagnateurs d\u2019outre-Atlantique comme les pianistes Billy Childs ou Cedar Walton (\u00ab\u00a0<em>In a New York Minute\u00a0<\/em>\u00bb\/Milestone\u20141999\u00a0; \u00ab\u00a0<em>Soho Stories<\/em>\u00a0\u00bb\/Milestone\u20142001).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Shaw<\/strong> compose \u00e9galement moins fr\u00e9quemment que <strong>Linx<\/strong> et son r\u00e9pertoire de standards s\u2019\u00e9tend \u00e0 des compositions pop contemporaines, de <strong>Joni Mitchell<\/strong> par exemple. Il va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 inclure le hit \u00ab<em>\u00a0Human Nature\u00a0<\/em>\u00bb rendu c\u00e9l\u00e8bre par Michael Jackson, dont il a donn\u00e9 une interpr\u00e9tation nettement plus acoustique que celle de Miles Davis (\u00ab\u00a0<em>The Abbey Road Sessions<\/em>\u00a0\u00bb\/Splash Point\u20142011).<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Ian Shaw<\/strong> poss\u00e8de un timbre chaleureux, un phras\u00e9 flexible et un charisme ind\u00e9niable et j\u2019allais oublier de mentionner le fait qu\u2019il lui arrive de s\u2019accompagner au piano. On se demande pourquoi les programmateurs hexagonaux ne lui font pas plus souvent prendre l\u2019Eurostar pour venir ravir les oreilles des auditeurs Fran\u00e7ais\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Both Sides Now \u2014 Ian Shaw\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/TQo0ipVmhUc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Un autre Britannique (d\u2019origine, puisqu\u2019en fait il est n\u00e9 \u00e0 Avignon et a pass\u00e9 sa vie en France) c\u2019est <strong>Kevin Norwood<\/strong>. Pour le pr\u00e9senter, je passe momentan\u00e9ment le micro \u00e0 mon vieux pote David Linx, qui est l\u2019auteur des notes de pochette de son premier disque (\u00ab\u00a0<em>Reborn<\/em>\u00a0\u00bb\/Ajmis\u00e9ries\u20142015)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Voici <\/em><strong><em>Kevin Norwood<\/em><\/strong><em>, nouveau venu dans le paysage du jazz vocal fran\u00e7ais avec la voix chaudement haut perch\u00e9e, une rondeur dans le son tr\u00e8s agr\u00e9able qui nous rappelle la douceur et le swing d\u2019une jeune <strong>Betty Carter<\/strong>. La souplesse est surprenante et l\u2019approche de l\u2019improvisation nous ram\u00e8ne \u00e0 un jazz vocal masculin un peu d\u00e9laiss\u00e9 depuis un temps, \u00e0 la fois actuel et empreint d\u2019une certaine m\u00e9lancolie. Il est accompagn\u00e9 par de jeunes musiciens hautement accomplis et cr\u00e9atifs qui rendent le tout tr\u00e8s coh\u00e9rent. Un vrai son de groupe dont le vocaliste <strong>Kevin Norwood<\/strong> fait partie \u00e0 part enti\u00e8r<\/em>e\u00a0\u00bb \u00e9crit <strong>David<\/strong>, qui s\u2019y conna\u00eet plus qu\u2019un peu.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/kEVIN-Norwood.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35719\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/kEVIN-Norwood.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"567\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/kEVIN-Norwood.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/kEVIN-Norwood-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/kEVIN-Norwood-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Pas grand chose \u00e0 ajouter \u00e0 cela sinon que <strong>Norwood<\/strong> compose l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du r\u00e9pertoire, paroles et musique, ce qui est d\u2019autant plus remarquable que ces paroles et cette musique sont\u2026 remarquables\u00a0! Voil\u00e0 un musicien autant que chanteur (il est par ailleurs instrumentiste de formation, saxophoniste pour \u00eatre pr\u00e9cis) qui m\u00e9rite largement le d\u00e9tour d\u2019autant plus que le groupe qui l\u2019accompagne est de premi\u00e8re bourre. Son second album (\u00ab\u00a0Hope\u00a0\u00bb\/Onde music\u20142021) avec la m\u00eame \u00e9quipe, qui utilise \u00e7a et l\u00e0 l\u2019\u00e9lectronique de fa\u00e7on plut\u00f4t pertinente, affiche une belle maturit\u00e9 car la voix a gagn\u00e9 en profondeur et en nuances. Par ailleurs Norwood laisse au trio qui l\u2019accompagne de belles plages pour improviser. Ce n\u2019est donc pas un disque o\u00f9 le chanteur se met en avant. Il est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 un quartet soud\u00e9 dont l\u2019empathie est palpable. Chaudement recommand\u00e9 donc\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Kevin Norwood quartet Reborn\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/pV4XU5FdTS4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Grzegorz Karnas<\/strong>, lui, est un ph\u00e9nom\u00e8ne. Pour vous situer le gaillard, quand il est venu se pr\u00e9senter au concours de chant jazz du <em>Festival de Crest<\/em> (dans la Dr\u00f4me), voici quelques ann\u00e9es, il a fait le trajet depuis sa Pologne natale\u2026 en auto stop\u00a0! Plut\u00f4t couillu, non\u00a0? Il a gagn\u00e9 le concours, \u00e9videmment. Depuis il a enregistr\u00e9 pas mal, en Pologne (\u00ab\u00a0<em>Karnas\u00a0<\/em>\u00bb\/Hevhetia\u20142011) ou en Hongrie (\u00ab\u00a0<em>Vanga\u00a0<\/em>\u00bb\/BMC\u20142014), tourn\u00e9 en Europe ou en Chine, cr\u00e9\u00e9 un festival et un concours de chant jazz dans sa ville natale de Zory, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re slovaque. Une ancienne ville mini\u00e8re que rien ne pr\u00e9disposait \u00e0 voir\/entendre d\u00e9barquer des foules jazzophiles et chantantes. <\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_35712\" style=\"width: 860px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/karnas-closeup-2-by-bogdan-krezel-copie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-35712\" class=\"size-full wp-image-35712\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/karnas-closeup-2-by-bogdan-krezel-copie.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"566\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/karnas-closeup-2-by-bogdan-krezel-copie.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/karnas-closeup-2-by-bogdan-krezel-copie-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/karnas-closeup-2-by-bogdan-krezel-copie-768x511.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-35712\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Photo zory 9-16.08.2020. voicingers festiwal &#8211;\u00a0Bogdan Krezel<\/p><\/div>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Bref, <strong>Grzegorz <\/strong>est un d\u00e9brouillard. Et sa voix\u00a0? Un timbre assez haut perch\u00e9, d\u2019une grande douceur ou d\u2019une grande puissance, une voix surprenante, envo\u00fbtante m\u00eame par sa capacit\u00e9 \u00e0 cr\u00e9er la surprise et \u00e0 se m\u00ealer aux instruments qui l\u2019accompagnent dont le violoncelle d\u2019Adam Oles ou le cymbalum de Miklos Lukacs. <strong>Grzegorz <\/strong>est musicien-chanteur qui vaut vraiment le d\u00e9tour et on commence heureusement \u00e0 l\u2019entendre en France et partout o\u00f9 <strong>Voicingers<\/strong> a essaim\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 son \u00e9nergie cr\u00e9atrice et organisatrice.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Grzegorz Karnas Quartet - Dwie wie\u017ce (Live in Beijing)\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/hKi5XUK1fuY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Allez, on passe quelques fronti\u00e8res pour aller en Hongrie o\u00f9 r\u00e9sidait un autre vocaliste, lui aussi saxophoniste de formation et malheureusement d\u00e9c\u00e9d\u00e9 il y a peu\u00a0: le singulier <strong>Gabor Winand<\/strong>. Singulier car quand il ne chante pas de paroles, il module en scat des sons parfois inou\u00efs avec un phras\u00e9 d\u2019une grande souplesse et des plus int\u00e9ressants. Sur le plus ancien disque de lui que je poss\u00e8de (\u00ab\u00a0<em>Agent Spirituel\u00a0<\/em>\u00bb \u2014 en fran\u00e7ais dans le texte \u2014 publi\u00e9 en 2003 sur le label BMC), il est accompagn\u00e9 d\u2019une flop\u00e9e de compatriotes magyars, dont l\u2019excellent guitariste Gabor Gado.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35722\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"1065\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT-239x300.jpg 239w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT-817x1024.jpg 817w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/PORTRAIT-GABOR-WINAND-ITSVAN-HUSZIT-768x962.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur le second (\u00ab\u00a0<em>Different Gardens<\/em>\u00a0\u00bb\/BMC\u20142004), idem, mais le troisi\u00e8me (\u00ab\u00a0<em>Fabulas\u00a0<\/em>\u00bb, toujours sur BMC, qui veut dire Budapest Music Center, en 2009) le voit flanqu\u00e9 de deux musiciens \u00e9trangers\u00a0: le pianiste cubain Ramon Valle et le trompettiste hollandais Eric Vloeimans, deux pointures de niveau international que je ne vous ferai pas l\u2019insulte de vous pr\u00e9senter. Dans ce contexte \u2014 comme d\u2019ailleurs sur les CDs pr\u00e9cit\u00e9s \u2014 <strong>Gabor Winand<\/strong> fait montre d\u2019une belle inventivit\u00e9, magistralement second\u00e9 par ses comparses cubano-batave sur un r\u00e9pertoire compos\u00e9 par lui-m\u00eame ou par Valle. Un s\u00e9rieux client, donc, que ce Hongrois qu\u2019on a pu entendre \u00e0 quelques reprises en France, mais pas assez souvent \u00e0 mon go\u00fbt.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Jazzero-G\u00e1bor Winand\" width=\"1080\" height=\"810\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/LqLYgz-oC60?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Apr\u00e8s ce petit tour derri\u00e8re l\u2019ex-rideau de fer, retournons vers l\u2019ouest\u00a0!\u00a0 En Suisse, plus pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 s\u00e9vit un autre ph\u00e9nom\u00e8ne\u00a0: <strong>Andreas Schaerer<\/strong>, dont le gosier et le larynx rec\u00e8lent l\u2019un des potentiels vocaux les plus diversifi\u00e9s qui se puissent trouver.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Qu\u2019il chante des paroles, qu\u2019il scatte ou qu\u2019il fasse le human beat box,<strong> Schaerer<\/strong> a toute les chances de vous \u00e9tonner et de vous enchanter. Ce magicien helv\u00e8te \u2014 qui est \u00e9galement compositeur et fut guitariste \u00e0 l\u2019adolescence \u2014 se produit dans une multitude de contextes\u00a0: avec son groupe r\u00e9gulier Hildegard Lernt Fliegen (Hildegard apprend \u00e0 voler en VF), en duo avec son compatriote le percussionniste Lucas Niggli (\u00ab\u00a0Arcanum\u00a0\u00bb\/Intakt\u20142014), en grand orchestre (arrang\u00e9 par ses soins), et plus r\u00e9cemment au sein d\u2019un quartette europ\u00e9en de tr\u00e8s haute vol\u00e9e compl\u00e9t\u00e9 par \u00ab\u00a0nos\u00a0\u00bb incomparables Emile Parisien et Vincent Peirani et par le fabuleux pianiste allemand Michael Wollny (\u00ab\u00a0<em>Out of Land\u00a0<\/em>\u00bb\/ACT\u20142017). Difficile de dire du mal d\u2019une seule de ces formations\u00a0: <strong>Andreas<\/strong> <strong>Schaerer<\/strong> et ses comparses y sont irr\u00e9prochables, inventifs, enthousiasmants\u00a0! Par ailleurs <strong>Schaerer<\/strong> a collabor\u00e9 avec nombre d\u2019autres artistes, de <strong>Bobby McFerrin<\/strong> au saxophoniste britannique Soweto Kinch en passant par le guitariste finlandais Kalle Kalima. C\u2019est peu dire qu\u2019on se l\u2019arrache\u00a0! Quiconque passe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019art de cet helv\u00e8te \u00e0 la fois sage et fou ne sait pas ce qu\u2019il rate et est franchement \u00e0 plaindre. Se priver du r\u00e9gal qu\u2019est l\u2019\u00e9coute de ce vocaliste exceptionnel rel\u00e8ve proprement du masochisme le plus pitoyable.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Parisien - Peirani - Schaerer - Wollny &quot;Out of Land&quot;\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/FAKio4qfeqM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Allez, on passe en Allemagne\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">En RFA nous attend <strong>Michael Schiefel<\/strong>. Ce jeune quinquag\u00e9naire ne sort sans doute pas aussi souvent des fronti\u00e8res de son pays natal que son confr\u00e8re suisse cit\u00e9 plus haut, et son art ne poss\u00e8de pas la m\u00eame envergure que celui de ce dernier. <\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Michael_Schiefel_1_c_Stefanie_Marcus.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35717\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Michael_Schiefel_1_c_Stefanie_Marcus.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"605\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Michael_Schiefel_1_c_Stefanie_Marcus.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Michael_Schiefel_1_c_Stefanie_Marcus-300x214.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Michael_Schiefel_1_c_Stefanie_Marcus-768x547.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Il reste cependant un vocaliste attachant qui a fr\u00e9quemment recours \u00e0 l\u2019\u00e9lectronique pour accompagner sa voix. A part son sympathique solo \u2014 en re-recording \u2014 (\u00ab\u00a0<em>Don\u2019t Touch my Animals\u00a0<\/em>\u00bb\/ACT\u20142006) et ses enregistrements avec le groupe germanique <strong>JazzIndeed,<\/strong> ses disques les plus int\u00e9ressants me semblent \u00eatre ceux qu\u2019il a enregistr\u00e9s \u00e0 Budapest : celui qui l\u2019associe \u00e0 son compatriote le pianiste Carsten Daerr et \u00e0 deux Hongrois, l\u2019excellent bassiste Matyas Szandai et le superbe joueur de cymbalum Miklos Lukacs (\u00ab\u00a0Gondellied in Sahara\u00a0\u00bb\/BMC\u20142010) et le trio qu\u2019il forme avec le m\u00eame Lukacs et le magnifique violoncelliste J\u00f6rg Brinkmann (\u00ab\u00a0<strong>Platypus Trio<\/strong>\u00a0\u00bb\/BMC\u20142014). Sa voix, en scat ou chantant des paroles, y d\u00e9ploie une belle palette de nuances et affiche une grande aisance rythmique. Depuis <strong>Schiefel<\/strong> a enregistr\u00e9 plusieurs CDs entre autres pour le label Traumton mais je n\u2019ai eu l\u2019occasion que d\u2019en \u00e9couter quelques extraits sur le net qui m\u2019ont confirm\u00e9 que ce chanteur \u00e9tait une valeur s\u00fbre.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Clocks - Michael Schiefel &amp; Dan\u00edel Fri\u00f0rik B\u00f6\u00f0varsson\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/f2j4wNxrkPI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Retour dans notre cher Hexagone\u00a0! On y rencontre <strong>Thierry P\u00e9ala<\/strong>, un presque v\u00e9t\u00e9ran du chant jazz en France, qui enseigne beaucoup \u2014 comme <strong>David Linx, Lo\u00efs Le Van <\/strong>ou<strong> Manu Domergue<\/strong> \u2014 et transmet ainsi sa passion du chant \u00e0 de nouvelles g\u00e9n\u00e9rations de vocalistes.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35710\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"850\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Thierry-Peala-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Je poss\u00e8de trois de ses disques. Sur le premier CD (\u00ab\u00a0<em>Inner Traces\u00a0<\/em>\u00bb\/Na\u00efve\u20142000), il se consacre \u00e0 des compositions de Kenny Wheeler, ce qui n\u2019est pas fr\u00e9quent pour un vocaliste. Il invite par ailleurs Wheeler \u00e0 le rejoindre sur quelques morceaux (au bugle et \u00e0 la trompette) ainsi que sa fr\u00e9quente partenaire la grande chanteuse britannique <strong>Norma Winstone<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Outre l\u2019originalit\u00e9 du projet,\u00a0 on voit tout de suite o\u00f9 se situe l\u2019esth\u00e9tique de <strong>Peala<\/strong>\u00a0: un jazz intimiste et m\u00e9lodique ou sa voix d\u2019une grande douceur \u2014 mais pas d\u00e9pourvue de tonus \u2014 fait merveille et o\u00f9 son scat souple est un r\u00e9gal.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Sur cet enregistrement, comme sur les deux suivants, il est accompagn\u00e9 par l\u2019excellent pianiste Bruno Angelini, qui compose la plus grande partie du r\u00e9pertoire. Sur \u00ab\u00a0<strong>New Edge<\/strong>\u00a0\u00bb (Cristal Records\u20142007), les deux comparses sont rejoints par Sylvain Beuf au saxophone et sur\u00a0\u00ab<em>\u00a0Move Is<\/em>\u00a0\u00bb (re\u00a0:think-artrecords\u20142011) \u2014 dont la th\u00e9matique tourne autour du cin\u00e9ma \u2014 c\u2019est Francesco Bearzatti qui compl\u00e8te le trio au t\u00e9nor et \u00e0 la clarinette.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Soit, dans les deux cas une musique de chambre d\u00e9licate et savoureuse, jamais d\u00e9pourvue de punch. <strong>Thierry<\/strong> <strong>P\u00e9ala<\/strong> est clairement une voix \u00e0 suivre depuis qu\u2019il a commenc\u00e9 \u00e0 enregistrer au d\u00e9but du troisi\u00e8me mill\u00e9naire.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"MOVE IS Peala Angelini Bearzatti Jazz au Sommet\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/jT2TxMTjAOM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Lo\u00efs Le Van<\/strong>, plus jeune que <strong>P\u00e9ala<\/strong>, a une histoire un peu particuli\u00e8re avec moi. En effet je l\u2019ai d\u00e9couvert voici quelques ann\u00e9es en Pologne lors d\u2019une \u00e9dition de <strong>Voicingers<\/strong>, le concours de chant jazz organis\u00e9 par\u00a0 Grzegorz Karnas o\u00f9 <strong>Lo\u00efs<\/strong> \u00e9tait le seul vocaliste m\u00e2le. Je faisais partie du jury de ce concours en compagnie de la pianiste-chanteuse am\u00e9ricaine <strong>Patricia Barber<\/strong> et du bassiste-violoncelliste su\u00e9dois Lars Danielsson. La voix de <strong>Lo\u00efs<\/strong> ne me plaisait pas vraiment\u00a0: trop aig\u00fce, trop \u00ab\u00a0f\u00e9minine\u00a0\u00bb pour mes oreilles\u2026 Et comme lui et moi \u00e9tions les seuls Fran\u00e7ais pr\u00e9sents lors de cette \u00e9dition de <strong>Voicingers<\/strong>, je m\u2019excusai aupr\u00e8s de Lars et de <strong>Patricia<\/strong> pour la premi\u00e8re prestation de ce chanteur qui ne me satisfaisait pas.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Lois-Le-Van.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35724\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Lois-Le-Van.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"567\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Lois-Le-Van.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Lois-Le-Van-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Lois-Le-Van-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Mes deux coll\u00e8gues du jury me regard\u00e8rent comme un OVNI et me dirent \u00ab\u00a0Mais tu d\u00e9connes, Thierry, ce chanteur est super int\u00e9ressant. C\u2019est m\u00eame le plus original du lot\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Ces deux musiciens m\u2019ont donn\u00e9 une bonne le\u00e7on et m\u2019ont retourn\u00e9 comme une cr\u00eape. Je me suis mis \u00e0 pr\u00eater davantage attention au phras\u00e9 et aux inflexions de <strong>Lo\u00efs Le Van<\/strong>, en oubliant ce qui me g\u00eanait dans son timbre. Et il gagna le concours \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9 du jury. Depuis, <strong>Lo\u00efs Le Van<\/strong> a fait une belle carri\u00e8re (que je vous laisse d\u00e9couvrir sur son site web\u00a0: www.loislevan.com\/albums\/) et, bien que sa tessiture me pose toujours probl\u00e8me, je reconnais qu\u2019il est une des voix les plus originales et int\u00e9ressantes \u00e0 avoir \u00e9merg\u00e9 en Europe ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Lois Le Van &quot;The Old Father And The Polaroid&quot; en Session live TSFJAZZ\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-W1XI2ZKII0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>Manu Domergue<\/strong>, lui, a ceci de particulier que quand il ne chante pas dans son groupe<strong> Raven<\/strong> il joue du mellophone, un cuivre aussi rare que doux popularis\u00e9 nagu\u00e8re par Stan Kenton dans son bien nomm\u00e9 \u00ab\u00a0<strong>Mellophonium Band<\/strong>\u00a0\u00bb\u2026 sans parler de Don Ellis et de quelques autres.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Manu-Domergue.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-35707\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Manu-Domergue.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"566\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Manu-Domergue.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Manu-Domergue-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/Manu-Domergue-768x511.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Cet instrument voisin du bugle et du cor d\u2019harmonie a, de toute \u00e9vidence, eu une influence sur la voix de <strong>Domergue<\/strong> dont le phras\u00e9 est d\u2019une fluidit\u00e9 remarquable et dont le timbre alterne douceur et pugnacit\u00e9 d\u2019une fa\u00e7on impressionnante. <strong>Manu<\/strong> a un parcours assez atypique. El\u00e8ve de la grande chanteuse br\u00e9silienne <strong>M\u00f4nica Passos<\/strong>, il est aussi all\u00e9 en Californie \u00e9tudier avec le p\u00e9dagogue du chant <strong>Roger Letson<\/strong> \u2014 comme <strong>Lo\u00efs<\/strong> <strong>Le Van<\/strong> \u2014 et lui aussi est all\u00e9 se faire conna\u00eetre via le concours de chant <strong>Voicingers<\/strong> en Pologne. Il est d\u2019ailleurs depuis quelques ann\u00e9es le relais fran\u00e7ais de <strong>Voicingers<\/strong>. \u00ab\u00a0<em>Chercheur d\u2019orage\u00a0<\/em>\u00bb (Gaya\u20142013), le premier CD de <strong>Raven,<\/strong> le groupe de <strong>Manu Domergue<\/strong>, est tout simplement formidable. Le chanteur y officie en tant que vocaliste, parolier, compositeur et arrangeur. Le nom du groupe provient d\u2019une chanson de Joni Mitchell (il y a pire comme r\u00e9f\u00e9rence\u00a0!) et les instrumentistes qui accompagnent <strong>Domergue<\/strong> sont tous excellents et le suivent depuis des ann\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">Je ne poss\u00e8de pas le dernier CD de Raven, (\u00ab\u00a0<em>Celui Qui Fuyait Son Ombre<\/em>\u00a0\u00bb\/\u00a0Sc\u00e8ne libre-2018) mais ce que j\u2019ai pu en entendre sur le net m\u2019a ravi.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"RAVEN - France Musique 06\/03\/15 : ILS CHOISISSENT LA NUIT\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/VKRWWWOdyo0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">On voit donc que c\u2019est avant tout sur le Vieux Continent que s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 l\u2019art du chant jazz masculin, et ce depuis \u00e0 peine trois d\u00e9cennies. M\u00eame si leur succ\u00e8s n\u2019atteint pas celui des plus en vue de leurs consoeurs, ces <em>male vocalists<\/em> ont trouv\u00e9 leur public et transmettent leur art \u2014 \u00e0 des jeunes des deux sexes \u2014 dans des conservatoires, des \u00e9coles de jazz et des workshops qui remportent un r\u00e9el succ\u00e8s. Le festival coupl\u00e9 \u00e0 un concours de chant jazz et \u00e0 des ateliers de pratique vocale initi\u00e9 \u00e0 l\u2019origine en Pologne par<strong> Grzegorz Karnas<\/strong> et qui a essaim\u00e9 dans une quinzaine de pays est sans doute le ph\u00e9nom\u00e8ne le plus r\u00e9v\u00e9lateur de cet int\u00e9r\u00eat pour le chant jazz en Europe et en Asie. Ne vous \u00e9tonnez donc pas si Couleurs Jazz Media consacre bient\u00f4t un article \u00e0 <strong>Voicingers.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-size: 14pt;\"><strong>\u00a9<\/strong>Photos\u00a0:<\/span><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Lo\u00efs\u00a0Le Van : Bruno Belleudy<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Andreas Schaerer\u00a0: Reto Andreoli<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">David \u00a0Linx : <a href=\"https:\/\/www.patrickmartineau.photography\">Patrick Martineau<\/a><\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Kevin\u00a0Norwood: Joana Luz<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Manu\u00a0Domergue : Bruno Belleudy<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Ian\u00a0Shaw : Joan Wolf<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Gzregorz\u00a0Karnas : Bogdan Krezel<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Michael Schiefel\u00a0:\u00a0Stefanie Marcus<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Thierry\u00a0P\u00e9ala :\u00a0Pedro Lombardi<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 14pt;\">Gabor Winand : tous droits r\u00e9serv\u00e9s<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-weight: 400;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0&#8230;ou que l\u2019on entend peu, si vous pr\u00e9f\u00e9rez. 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