{"id":32307,"date":"2021-12-08T16:29:31","date_gmt":"2021-12-08T15:29:31","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=32307"},"modified":"2022-01-12T15:15:30","modified_gmt":"2022-01-12T14:15:30","slug":"marseille-est-une-ville-jazz-raphael-imbert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/marseille-est-une-ville-jazz-raphael-imbert\/","title":{"rendered":"Marseille est une ville-jazz ! Rapha\u00ebl Imbert"},"content":{"rendered":"<h2>Interview de Rapha\u00ebl Imbert, Directeur du Conservatoire de Marseille et saxophoniste de jazz,\u00a0par Nadia Khouri-Dagher.<\/h2>\n<h3><b class=\"\">Le Conservatoire de Musique de Marseille f\u00eate ses 200 ans en cette fin d&rsquo;ann\u00e9e 2021. Un Conservatoire qui a toujours innov\u00e9 : en cr\u00e9ant en 1963 la premi\u00e8re classe de jazz dans un conservatoire en France ; en cr\u00e9ant aussi une classe de musique \u00e9lectro-acoustique, autre innovation ; et plus r\u00e9cemment, en nommant en 2019 comme Directeur, un saxophoniste de jazz, autodidacte de surcro\u00eet :\u00a0 Rapha\u00ebl Imbert. \u00c9toile de la sc\u00e8ne jazz fran\u00e7aise et enfant du pays, Rapha\u00ebl Imbert \u00e9tait sorti Premier Prix de la classe jazz de ce m\u00eame conservatoire &#8211; classe de jazz qui ne demande pas aux \u00e9tudiants leurs dipl\u00f4mes en musique, mais de savoir bien jouer et improviser en groupe. Rencontre dans son bureau avec vue sur la ville, orn\u00e9 de deux pianos \u00e0 queue, ancien bureau de Pierre Barbizet, le charismatique directeur et p\u00e9dagogue qui dirigea le conservatoire 26 ans, de 1963 \u00e0 1990, et a marqu\u00e9 toutes les m\u00e9moires\u2026<\/b><\/h3>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Comment \u00eates-vous venu au saxophone ?\u00a0<\/b><\/div>\n<div class=\"\">\u00c7a a \u00e9t\u00e9 un coup de foudre ! J\u2019ai d\u00e9couvert le saxo par un jeune de mon \u00e2ge qui s\u2019est install\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de chez nous, \u00e0 Rognes pr\u00e8s d\u2019Aix, et qui en jouait. Un jour j\u2019ai souffl\u00e9 dedans et j\u2019ai trouv\u00e9 \u00e7a g\u00e9nial ! Au m\u00eame moment, mon p\u00e8re, m\u00e9lomane de classique, a d\u00e9couvert le jazz. Nous avons donc d\u00e9frich\u00e9 tout cet univers ensemble, lui et moi : Thelonious Monk, Stan Getz, Sidney Bechet, Eric Dolphy\u2026. Par co\u00efncidence, mon premier concert classique fut d\u2019entendre Pierre Barbizet en duo avec le violoniste Ivry Giltis, \u00e0 Aix, et je me souviens d\u2019un concert tr\u00e8s joyeux : les deux artistes avaient d\u00fb bien f\u00eater leurs retrouvailles avant le concert\u2026 Mes parents m\u2019emmenaient aussi \u00e9couter Alain Souchon et d\u2019autres artistes.<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Comment s\u2019est fait le chemin, d\u2019ado aimant le saxo, \u00e0 jazzman professionnel ?\u00a0<\/b><\/div>\n<div class=\"\">Je ne me destinais pas \u00e0 la musique : j\u2019\u00e9tais passionn\u00e9 par les sciences naturelles\u2026 Mais \u00e0 15 ans, tout \u00e0 bascul\u00e9, avec un concert de Sonny Rollins \u00e0 Antibes. Je suis all\u00e9 l\u2019\u00e9couter, et j\u2019avais pris mon saxophone, pour lui montrer &#8211; quand on est jeune on est audacieux ! Il faisait la premi\u00e8re partie du concert de John Mc Laughlin, et \u00e0 l\u2019entracte j\u2019ai essay\u00e9 de m\u2019introduire dans les coulisses. Par chance j\u2019ai rencontr\u00e9 la fille de l\u2019organisateur, qui a dit aux types du contr\u00f4le : \u00ab\u00a0vous en connaissez beaucoup, des gamins qui veulent rencontrer Sonny Rollins ?\u00a0\u00bb. Je l\u2019ai donc rencontr\u00e9, il a pass\u00e9 une demi-heure \u00e0 discuter avec moi, et en rentrant, je me suis dit : \u00ab\u00a0 c\u2019est \u00e7a que je veux faire !\u00a0\u00bb. Six mois plus tard je suis mont\u00e9 \u00e0 Paris pour faire des boeufs\u00a0 avec Steve Potts, un saxophoniste afro-am\u00e9ricain qui avait jou\u00e9 avec Miles Davis ou Steve Lacy. Et l\u00e0, m\u00eame sc\u00e9nario : je sors mon saxo, je fais mes 3 notes, et lui se montre tr\u00e8s encourageant\u2026<\/div>\n<h3>\u00ab\u00a0\u00c0 15 ans, apr\u00e8s un concert de Sonny Rollins, je me suis dit : c\u2019est \u00e7a que je veux faire !\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Raphael-Imbert-@-Muriel-Despiau.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-32310\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Raphael-Imbert-@-Muriel-Despiau.jpeg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"566\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Raphael-Imbert-@-Muriel-Despiau.jpeg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Raphael-Imbert-@-Muriel-Despiau-300x200.jpeg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/Raphael-Imbert-@-Muriel-Despiau-768x511.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Vous aviez une sacr\u00e9e confiance en vous, si jeune : d\u2019o\u00f9 vous venait-elle ? <br class=\"\" \/><\/b>J\u2019avais cr\u00e9\u00e9 un groupe de rock, au lyc\u00e9e \u00e0 Aix, et nous avions gagn\u00e9 le \u00ab\u00a0Tremplin des JMF\u00a0\u00bb <i class=\"\">(Jeunesses musicales de France, ndlr) :<\/i> nous \u00e9tions partis jouer en Norv\u00e8ge, et \u00e0 Paris. Donc j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 une exp\u00e9rience de la sc\u00e8ne, \u00e0 notre petit niveau\u2026 Puis \u00e0 16 ans j\u2019ai arr\u00eat\u00e9 le lyc\u00e9e &#8211; j\u2019ai fait ma crise d\u2019ado &#8211; et la musique m\u2019a sauv\u00e9\u2026 Oser franchir le pas pour devenir musicien a sans doute \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9 par le fait que je viens d\u2019une famille d\u2019artistes : mon grand-p\u00e8re, Jean-Claude Imbert, \u00e9tait professeur \u00e9m\u00e9rite des Beaux-Arts, et il a commenc\u00e9 sa carri\u00e8re de prof dans ce b\u00e2timent, qui \u00e9tait l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Marseille. Et mon p\u00e8re est peintre, comme ma grand-m\u00e8re paternelle, et j\u2019ai toujours baign\u00e9 dans un milieu tr\u00e8s artistique\u2026<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Vous \u00eates jazzman mais \u00e9galement chercheur, et vous avez notamment sign\u00e9 un ouvrage remarqu\u00e9 par la critique : <i class=\"\">Jazz supreme &#8211; Initi\u00e9s, mystiques et proph\u00e8tes <\/i>(\u00c9ditions de l\u2019\u00c9clat, 2014). Dans cet ouvrage, vous vous int\u00e9ressez aux musiques noires am\u00e9ricaines, et \u00e0 leur dimension sacr\u00e9e : pourquoi cet int\u00e9r\u00eat chez vous ? \u00a0<\/b><\/div>\n<div class=\"\">J\u2019ai beaucoup travaill\u00e9 sur la country et le<b class=\"\"> <\/b>bluegrass <b class=\"\">:<\/b> toutes ces musiques qui ont permis de r\u00e9habiliter l\u2019id\u00e9e d\u2019improviser &#8211; c\u2019est-\u00e0-dire de cr\u00e9er de la musique en temps r\u00e9el. Car jusqu\u2019au milieu du XIX\u00b0 si\u00e8cle, tous les musiciens classiques savaient improviser, et cela s\u2019est perdu ensuite. Toutes ces musiques populaires am\u00e9ricaines sont issues de l\u2019esclavage, et elles repr\u00e9sentent une diversit\u00e9 musicale hallucinante. Ce qui m\u2019intriguait, c\u2019est : \u00ab\u00a0pourquoi dans ce pays tr\u00e8s capitaliste, ces traditions musicales sont-elles encore vivantes, alors qu\u2019en France elles ont disparu ? Car en 100 ans en France on est pass\u00e9 des fanfares de villages et chansons pendant les noces, \u00e0 presque rien. Mais aux USA, quel que soit l\u2019endroit o\u00f9 vous allez, quand des gens se rassemblent ensemble, ils font de la musique.<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Quel a \u00e9t\u00e9 le r\u00e9sultat de vos recherches ?\u00a0<\/b><\/div>\n<div class=\"\">J\u2019ai d\u00e9couvert la dimension intens\u00e9ment spirituelle du jazz. Car longtemps, on a voulu opposer le jazz et le gospel &#8211; ce dernier \u00e9tant seul cr\u00e9dit\u00e9 d\u2019une dimension spirituelle. Or tous deux sont charg\u00e9s d\u2019une intention spirituelle. Dans les communaut\u00e9s afro-am\u00e9ricaines on apprend la musique surtout \u00e0 l\u2019\u00e9glise, o\u00f9 l\u2019on chante beaucoup. Mais l\u00e0-bas, m\u00eame si l\u2019on est un musicien urbain ath\u00e9e ou agnostique, on estime toujours que la musique que l\u2019on fait a une dimension spirituelle. Pour la musique classique, on a longuement expliqu\u00e9 que Bach composait ses cantates pour des messes, ou que Mozart appartenait \u00e0 une loge ma\u00e7onnique. Mais pour le jazz, gospel mis \u00e0 part, les critiques avaient occult\u00e9 la dimension spirituelle. Et c\u2019est sur cela que je me suis pench\u00e9.<\/div>\n<div class=\"\">\u00ab\u00a0Le jazz, c\u2019est la r\u00e9conciliation de l\u2019esprit et du corps\u00a0\u00bb<\/div>\n<div class=\"\"><br class=\"\" \/><b class=\"\">Des illustrations de ceci ? <br class=\"\" \/><\/b>Par exemple, on rel\u00e8ve des conversions \u00e0 l\u2019islam dans les ann\u00e9es 50 et 60, comme pour<b class=\"\"> <\/b>Duke Ellington ou Louis Armstrong. J\u2019ai d\u00e9couvert aussi que beaucoup de musiciens afro-am\u00e9ricains \u00e9taient franc-ma\u00e7ons : une fa\u00e7on de se prot\u00e9ger et une forme de solidarit\u00e9, dans un contexte d\u2019in\u00e9galit\u00e9s sociales et de s\u00e9gr\u00e9gation\u2026 Je me suis aussi int\u00e9ress\u00e9 au discours mystique de Sun Ra, ou aux th\u00e9ories de l\u2019Art Ensemble de Chicago (groupe afro-am\u00e9ricain, ndlr), pour qui le jazz vient de l\u2019Egypte pharaonique\u2026<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Vous qui \u00eates jazzman, quel est votre rapport \u00e0 la musique classique ?\u00a0<\/b><\/div>\n<div class=\"\">Un choral de Bach me procure autant d\u2019extase ou de joie qu\u2019un gospel ; dans le sacr\u00e9, il y a toujours un enjeu de d\u00e9passement de soi. Mais j\u2019appartiens \u00e0 la famille du jazz, qui n\u2019oublie pas le corps : car dans la pens\u00e9e occidentale, en mettant la musique par \u00e9crit, on a mis le corps de c\u00f4t\u00e9. Le jazz, c\u2019est la r\u00e9conciliation de l\u2019esprit et du corps.<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Dans son roman <i class=\"\">Banjo, <\/i>paru entre les 2 guerres, le romancier afro-am\u00e9ricain Claude Mc Kay laisse entendre que Marseille fut la porte d\u2019entr\u00e9e du jazz en France, avec la musique jou\u00e9e dans les bars et tripots du port, par les dockers et les matelots qui venaient des 4 coins du monde : Antilles, Afrique, Orient, Asie, Europe du Sud\u2026 Mais on sait que Paris, son \u00ab\u00a0Bal N\u00e8gre\u00a0\u00bb et ses cabarets cr\u00e9oles ont aussi jou\u00e9 un r\u00f4le important\u2026<\/b><\/div>\n<div class=\"\">Marseille est certainement une ville historique du jazz en France, et tous les grands artistes de jazz se produisaient \u00e0 Marseille, \u00e0 l\u2019Alcazar notamment :<b class=\"\"> <\/b>Charlie Parker, Max Roach, Thelonious Monk, et d\u2019autres. Un excellent livre relate l\u2019histoire du jazz \u00e0 Marseille : <i class=\"\">A fond de cale &#8211; 1917-2001, Un si\u00e8cle de jazz \u00e0 Marseille, <\/i>de Michel Samson et Gilles Suzanne. Marseille est une ville-jazz ! Car le jazz c\u2019est associer les contraires et les paradoxes, et ceci d\u00e9finit aussi Marseille ! L\u2019autre d\u00e9finition du jazz, c\u2019est : le geste musical qui me permet de jouer avec qui je veux quand je veux.<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Pour conclure, quels sont les 5 disques que vous emporteriez sur une \u00eele d\u00e9serte ? <br class=\"\" \/><\/b>Le premier serait\u00a0 \u00ab\u00a0<em>Money Jungle<\/em>\u00a0\u00bb, de Duke Ellington, Charlie Mingus et Max Roach. Puis \u00ab\u00a0<em>Both Sides Now\u00a0<\/em>\u00bb de Joni Mitchell ; \u00ab\u00a0<em>Moontaz Mahal<\/em>\u00a0\u00bb de Taj Mahal, qui joue ici avec des musiciens indiens ; \u00ab\u00a0<em>Le Chant de la Terre<\/em>\u00a0\u00bb de Mahler par Kathleen Ferrier et dirig\u00e9 par Bruno Walter, qui est en classique ce que je mets au-dessus de tout ; et en pop \u00ab\u00a0<em>Before and After Science<\/em>\u00a0\u00bb de Brian Eno.<\/div>\n<div class=\"\"><\/div>\n<div class=\"\"><span class=\"\"><a class=\"\" href=\"http:\/\/raphaelimbert.com\/\"><b class=\"\">raphaelimbert.com<\/b><\/a><\/span><b class=\"\"> . <\/b><\/div>\n<div class=\"\"><b class=\"\">Dernier album paru : Rapha\u00ebl Imbert Quartet, \u00ab\u00a0Oraison\u00a0\u00bb, chez\u00a0<\/b><b class=\"\">Outhere Music.\u00a0<\/b><\/div>\n<div><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-32314\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-768x768.jpg 768w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-100x100.jpg 100w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-140x140.jpg 140w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-500x500.jpg 500w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-350x350.jpg 350w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/oraison-800x800.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/div>\n<div class=\"\"><span class=\"\"><a href=\"http:\/\/esadmm.fr\/conservatoire\/presentation\/presentation\/\"><strong>Conservatoire de Marseille<\/strong><\/a>\u00a0<\/span><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview de Rapha\u00ebl Imbert, Directeur du Conservatoire de Marseille et saxophoniste de jazz,\u00a0par Nadia Khouri-Dagher. Le Conservatoire de Musique de Marseille f\u00eate ses 200 ans en cette fin d&rsquo;ann\u00e9e 2021&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":168,"featured_media":32312,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[70,13],"tags":[5151],"class_list":{"0":"post-32307","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-a-la-une","8":"category-actualite","9":"tag-raphael-imbert"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32307","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/168"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32307"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32307\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/32312"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32307"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32307"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32307"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}