{"id":30230,"date":"2020-11-16T10:53:18","date_gmt":"2020-11-16T09:53:18","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=30230"},"modified":"2020-11-16T10:53:18","modified_gmt":"2020-11-16T09:53:18","slug":"marc-benham-quentin-ghomari-gonam-city","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/marc-benham-quentin-ghomari-gonam-city\/","title":{"rendered":"Marc Benham &#038; Quentin Ghomari &#8211; Gonam City"},"content":{"rendered":"<h3><em>Gonam City<\/em> c\u2019est la rencontre d\u2019un pianiste qui joue sur un piano \u00e0 102 touches et qui les utilise toutes, et d\u2019un trompettiste qui double au bugle et qui triple \u00e0 la trompette \u00e0 coulisse. Et ces deux-l\u00e0 nous font un jazz d\u2019aventuriers dans des contr\u00e9es musicales incertaines avec des sonorit\u00e9s \u00e0 couper le souffle et les doigts.<\/h3>\n<p>Et ces deux-l\u00e0 nous entra\u00eenent dans un enchev\u00eatrement <em>charivari\u00e9<\/em> d\u2019histoires sans d\u00e9but ni fin.<\/p>\n<p>Et ces deux-l\u00e0 nous convient \u00e0 un ballet de sons qui se percutent, s\u2019aiment et se d\u00e9chirent, s\u2019harmonisent en brinqueballant.<\/p>\n<p>Et \u00e7a marche. Voil\u00e0, vous savez tout sur <strong><em>Gonam City<\/em><\/strong>. Ou presque\u2026<\/p>\n<p>Le duo piano-trompette, on conna\u00eet d\u00e9j\u00e0. Quelques belles pages ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites dans la domaine, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 haute dose de ballades, mettant en sc\u00e8ne des artistes de haut vol des deux instruments. La liste serait longue et belle.<\/p>\n<p>Bien que sorti en 2018, le disque n\u2019a pas eu les honneurs du box-office sans doute \u00e0 cause de sa nature par trop avant-gardiste, d\u2019ailleurs distribu\u00e9 par un label sp\u00e9cialis\u00e9 dans le jazz contemporain. Malgr\u00e9 tout, il r\u00e9v\u00e8le quelques surprises qu\u2019il est bon de red\u00e9couvrir \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019\u00e9coute.<\/p>\n<p>Ici, la surprise tient d\u2019abord \u00e0 la personnalit\u00e9 des intervenants qui ne sont pas \u00e0 ce jour des pointures reconnues mondialement dans le landerneau jazz, mais gageons que la premi\u00e8re marche est franchie\u2026Ensuite, des ballades sirupeuses n\u2019en cherchez pas trop, ou alors absconces\u2026Enfin, les instruments\u00a0: de pas tous les jours\u00a0!<\/p>\n<p>Tenez, un piano \u00e0 102 touches (fabriqu\u00e9 pour l\u2019occasion) c\u2019est d\u00e9j\u00e0 grand dans un salon, mais dans des mains, imaginez\u00a0? Ou plut\u00f4t \u00e9coutez ce disque et vous verrez \u00e0 quoi sert un piano en dehors de la d\u00e9coration. La palette, toute la palette et pas rien que la palette, mais plus encore. Toute l\u2019\u00e9tendue possible des octaves qui poussent encore le souffleur dans ses derniers retranchements, servi par un jeu de piano \u00e0 la scansion tr\u00e8s moderne \u00e0 fois acad\u00e9mique et intemporelle\u00a0!<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"GONAM CITY   Aupr\u00e8s des Douces Eaux\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/MDhQ_QG8nck?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>Le souffleur, on entend m\u00eame le souffle. Le souffle sans le son, ce qui donne vie \u00e0 l\u2019instrument au-del\u00e0 du jeu. Sur <em>Terrarium<\/em> par exemple, ou l\u2019on sent l\u2019infini du souffle et la co-existence de l\u2019instrument. Du Kenny Wheeler m\u00e2tin\u00e9 de Chet\u00a0!<\/p>\n<p>Et puis il y a la trompette \u00e0 coulisse, tr\u00e8s rarement vue (parfois entre les mains de St\u00e9phane Belmondo), qui est \u00e0 la trompette ce que le trombone \u00e0 pistons est au trombone.<\/p>\n<p>\u00c9tendue de clavier, prolongement du souffle, donnent \u00e0 cet album de d\u00e9fricheurs un parfum de jamais entendu. Et il ne s\u2019agit pas d\u2019un simple tour de force pr\u00e9sentant des prouesses de virtuosit\u00e9 techniques, non, ce disque \u00e0 une \u00e2me, une profondeur au sens vrai du terme, sans doute d\u00fb au lyrisme qui reste pr\u00e9sent m\u00eame dans les pi\u00e8ces les plus avant-gardistes. Que ce soit sur l\u2019\u00e9chevel\u00e9 <em>Etourneaux<\/em>, sur la revisite du <em>Celia<\/em> de Bud Powell ou de <em>From Gonam City with Love<\/em>, on sent cette m\u00eame passion du son qui se doit de raconter une histoire, m\u00eame d\u00e9cousue.<\/p>\n<p>Un de ces disques qu\u2019il faut exhumer des bacs et remettre \u00e0 sa juste valeur. Une\u00a0 tr\u00e8s grande cuv\u00e9e pour une premi\u00e8re. Chapeau les artistes.<\/p>\n<p>Personnel\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Marc Benham<\/strong> \u2013 piano<\/p>\n<p><strong>Quentin Ghomari<\/strong> \u2013 trompette, bugle, trompette \u00e0 coulisse<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed\/album\/7ueoqbxhhH8AoeaSFbRUJk\" width=\"850\" height=\"380\" frameborder=\"0\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\">\ufeff<\/span><\/iframe><br \/>\n<strong>Gonam City est un album du label NeuKlang.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gonam City c\u2019est la rencontre d\u2019un pianiste qui joue sur un piano \u00e0 102 touches et qui les utilise toutes, et d\u2019un trompettiste qui double au bugle et qui triple&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":132,"featured_media":30234,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[70,202,969],"tags":[5134,5135,3703],"class_list":{"0":"post-30230","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-a-la-une","8":"category-dans-les-bacs","9":"category-hits-couleurs-jazz","10":"tag-gonam-city","11":"tag-marc-beham","12":"tag-quentin-ghomari-fr"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30230","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/132"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30230"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30230\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30234"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30230"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30230"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30230"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}