{"id":29401,"date":"2020-07-22T15:09:51","date_gmt":"2020-07-22T14:09:51","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=29401"},"modified":"2020-07-16T22:53:30","modified_gmt":"2020-07-16T21:53:30","slug":"dee-dee-bridgewater-afro-blue-remastered","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/dee-dee-bridgewater-afro-blue-remastered\/","title":{"rendered":"DEE DEE BRIDGEWATER &#8211; AFRO BLUE REMASTERED"},"content":{"rendered":"<h3>Un sens de rythme et un swing irr\u00e9prochable : La version remasteris\u00e9e de l\u2019album Afro Blue de Dee Dee Bridgewater prouve que la chanteuse maitrisait son art d\u00e9j\u00e0 avant qu\u2019elle ne devienne une des plus grandes r\u00e9f\u00e9rences du jazz vocal.<\/h3>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, il fallait bien chercher pour obtenir un des rares exemplaires du tout premier album studio de <strong>Dee Dee Bridgewater.<\/strong> <em>Afro Blue<\/em>, enregistr\u00e9 \u00e0 Tokyo en 1974, \u00e9tait pour la plus grande tristesse des amateurs de la chanteuse am\u00e9ricaine, sorti et distribu\u00e9 uniquement au Japon, en 1974 par le label Trio Record et en 1985 par All Art. Le disque, en dehors du Japon r\u00e9serv\u00e9 aux collectionneurs jusque-l\u00e0, est enfin r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en juin dernier sous le label <strong>Mr. Bongo<\/strong> dans une version remast\u00e9ris\u00e9e, permettant ainsi \u00e0 chacune et chacun d\u2019admirer ce premier album de l\u2019ic\u00f4ne, enregistr\u00e9 alors qu&rsquo;elle n&rsquo;avait que 23 ans.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-29526\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"1063\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3.jpg 850w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3-240x300.jpg 240w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3-819x1024.jpg 819w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/deedee3-768x960.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/a><\/p>\n<p>On comprend d\u00e8s le premier morceau \u00e9ponyme que <strong>Dee Dee<\/strong> maitrise depuis toujours chaque note qui sort de sa bouche. Elle fait partie de ces chanteuses rares dont la tessiture impressionne par sa largeur et dans laquelle elle semble \u00eatre aussi \u00e0 l\u2019aise dans les graves que dans les aigus. Elle s\u2019affirme du d\u00e9but \u00e0 la fin comme leader, tout en laissant \u00e0 chaque musicien de la place pour s\u2019exprimer et prendre la parole. Elle guide l\u2019ensemble sans cr\u00e9er une quelconque hi\u00e9rarchie et de beaux passages comme l\u2019introduction du titre <em>Afro Blue<\/em> t\u00e9moignent de ce processus de cr\u00e9ation musicale collective o\u00f9 chacun garde son droit de s&rsquo;exprimer librement.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Dee Dee Bridgewater - Afro Blue (1974)\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zpArofkoVfA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p><strong>Dee Dee Bridgewater<\/strong> s\u2019est toujours distingu\u00e9e par une compr\u00e9hension rhythmique cr\u00e9ative et maitris\u00e9e \u00e0 la perfection. On entend ainsi des rythmes superpos\u00e9s et une libert\u00e9 rythmique qui est sans doute inn\u00e9e, mais aussi le r\u00e9sultat d\u2019une longue pratique musicale. Elle utilise sa voix v\u00e9ritablement comme un instrument, prolongeant cette tradition des vocalistes de jazz d\u2019imiter les attaques, les rythmes, le swing et d\u2019autres sonorit\u00e9s propres aux instruments qui les entourent. Et quant aux instrumentistes pr\u00e9sents sur ce disque, <strong>Dee Dee<\/strong> est plut\u00f4t bien entour\u00e9e : <strong>George Mraz<\/strong> \u00e0 la basse, <strong>Motohiko Hino<\/strong> \u00e0 la batterie, <strong>Roland Hanna<\/strong> au piano, <strong>Ron Bridgewater<\/strong> au saxophone t\u00e9nor et <strong>Cecil Bridgewater<\/strong> \u00e0 la trompette et au kalimba. Entre des jolis arrangements du duo sax\/trompette et des improvisations parfois autour d&rsquo;un seul soliste et d&rsquo;autres fois en collectivit\u00e9, l&rsquo;\u00e9quipe compos\u00e9e de musiciens am\u00e9ricains et japonais trouve le bon \u00e9quilibre pour mettre sa chanteuse en valeur.<\/p>\n<p>La voix chaude et puissante de <strong>Dee Dee Bridgewater<\/strong> est au centre du disque. Elle joue avec des sonorit\u00e9s blues, gospel et soul sans jamais s\u2019\u00e9loigner de la tradition du jazz vocal des grands chanteurs et chanteuses am\u00e9ricains. Sa voix sonne plus mature et exp\u00e9riment\u00e9e qu\u2019elle ne le devait pour une jeune femme de 23 ans et impressionne par une grande technique vocale ainsi que musicale.<\/p>\n<p><strong>Dee Dee Bridgewater<\/strong> et ses musiciens nous font comprendre une des choses essentielles du jazz et de la musique plus g\u00e9n\u00e9ralement : Il ne faut pas beaucoup de mots, mais les bons mots pour dire beaucoup de choses. Ou ici, chanter ces notes pleines de couleurs qui changent tout le sens d\u2019une phrase musicale.<\/p>\n<p>Sept titres, ou 40 minutes de musiques, qui annoncent le d\u00e9but d\u2019une des grandes carri\u00e8res du jazz vocal.<\/p>\n<p><strong>Interpr\u00e8tes :<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dee Dee Bridgewater<\/strong> \u2013 voix<br \/>\n<strong>George Mraz<\/strong> \u2013 basse<br \/>\n<strong>Motohiko Hino<\/strong> \u2013 batterie<br \/>\n<strong>Roland Hanna<\/strong> \u2013 piano<br \/>\n<strong>Ron Bridgewater<\/strong> \u2013 saxophone t\u00e9nor<br \/>\n<strong>Cecil Bridgewater<\/strong> \u2013 trompette<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un sens de rythme et un swing irr\u00e9prochable : La version remasteris\u00e9e de l\u2019album Afro Blue de Dee Dee Bridgewater prouve que la chanteuse maitrisait son art d\u00e9j\u00e0 avant qu\u2019elle&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":151,"featured_media":29521,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[13,202,969],"tags":[5002,80,4951,5003],"class_list":{"0":"post-29401","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualite","8":"category-dans-les-bacs","9":"category-hits-couleurs-jazz","10":"tag-afro-blue","11":"tag-dee-dee-bridgewater","12":"tag-jazz-vocal","13":"tag-remastered-version"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29401","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/151"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29401"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29401\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29521"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29401"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29401"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29401"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}