{"id":28400,"date":"2020-02-24T16:49:27","date_gmt":"2020-02-24T15:49:27","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=28400"},"modified":"2020-02-24T16:47:20","modified_gmt":"2020-02-24T15:47:20","slug":"nils-landgren-jan-lundgren-kristallen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/nils-landgren-jan-lundgren-kristallen\/","title":{"rendered":"Nils Landgren &#038; Jan Lundgren &#8211; Kristallen"},"content":{"rendered":"<h3>Le jazz, c\u2019est une pulsation, une \u00e9nergie tellurique, une lutte de chaque instant. C\u2019est une musique qui ne peut exister que par la technicit\u00e9 et la sueur de ses musiciens. C\u2019est une musique qui ne s\u2019\u00e9coute ni ne se prend \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re\u2026<\/h3>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre vrai. \u00a0Mais ce serait r\u00e9duire ce style musical que de le limiter \u00e0 cette d\u00e9finition. Et le meilleur moyen de s\u2019en rendre compte est de prendre le temps d\u2019\u00e9couter <strong><em>Kristallen<\/em><\/strong>. Une perle de tendresse et de douceur sortie chez Act.<\/p>\n<p>Ce que l\u2019on peut dire dans la description de l\u2019album faite par le label\u00a0: \u00ab\u00a0<strong><em>Kristallen<\/em><\/strong> fait r\u00e9f\u00e9rence au moment o\u00f9 les bords des cristaux scintillent et refl\u00e8tent des couleurs inattendues. Il a un certain espace de paix, propice \u00e0 l\u2019imagination. De la magie coupl\u00e9e \u00e0 de la fragilit\u00e9.\u00a0\u00bb Car c\u2019est bien ce sentiment qui r\u00e9sulte de l\u2019\u00e9coute\u00a0: une profonde tranquillit\u00e9, de l\u2019apaisement sous forme musicale.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Landgren-Lundgren-3-\u00a9-ACT_Steven-Haberland.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-28397\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Landgren-Lundgren-3-\u00a9-ACT_Steven-Haberland.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Landgren-Lundgren-3-\u00a9-ACT_Steven-Haberland.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Landgren-Lundgren-3-\u00a9-ACT_Steven-Haberland-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Landgren-Lundgren-3-\u00a9-ACT_Steven-Haberland-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Pour ce faire, les musiciens usent d\u2019une belle vari\u00e9t\u00e9 de r\u00e9pertoire. L\u2019album va des pi\u00e8ces a\u00e9riennes, aux reprises de standards et de pop en passant par des ballades et des compositions originales. Il s\u2019ouvre sur une pi\u00e8ce \u00e9th\u00e9r\u00e9e\u00a0: <em>Blekinge<\/em>, \u00e9crite par <strong>Jan Lundgren<\/strong>, qui marque par son caract\u00e8re impressionniste, qu\u2019on pourra retrouver plus tard comme dans <em>Hornlatar<\/em>, reprise d\u2019un air traditionnel. Le pianiste comble l\u2019espace par des tapis d\u2019accords atmosph\u00e9riques au-dessus desquels se d\u00e9ploie le trombone de <strong>Nils Landgren<\/strong>. La tessiture du cuivre est tr\u00e8s aigue, hors de son registre habituel. Le cuivre ne quittera pas cette hauteur de l\u2019album. C\u2019est compris, il faudra donc nous \u00e9lever pour appr\u00e9cier proprement l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Rapidement, un th\u00e8me c\u00e9l\u00e8bre nous extirpe de notre r\u00eaverie, il s\u2019agit de <em>Country<\/em>. La reprise nous fait observer les couleurs de\u00a0<strong><em>Kristallen<\/em><\/strong> sous un nouvel angle. La version des deux musiciens su\u00e9dois est l\u00e9g\u00e8rement plus lente que l\u2019originale, plus paisible, appuy\u00e9e par le son rond du trombone et le jeu tr\u00e8s m\u00e9lodique de <strong>Lundgren<\/strong> qui n\u2019est pas sans rappeler celui de <strong>Keith Jarrett<\/strong>.<\/p>\n<p>S\u2019en suit un cycle de chansons d\u2019amour chant\u00e9es par <strong>Nils Landgren<\/strong> dont une magnifique reprise des <strong>Beatles<\/strong>\u00a0: <em>I Will<\/em>. La version de <strong>Lennon<\/strong> et <strong>McCartney<\/strong> \u00e9tant d\u2019un caract\u00e8re plut\u00f4t caustique, nos musiciens su\u00e9dois en font une ballade optimiste, dont la nonchalance fait \u00e9cho aux paroles, emplies de na\u00efvet\u00e9. Cette version vous permettra de jeter sur l\u2019avenir un regard neuf, plein de bienveillance et d\u2019espoir. L\u2019album se cl\u00f4t par une derni\u00e8re reprise, aux allures d\u2019hymne, <em>The Wedding<\/em> d\u2019<strong>Abdullah Ibrahim<\/strong>, \u00e0 la beaut\u00e9 d\u00e9licate et solennelle.<\/p>\n<p>Autant dans les reprises que dans leurs compositions originales, <strong>Nils Landgren<\/strong> et <strong>Jan Lundgren<\/strong> ne font pas \u00e9talage d\u2019une musique qui r\u00e9clame de l\u2019attention, ils ne forcent pas l\u2019admiration par leur dext\u00e9rit\u00e9 mais par leur \u00e9l\u00e9gance. Leur ma\u00eetrise consiste \u00e0 manipuler l\u2019espace sonore et v\u00e9hiculer une grande intensit\u00e9 d\u2019\u00e9motions malgr\u00e9 cet effectif r\u00e9duit. Un album o\u00f9 la beaut\u00e9 est \u00e0 trouver dans chaque morceau, pourvu que l\u2019on prenne le temps d\u2019y faire attention<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Nils Landgren &amp; Jan Lundgren &quot;Didn&#039;t we&quot;\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/vMzPqBS8RRY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a9Photos ACT Steven Haberland<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le jazz, c\u2019est une pulsation, une \u00e9nergie tellurique, une lutte de chaque instant. 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