{"id":27797,"date":"2019-11-26T01:40:47","date_gmt":"2019-11-26T00:40:47","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/?p=27797"},"modified":"2019-11-26T10:21:36","modified_gmt":"2019-11-26T09:21:36","slug":"elle-lui-et-lhote-1er-concert-couleurs-jazz-radio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/elle-lui-et-lhote-1er-concert-couleurs-jazz-radio\/","title":{"rendered":"Elle, Lui et L&rsquo;H\u00f4te &#8211; 1er concert Couleurs Jazz Radio&#8230;"},"content":{"rendered":"<h3>Le 14 novembre 2019, <strong>Tricia Evy<\/strong> (chant), <strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong> (bugle, chant, effets \u00e9lectroniques), et <strong>Yvan Robilliard<\/strong>(piano) c\u00e9l\u00e8brent la premi\u00e8re soir\u00e9e <strong>Couleurs Jazz Radio<\/strong> \u00e0 l\u2019<strong>Espace Jemmapes<\/strong>.<\/h3>\n<p>Les deux vocalistes, respectivement marraine et parrain de ce nouveau m\u00e9dia web sans publicit\u00e9, ne m\u00e9nagent pas leurs efforts pour nous faire entrer dans un espace de cr\u00e9ativit\u00e9 sans contraintes qui n\u2019est pas sans \u00e9voquer l\u2019essor de la bande FM et des radios libres.<\/p>\n<p><strong>Yvan Robilliard<\/strong> est le compagnon r\u00eav\u00e9 de ces extravagances existentielles, lui qui a d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec <strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong> au sein de <i>Jus de Bocse<\/i> et qui, de fait, sait admirablement accompagner le c\u00f4t\u00e9 trublion du personnage, sa nature histrionique, sa cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9bordante. De ce point de vue, le concert donn\u00e9 ce soir, \u00e9tendu sur plus de deux heures permet au public \u00e9toff\u00e9 r\u00e9uni pour l\u2019occasion de profiter d\u2019un discours fleuve qui nous emporte dans un tourbillon temporel pour nous ramener \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les grands orchestres, de Duke Ellington, Count Basie et Chick Webb, r\u00e9gnaient en ma\u00eetres sur le jazz am\u00e9ricain.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/piano-solo-CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-27789\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/piano-solo-CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/piano-solo-CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/piano-solo-CJ-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/piano-solo-CJ-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a>\u00c7a tombe bien, d\u2019ailleurs, puisque ce happening est plac\u00e9 sous les auspices d\u2019un hommage d\u00e9lur\u00e9 et sinc\u00e8re aux figures de Louis Armstrong, Ella Fitzgerald et le Duke lui-m\u00eame (<strong>Elle, Lui et l\u2019H\u00f4te<\/strong>). <strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong> est un spectacle \u00e0 lui seul, combinant cuivres, vocaux multiformes et effets \u00e9lectroniques pour constituer un v\u00e9ritable orchestre en solo. Son chant exub\u00e9rant, sa tessiture \u00e9tendue et un dynamisme jamais pris en d\u00e9faut font qu\u2019il peut lancer, prolonger ou achever n\u2019importe quelle phrase musicale en autant de divagations aussi virevoltantes que fertiles, dissimulant derri\u00e8re des propos prosa\u00efques une vraie profondeur au service d\u2019une passion qui laissent une partie du public pantoise (ses blagues provocantes entre deux morceaux, ses citations de Thelonious Monk, de France Gall, sont embl\u00e9matiques du personnage). Passant de l\u2019infra grave au suraigu avec une aisance souveraine, il assure une large partie des structures rythmiques sur un mod\u00e8le \u00e9nonc\u00e9 par les ma\u00eetres du scat, parachev\u00e9 plus r\u00e9cemment par des chanteurs tels qu\u2019Al Jarreau et Bobby Mc Ferrin. Loin de vouloir les concurrencer, il s\u2019inspirerait plut\u00f4t, d\u2019un point de vue technique, de formations vocales comme les Mills Brothers ou les Manhattan Transfer, \u00e9mulant leurs vell\u00e9it\u00e9s orchestrales, \u00e0 cette diff\u00e9rence pr\u00e8s qu\u2019il assume, lui, tous les registres en quasi simultan\u00e9 fa\u00e7on beatbox.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/mederic-1CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-27787\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/mederic-1CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/mederic-1CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/mederic-1CJ-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/mederic-1CJ-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a>\u00c0 ses c\u00f4t\u00e9s, <strong>Tricia Evy<\/strong> incarne, dans un savant jeu de lumi\u00e8res et d\u2019ombres, l\u2019aspect hot jazz indispensable \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de telles figures, \u00e0 la fois influencielles et comme \u00e9rig\u00e9es en mythes par-del\u00e0 le temps et l\u2019espace. Sa pr\u00e9sence sc\u00e9nique, sa capacit\u00e9 \u00e0 imiter le timbre de Louis Armstrong aussi bien que le timbre d\u2019une trompette, atteignent la proue du silence dans lequel nous a plong\u00e9 leur disparition, et suscitent des moments de gr\u00e2ce qui contrastent avec les outrances rythmiques de son compagnon vocal.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tricia-2CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-27785\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tricia-2CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tricia-2CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tricia-2CJ-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tricia-2CJ-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a>Leur connivence sur le plan humain comble l\u2019espace laiss\u00e9 vacant par leurs trajectoires artistiques respectives, le cornettiste prot\u00e9iforme \u00e9tant notoirement influenc\u00e9 par bien d\u2019autres formes d\u2019expression que celle du jazz mainstream.<\/p>\n<p><strong>Tricia Evy<\/strong> semble toujours s\u2019inspirer du \u00ab\u00a0<em>Fais cort\u00e8ge \u00e0 tes sources<\/em>\u00a0\u00bb, de Ren\u00e9 Char, tandis que la filiation artistique de <strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong> se situe plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 de Paul Gauguin et son \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai voulu \u00e9tablir le droit de tout oser<\/em>\u00a0\u00bb.\u00a0 Pour ces raisons, le duet n\u2019est jamais plus convaincant qu\u2019en interpr\u00e9tant des classiques associ\u00e9s \u00e0 l\u2019un ou l\u2019autre de ceux qui voulurent que la joie demeure, comme \u00ab\u00a0<em>On The Sunny Side of The Street\u00a0<\/em>\u00bb, pr\u00e9sent sur l\u2019album de la chanteuse <i>Usawa<\/i>, ou \u00ab\u00a0<em>But Not For Me<\/em>\u00a0\u00bb, ainsi qu\u2019un \u00ab<em>\u00a0Caravan\u00a0<\/em>\u00bb d\u00e9chain\u00e9, jou\u00e9 sur un tempo tr\u00e8s alerte et empreint d\u2019une vivacit\u00e9 infernale.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Elle, Lui, et l&#039;H\u00f4te\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/30LdF5h0Fhc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Summertime<\/em>\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0<em>Stompin\u2019 At The Savoy<\/em>\u00a0\u00bb satisfont davantage le c\u00f4t\u00e9 c\u00e9r\u00e9bral des aficionados de jazz, incitant plus \u00e0 l\u2019analyse, \u00e0 la mise en perspective et au recueillement, travers\u00e9s des fulgurances produites par la science harmonique avanc\u00e9e d&rsquo;<strong>Yvan Robillard<\/strong>, qui d\u00e9veloppe son talent d\u2019artificier virtuose sur les touches noires et blanches (<strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong> le rejoindra pour quelques mesures de clavier \u00e0 quatre mains).<\/p>\n<p>Une c\u00e9r\u00e9monie intime qui t\u00e9moigne du fait que le jazz est aussi spirituel par essence qu\u2019il est effervescent par nature lorsqu\u2019il s\u2019adresse au corps en parlant le langage des origines.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/trio-2CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-27783\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/trio-2CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"511\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/trio-2CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/trio-2CJ-300x170.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/trio-2CJ-768x436.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Interpr\u00e8tes :<\/p>\n<p><strong>Tricia Evy<\/strong>, voix<\/p>\n<p><strong>M\u00e9d\u00e9ric Collignon<\/strong>, voix, Bugle, Effets<\/p>\n<p><strong>Yvan Robilliard,<\/strong> piano<\/p>\n<p><strong>Les photos sont de <a href=\"https:\/\/www.patrickmartineau.photography\/about\">\u00a9Patrick Martineau<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Une autre chronique de cette soir\u00e9e exceptionnelle, comme un miroir \u00e0 celle-ci, fut \u00e9crite par Guillaume Lagr\u00e9e avec d&rsquo;autres vid\u00e9os et d&rsquo;autres photos, vous pouvez la retrouver <a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/concert-hommage-a-ella-louis-et-le-duke-a-lespace-jemmapes-paris-10e\/?lang=fr\">ici<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 14 novembre 2019, Tricia Evy (chant), M\u00e9d\u00e9ric Collignon (bugle, chant, effets \u00e9lectroniques), et Yvan Robilliard(piano) c\u00e9l\u00e8brent la premi\u00e8re soir\u00e9e Couleurs Jazz Radio \u00e0 l\u2019Espace Jemmapes. 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