{"id":10615,"date":"2018-06-27T08:29:32","date_gmt":"2018-06-27T07:29:32","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/?p=10615"},"modified":"2018-10-03T17:41:08","modified_gmt":"2018-10-03T16:41:08","slug":"jazz-a-maisons-laffitte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/jazz-a-maisons-laffitte\/","title":{"rendered":"Jazz \u00e0 Maisons-Laffitte"},"content":{"rendered":"<h3>Du 8 au 17 juin 2018, se tenait le Maisons-Laffitte Jazz Festival : une programmation riche faite de d\u00e9couvertes et de t\u00eates d\u2019affiche, l\u2019\u00e9v\u00e9nement valait le d\u00e9placement.<\/h3>\n<p>Parmi tous les concerts qui ont rythm\u00e9 ces neuf jours, certains artistes nous ont particuli\u00e8rement touch\u00e9s et nous avons souhait\u00e9 ici, les mettre \u00e0 l\u2019honneur.<\/p>\n<p><strong>Roberto Negro invite Th\u00e9o Ceccaldi<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10610\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/cecaldi-negro-cj-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>C\u2019est dans le cadre confidentiel de la Vieille \u00c9glise de Maisons-Laffitte que le festival nous propose une soir\u00e9e d\u00e9di\u00e9e au jeune pianiste Roberto Negro.<\/p>\n<p>Etoile montante de la sc\u00e8ne Jazz hexagonale, nomm\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re \u00e9dition des Victoires du Jazz, le musicien nous d\u00e9voile son projet piano solo en premi\u00e8re partie de soir\u00e9e. Disposant de multiples accessoires sur les cordes de son piano, le musicien explore des sonorit\u00e9s insolites, magnifiquement mises en lumi\u00e8re par la finesse de son jeu. Le clavier se transforme en un v\u00e9ritable petit orchestre vivant, au service d\u2019un voyage musical d\u2019une rare modernit\u00e9. Roberto Negro se joue des conventions et nous entra\u00eene dans son univers musical. Un univers unique, intime et captivant.<\/p>\n<p>Le pianiste est rejoint en seconde partie de soir\u00e9e par le talentueux violoniste fran\u00e7ais Th\u00e9o Ceccaldi. A la crois\u00e9e du baroque et du Jazz contemporain, le projet <em>Danse de Salon<\/em> des deux musiciens fascine tant par son lyrisme que par sa virtuosit\u00e9. La sc\u00e8ne devient le terrain de jeu des deux complices qui m\u00ealent avec subtilit\u00e9 les sonorit\u00e9s percussives du piano au phras\u00e9 du violon. L\u2019\u00e9nergie communicative des deux musiciens et les sourires \u00e9chang\u00e9s ne laissent quant \u00e0 eux aucun doute sur le plaisir pris \u00e0 jouer ensemble. Un duo lumineux, une musique inspir\u00e9e (et inspirante)&#8230;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/NaKWmNiA1Z4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>The Pedrito Martinez Group<\/strong><\/p>\n<p>Le temps est froid au camping international de Maisons-Laffitte. Mais les c\u0153urs se r\u00e9chauffent en m\u00eame temps que les pieds se d\u00e9lient. On peut certainement compter sur les rythmes entrainants et la bonne humeur de <strong>Pedrito Martinez<\/strong> et de ses musiciens pour nous faire oublier la m\u00e9t\u00e9o.<\/p>\n<p>\u00c0 mi-chemin entre jazz-fusion et musique latino-am\u00e9ricaine, l\u2019\u00e9nergie qui se d\u00e9gage de la sc\u00e8ne conquiert sans mal le public. Cette musique surprend par sa diversit\u00e9, son dynamisme. On assiste successivement \u00e0 des solos sophistiqu\u00e9s de clavier, puis \u00e0 des lignes de basses puissantes et profondes et enfin \u00e0 une d\u00e9monstration technique de percussions. Pedrito Rodriguez et son acolyte de toujours Jhair Sala repoussent sans cesse les limites de la complexit\u00e9 rythmique aux congas, bongos et \u00e0 la cloche.<\/p>\n<p>Une nuit riche de danses enflamm\u00e9es et d\u2019ampoules aux pieds\u2026<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/OSDiqGd3wzI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bir\u00e9li Lagr\u00e8ne et Stochelo Rosenberg<\/strong><\/p>\n<p>Les jours se suivent sans se ressembler au festival Jazz \u00e0 Maisons-Laffitte mais la virtuosit\u00e9 est toujours au rendez-vous, particuli\u00e8rement pour cette soir\u00e9e de t\u00eates d\u2019affiche. Accompagn\u00e9s par <strong>J\u00e9r\u00e9mie Arranger<\/strong> \u00e0 la contrebasse, les monuments de la musique manouche n\u2019ont plus rien \u00e0 prouver et font de ce concert un spectacle autant musical que fac\u00e9tieux. Leur amiti\u00e9 de longue date transpara\u00eet dans leur musique et dans leurs interactions.<\/p>\n<p>Le ma\u00eetre mot de la soir\u00e9e pourrait \u00eatre \u00ab l\u2019\u00e9change \u00bb. \u00c9change d\u2019abord, d\u2019abord entre les deux guitaristes. Ils usent de questions-r\u00e9ponses et se partageant les th\u00e8mes des morceaux. D\u2019autres fois, ils rivalisent d\u2019imagination et de rapidit\u00e9 et la discussion musicale devient duel. \u00c9change ensuite avec le public. Apr\u00e8s avoir pris deux morceaux pour se mettre en jambe (en main), Bir\u00e9li devient taquin, on notera par exemple le surgissement soudain de la 40<sup>\u00e8me<\/sup> symphonie de Mozart en pleine improvisation ou la transposition de <em>Minor Swing<\/em> en majeur !<\/p>\n<p>La salle devient le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une complicit\u00e9 totale entre les musiciens et avec le public. On ne peut \u00eatre que ravi d\u2019avoir pu partager ce moment !<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/IkOfKmGWdnU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Thomas de Pourquery et Supersonic<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10611\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/thomas-3-cj-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Is he a bird ? Is he a plane ? NO ! Il vole bien plus haut que \u00e7a, il s\u2019agit de <strong>Thomas de Pourquery.<\/strong> Cet OVNI, saxophoniste mais aussi chanteur, utilise sa composition soign\u00e9e et toute l\u2019\u00e9nergie du quintet <em>Supersonic<\/em> pour produire un show unique, entre douces ballades et pi\u00e8ces foisonnantes, riches, \u00e0 la limite du <em>free-Jazz<\/em>.<\/p>\n<p>Les sonorit\u00e9s sont a\u00e9riennes et les ambiances sont travaill\u00e9es. De nombreux enregistrements et <em>samples<\/em> sont diffus\u00e9s avant que les musiciens ne commencent \u00e0 jouer et participent de l\u2019immersion dans cet univers si particulier, si cr\u00e9atif.<\/p>\n<p>Nulle surprise si Thomas de Pourquery a, par deux fois d\u00e9j\u00e0, \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9 par une Victoire du Jazz. La salle Malesherbes de Maisons-Laffitte est, en tout cas, pleinement convaincue de son talent.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nFjTsfN9ea0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Myles Sanko<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10612\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/miles-sanko-2-cj-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Une voix sensuelle, un showman \u00e9nergique et une musique g\u00e9n\u00e9reuse : nous n\u2019aurions pu r\u00eaver d\u2019un meilleur d\u00e9nouement au Maisons-Laffitte Jazz Festival !<\/p>\n<p>Le baryton, nouvelle coqueluche du jazz vocal et homologue britannique de Gr\u00e9gory Porter, emporte sans mal dans son univers Soul. Le plaisir qu\u2019il prend sur sc\u00e8ne est particuli\u00e8rement communicatif.<\/p>\n<p>\u00c0 peine install\u00e9s, les spectateurs se retrouvent bras-dessus bras-dessous avec leurs voisins \u00e0 chanter en c\u0153ur. Dans le public, on danse, on tape des mains. Le concert est v\u00e9ritablement b\u00e2ti sur l\u2019interaction avec la salle. Les musiciens ne sont pas en reste et la performance ne leur est pas, non plus, de tout repos. M. Sanko se fait m\u00eame leader d\u2019une improvisation de groupe en fin de concert. Moment d\u2019une grande intensit\u00e9, un nouveau &#8211; et un des derniers &#8211; temps forts de ce festival haut en couleurs.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wsvl30YAsWY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C\u2019est le c\u0153ur charg\u00e9 d\u2019\u00e9motions et la t\u00eate pleine de musique que nous disons donc au revoir au Maisons-Laffitte Jazz Festival. Notre peine ne durera que peu de temps car l\u2019on se quitte seulement pour mieux se retrouver \u2026 lors de l\u2019\u00e9dition 2019 !<\/p>\n<p>Merci aux \u00e9quipes organisatrices,<\/p>\n<p>Merci aux artistes,<\/p>\n<p>Merci au Maisons-Laffitte Jazz Festival !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Textes : <strong>Jean-Baptiste Costa-Ludwig &amp; Maxime Larcher<\/strong><\/p>\n<p>Photos: <a href=\"https:\/\/www.patrickmartineau.photography\/maisons-lafitte-jazz-festival-2018\"><strong>Patrick Martineau \/ JzzM<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Photo de couverture : Pierrick Pedron&rsquo;s band<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 8 au 17 juin 2018, se tenait le Maisons-Laffitte Jazz Festival : une programmation riche faite de d\u00e9couvertes et de t\u00eates d\u2019affiche, l\u2019\u00e9v\u00e9nement valait le d\u00e9placement. 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