{"id":10392,"date":"2018-05-29T09:38:06","date_gmt":"2018-05-29T08:38:06","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/?p=10392"},"modified":"2018-05-28T15:46:09","modified_gmt":"2018-05-28T14:46:09","slug":"thomas-bramerie-trio-side-stories","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/thomas-bramerie-trio-side-stories\/","title":{"rendered":"Thomas Bramerie Trio &#8211; \u00ab\u00a0Side Stories\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<h3>Saviez-vous que <em>Sir<\/em>* Thomas Bramerie, n\u2019avait encore jamais <em>sorti<\/em> un album comme leader\u00a0?<\/h3>\n<p>\u00c9tonnant, non\u00a0?!\u00a0Il est des myst\u00e8res parfois curieux.<\/p>\n<p>Est-ce par modestie\u00a0? \u2026 Ou bien par manque de temps\u00a0: tellement le grand et \u00e9l\u00e9gant contrebassiste est demand\u00e9 comme sideman de luxe par tant d\u2019artistes, depuis si longtemps\u00a0?<\/p>\n<p>Ou simplement parce que l\u2019occasion ne s\u2019\u00e9tait jusqu\u2019alors pas pr\u00e9sent\u00e9e, avant que certains de ses amis et confr\u00e8res ne le lui fissent remarquer et que le label <strong>Jazz Eleven<\/strong> le fit. Pour notre plus grand bonheur !<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"608\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/U77wuIVefZg?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p><strong>Thomas Bramerie<\/strong> fait partie de la section rythmique d\u2019une centaine d\u2019albums et a donn\u00e9 le pouls sur \u00a0de nombreuses sc\u00e8nes et studios, aux c\u00f4t\u00e9s de noms prestigieux tels que\u00a0: Dee Dee Bridgewater, St\u00e9phane et Lionel Belmondo, Peter King, Ted Nash, Chet Baker, Toots Thielemans, Johnny Griffin, Steve Grossman, Olivier Hutman, George Brown, Philip Catherine, Joe Lovano, Enri Wats, Benny Golson Andr\u00e9 Ceccarelli, Christian Escoud\u00e9, Brad Mehldau, Tommy Flanagan, David Sanchez, Eric Legnini, Mulgrew Miller, \u2026<\/p>\n<p>Et dans ces \u00ab\u00a0Side Stories\u00a0\u00bb, ces petits pas de c\u00f4t\u00e9, comme pour mieux observer, Thomas invite \u00e0 son tour de magnifiques jeunes talents\u00a0: Elie Martin-Charri\u00e8re \u00e0 la batterie et Carl Henri-Morisset au piano. L\u2019histoire du Jazz est faite de transmissions, de passages de t\u00e9moins. R\u00e9ussite totale.<\/p>\n<p>Il a voulu \u00e9galement inviter quelques uns de ses compagnons de musique les plus proches\u00a0: <strong>Jacky Terrasson<\/strong> au piano sur \u00ab\u00a0<em>Now\u00a0<\/em>\u00bb et \u00ab\u00a0<em>Side Stories<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0; <strong>Eric Legnini<\/strong> au Fender Rhodes sur \u00ab\u00a0<em>Here\u00a0<\/em>\u00bb et \u00ab\u00a0<em>All Alone<\/em>\u00a0\u00bb et <strong>St\u00e9phane Belmondo<\/strong> au bugle et \u00e0 la trompette, sur \u00ab\u00a0<em>Side Stories<\/em>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<em>Un Jour tu Verras<\/em>\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0<em>Tro\u00e7 de Vida<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les compositions, presque toutes de Thomas Bramerie, sont splendides\u00a0: gageons que \u00ab\u00a0<em>Side Stories<\/em>\u00a0\u00bb le morceau \u00e9ponyme, deviendra un standard\u2026\u00a0! La direction artistique est assur\u00e9e par un musicien d\u2019exp\u00e9rience et compagnon de route, St\u00e9phane Belmondo ; l\u2019enregistrement, impeccable, par le <strong>studio Recall<\/strong> de <strong>Philippe Gaillot<\/strong> \u00e0 Pompignan (34).<\/p>\n<p>Parlons aussi de l\u2019\u00e9dition de l\u2019album, sobre et \u00e9l\u00e9gante, propos\u00e9e par le <a href=\"https:\/\/www.jazzeleven.com\"><strong>Label Jazz Eleven\u00a0<\/strong><\/a>: Des photos noir et blanc, un design moderne avec \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur une surprise\u00a0: un petit recueil de <em>Side Stories,<\/em> en fait des short stories, des \u00ab\u00a0nouvelles\u00a0\u00bb en Anglais et en fran\u00e7ais dans lesquelles Thomas Bramerie r\u00e9v\u00e8le qu\u2019il poss\u00e8de \u00e9galement un talent de conteur. On rentre ais\u00e9ment, pour ne plus en ressortir, dans ces nouvelles sur la vie, sur sa vie de musicien, sur \u00ab\u00a0<em>la musique qui ne sert \u00e0 rien<\/em>\u00a0\u00bb sur le fait que \u00ab\u00a0<em>nous sommes tous des musiciens de Jazz<\/em>\u00a0\u00bb, sur \u00ab\u00a0<em>la R\u00e9alit\u00e9 Virtuelle<\/em>\u00ab\u00a0\u2026(Nous vous proposons la lecture de cette derni\u00e8re nouvelle, en fin d&rsquo;article)<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment Thomas Bramerie vient de tourner une page, esp\u00e9rons qu\u2019il en \u00e9crive de nombreuses autres, musicales et litt\u00e9raires.<\/p>\n<p>Que dire d\u2019autre sans \u00ab\u00a0<em>spoiler<\/em>\u00a0\u00bb l&rsquo;album\u2026?<\/p>\n<p>&#8230; Que \u00e7a groove \u00e0 souhait, que \u00e7a joue terrible, qu\u2019on a envie aussi de mieux conna\u00eetre <strong>Elie Martin-Charri\u00e8re<\/strong>, d\u2019aller \u00e9couter ses frappes d\u00e9licates,\u00a0 l\u2019observer devant ses f\u00fbts et ses cymbales, tout comme <strong>Carl-Henri Morisset<\/strong>, \u00e9l\u00e8ve de Pierre de Bethmann, devant son piano.<\/p>\n<p>On se quitte sur un solo de contrebasse magnifique de po\u00e9sie\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Avec le Temps<\/em>\u00a0\u00bb\u2026 qui passe si vite, que l\u2019on remet forc\u00e9ment l\u2019album au d\u00e9but et en boucle pendant plusieus jours, le temps d\u2019\u00eatre repu de tant de vitales et indispensables pulsations.<\/p>\n<p>Chut\u00a0! Ecoutons\u2026<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" style=\"width: 100%;\" src=\"https:\/\/play.soundsgood.co\/embed\/5b08e4aa25a2bcd72f894761?\" width=\"100%\" height=\"850\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><br \/>\nLine up :<\/p>\n<p><strong>Thomas Bramerie<\/strong>, contrebasse et guitare (sur le 13)<\/p>\n<p><strong>Elie Martin-Charri\u00e8re<\/strong>, batterie<\/p>\n<p><strong>Carl-Henri Morisset<\/strong>, piano<\/p>\n<p>Invit\u00e9s \u00a0:<\/p>\n<p><strong>Jacky terrasson, <\/strong>piano<\/p>\n<p><strong>Eric Legnini, <\/strong>Fender Rhodes<\/p>\n<p><strong>St\u00e9phane Belmondo,<\/strong>trompette et bugle<\/p>\n<p>(*)\u00a0: Sir\u00a0! parce que Thomas Bramerie a cette \u00e9l\u00e9gance, ce c\u00f4t\u00e9 chic de certains lords Anglais. Humble et noble.<\/p>\n<hr \/>\n<p><strong><em>\u00ab\u00a0R\u00e9alit\u00e9 Virtuelle\u00a0\u00bb <\/em>par Thomas Bramerie :<\/strong><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 1\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><em>Nous sommes dans un a\u00e9roport international des \u00c9tats-Unis, \u00e0 attendre notre vol pour notre concert de ce soir. A cette \u00e9poque-l\u00e0, le reflet glac\u00e9 des rayons implacables du soleil d\u2019Am\u00e9rique sur les tours jumelles \u00e9blouit encore les new-yorkais&#8230;.<\/em><\/p>\n<p><em>Je regarde notre petit groupe. Notre chanteuse (nous l\u2019appellerons Denise), les cheveux courts et teints, porte un ensemble Issey Miyake. Ali, notre batteur, est en surv\u00eatement, en haut et en bas, sneakers, casquette avec visi\u00e8re sur l\u2019oreille droite, le nom des Lakers (ou autres!) imprim\u00e9 sur son t- shirt. Thierry, notre pianiste surdou\u00e9, en jean de la t\u00eate aux pieds, a son petit look George Michael. Notre regrett\u00e9 tour manager James, la voix \u00e9raill\u00e9e par toute la fum\u00e9e qu\u2019il faut pour abattre un homme dans la quarantaine, porte des tatouages, piercings et grosses bagues aux doigts, ses longs cheveux nou\u00e9s en queue de cheval&#8230;. Et je crois me souvenir que je suis en chaussures de ville, chemise, et un pantalon qui n\u2019est certainement pas un jean&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Nous sommes cinq, il y a donc une femme et quatre hommes, deux fran\u00e7ais et trois am\u00e9ricains, trois blancs et deux noirs, nos \u00e2ges s\u2019\u00e9talent de la toute r\u00e9cente majorit\u00e9 d\u2019Ali \u00e0 la cinquantaine resplendissante de Denise, et l\u2019\u00e9clectisme de nos tenues vestimentaires a certainement de quoi surprendre les autres passagers en attente&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Ce soir nous allons jouer du Jazz. Jouer cette musique sera tout ce que nous allons faire. Ind\u00e9pendamment de notre \u00e2ge, de notre sexe, couleur ou nationalit\u00e9. Jouer le Jazz est tout ce que nous sommes. Il n\u2019y a pas de look du musicien de Jazz. Entre Chet Baker des derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Wynton Marsalis aujourd\u2019hui, l\u2019\u00e9ventail des tenues pour se pr\u00e9senter sur sc\u00e8ne est large. Tous les jazzmen savent que ce n\u2019est pas l\u2019habit qui nous fera mieux jouer Monk! Finalement seule la d\u00e9cence (invention sociale &#8211; nous y reviendrons plus tard!) nous emp\u00eache de jouer nus, car la chaleur moite des clubs de jazz nous le permettrait, elle!<\/em><\/p>\n<p><em>Quand nous jouons du jazz, paradoxe linguistique, ce n\u2019est pas un jeu. C\u2019est tout \u00e0 fait s\u00e9rieux au contraire. Nous sommes ce que nous faisons. Nous ne jouons pas le r\u00f4le du jazzman, \u00e0 ce moment-l\u00e0, nous sommes le Jazz. Les r\u00f4les qui nous ont \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s par la nature (homme, femme, noir, blanc&#8230;) ou par la soci\u00e9t\u00e9 (fran\u00e7ais, am\u00e9ricain, riche, pauvre&#8230;) n\u2019ont plus aucune importance. Ils deviennent ce qu\u2019ils sont vraiment: des r\u00f4les invent\u00e9es pour la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre tragi-comique de la soci\u00e9t\u00e9 humaine&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Tout le monde a son r\u00f4le \u00e0 jouer dans le monde, chacun est un acteur de la soci\u00e9t\u00e9, soit. C\u2019est ce qu\u2019on entend \u00e0 longueur de journ\u00e9e. Mais comment se fait-il qu\u2019on ne voit pas les choses telles qu\u2019elles sont, c\u2019est-\u00e0-dire que tout ceci n\u2019est qu\u2019une invention de l\u2019esprit humain et n\u2019a rien de tr\u00e8s s\u00e9rieux?<\/em><\/p>\n<p><em>Il n\u2019y a rien de mal \u00e0 \u00eatre un acteur du monde, tant que l\u2019on r\u00e9alise la vanit\u00e9 du r\u00f4le de chacun. Nous devrions \u00eatre capables de faire une pause de temps en temps, de profiter d\u2019un entracte et de discuter avec les autres acteurs, s\u00e9rieusement cette fois-ci, et parler d\u2019homme \u00e0 homme enfin, et non pas de fran\u00e7ais \u00e0 \u00ab \u00e9tranger \u00bb, de noir \u00e0 blanc, de riche \u00e0 pauvre, de directeur \u00e0 employ\u00e9, de musulman \u00e0 bouddhiste, etc&#8230;<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_10398\" style=\"width: 910px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Thomas-Bramerie-portrait.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-10398\" class=\"size-full wp-image-10398\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Thomas-Bramerie-portrait.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Thomas-Bramerie-portrait.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Thomas-Bramerie-portrait-300x200.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Thomas-Bramerie-portrait-768x512.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-10398\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Photo Pascal Pittorino<\/p><\/div>\n<p><em>La soci\u00e9t\u00e9 humaine dans son ensemble est bas\u00e9e sur des structures qui n\u2019existent que dans l\u2019esprit humain. Tous les concepts que l\u2019homme a cr\u00e9\u00e9s pour b\u00e2tir petit \u00e0 petit une soci\u00e9t\u00e9 organis\u00e9e\u00a0<\/em><em>peuvent \u00eatre annul\u00e9s instantan\u00e9ment si nous le d\u00e9cidions. L\u2019argent par exemple a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 pour son c\u00f4t\u00e9 pratique d\u2019\u00e9change de marchandise, bien s\u00fbr, mais la valeur intrins\u00e8que de l\u2019argent est arbitraire, ce n\u2019est qu\u2019une d\u00e9cision prise en commun, que nous pouvons changer \u00e0 tout moment. De m\u00eame les nations, les fronti\u00e8res, les pays, les drapeaux, changent fr\u00e9quemment sur simple d\u00e9cision politique. Tout \u00e7a n\u2019a rien de r\u00e9el. La propri\u00e9t\u00e9 est aussi une invention humaine. De fait elle n\u2019existe pas. Aucun objet (et encore moins aucune personne!) n\u2019appartient \u00e0 quelqu\u2019un, \u00e0 part dans nos t\u00eates. Le concept de propri\u00e9t\u00e9 n\u2019a aucune r\u00e9alit\u00e9 objective&#8230; C\u2019est une d\u00e9cision que nous avons choisi d\u2019accepter: \u00ab je te donne tant d\u2019argent, tu me donnes ceci en \u00e9change, \u00e7a m\u2019appartient dor\u00e9navant \u00bb.<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"page\" title=\"Page 2\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p><em>Nous pourrions parler aussi de la d\u00e9cence, mentionn\u00e9e plus haut, qui est vraiment une des notions les plus bizarres qui soit! (Et dont les crit\u00e8res ne cessent d\u2019\u00e9voluer au fil des \u00e9poques d\u2019ailleurs, preuve de son inconsistance !) En quoi la vue d\u2019un corps nu, qui est tout ce que nous sommes dans toute notre splendeur, aurait-elle quelque chose de choquant, pour qui que ce soit, si ce n\u2019est pour des raisons fabriqu\u00e9es de toutes pi\u00e8ces?<\/em><\/p>\n<p><em>Et d\u2019ailleurs, comme toutes ces notions n\u2019ont rien de r\u00e9el ni de naturel, nous avons invent\u00e9 des lois pour maintenir tout ceci dans une certaine coh\u00e9rence. Toute loi est une preuve d\u2019\u00e9chec de la vie en commun. Si nous r\u00e9alisions, c\u2019est-\u00e0-dire si nous rendions r\u00e9el, le fait que nous sommes tous en train de jouer un r\u00f4le qui n\u2019a d\u2019importance que dans la com\u00e9die humaine cr\u00e9\u00e9e par notre esprit, et non dans la vraie vie, toute loi serait inutile. Puisque nous verrions enfin chaque \u00eatre humain comme une partie de nous-m\u00eames et de l\u2019ensemble du monde, la notion de partage appara\u00eetrait comme une \u00e9vidence et toutes divisions, raciale, religieuse, nationale ou autre dispara\u00eetraient imm\u00e9diatement puisqu\u2019elles ne sont que de vaines structures du mental humain&#8230; Prenons un exemple concret: il y a cinq mill\u00e9naires \u00e0 peu pr\u00e8s, l\u2019homme invente la roue. Pourrait- on d\u00e9cider aujourd\u2019hui que la roue n\u2019existe plus? Peut- on \u00ab annuler \u00bb la roue? La r\u00e9ponse est \u00e9videmment \u00ab non! \u00bb. Deux mille ans plus tard, l\u2019homme invente la monnaie, puis le syst\u00e8me mon\u00e9taire avec le concept de profit, de dettes, etc&#8230; Pourrait-on d\u00e9cider aujourd\u2019hui que la dette n\u2019existe plus? Peut-on par exemple \u00ab annuler \u00bb la dette de l\u2019Afrique? Eh bien&#8230; \u00ab oui! \u00bb. Il suffit de le d\u00e9cider&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Et pourtant, depuis toujours, l\u2019homme se bat \u00e0 mort avec fiert\u00e9, il torture et soumet \u00e0 l\u2019esclavage, il oppresse et tue son prochain, pour des concepts qui n\u2019ont aucune r\u00e9alit\u00e9&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Nous sommes maintenant \u00e0 l\u2019heure de la VR. Virtual Reality. La r\u00e9alit\u00e9 virtuelle. Elle va s\u2019imposer de plus en plus dans nos vies. D\u2019abord sur nos ordinateurs, puis \u00e0 l\u2019aide de lunettes et de casques, dans de nombreux domaines de notre vie quotidienne&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>Peut-\u00eatre allons-nous enfin nous rendre compte gr\u00e2ce \u00e0 cet extraordinaire bond en avant, que nous n\u2019avons v\u00e9cu pour l\u2019instant, de fait, qu\u2019une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle depuis des mill\u00e9naires&#8230;.<\/em><\/p>\n<p><em>* <\/em>Textes \u00e9crits entre Novembre 2016 et Avril 2017<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saviez-vous que Sir* Thomas Bramerie, n\u2019avait encore jamais sorti un album comme leader\u00a0? \u00c9tonnant, non\u00a0?!\u00a0Il est des myst\u00e8res parfois curieux. 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