{"id":10303,"date":"2018-05-17T10:47:07","date_gmt":"2018-05-17T09:47:07","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/?p=10303"},"modified":"2018-05-17T11:39:17","modified_gmt":"2018-05-17T10:39:17","slug":"geraud-portal-let-the-children-hear-mingus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/geraud-portal-let-the-children-hear-mingus\/","title":{"rendered":"G\u00e9raud Portal \u2013 Let my Children Hear Mingus"},"content":{"rendered":"<h3>C\u2019est au mythique Duc des Lombards que G\u00e9raud Portal nous donne rendez-vous pour le concert de Sortie de son deuxi\u00e8me album \u00ab\u00a0<em>Let my Children Hear Mingus\u00a0\u00bb chez<\/em>\u00a0Jazz Family.<\/h3>\n<p>La salle ne lui fait pas peur, c\u2019est un habitu\u00e9. Le contrebassiste y anime tous les vendredis la session Jam et c\u2019est \u00e9galement dans ce m\u00eame lieu que fut r\u00e9alis\u00e9 l\u2019enregistrement de son album au mois de d\u00e9cembre dernier.<\/p>\n<p>De retour sur cette sc\u00e8ne qu\u2019il connait bien, <strong>G\u00e9raud Portal<\/strong> s\u2019avance avec son sextet. Les musiciens s\u2019installent. Le silence se fait. Le concert commence. Alors que la salle retenait son souffle, elle fr\u00e9mit aux premi\u00e8res notes de <em>Moanin\u2019<\/em>. Le saxophoniste italien, <strong>Luigi Grasso<\/strong>, fait r\u00e9sonner son instrument avec grande virtuosit\u00e9 et, il faut bien le dire, avec une certaine sauvagerie. Rares sont ceux dans la salle qui ne hochent pas la t\u00eate et qui ne battent pas fr\u00e9n\u00e9tiquement le tempo du pied. Le morceau, devenu standard, annonce un concert riche en rebondissements.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"1080\" height=\"810\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/sbOQDjn4ADM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>La surprise, ressentie par le public, se r\u00e9p\u00e8te sans cesse, car l\u2019hommage rendu par Portal est particuli\u00e8rement h\u00e9t\u00e9roclite\u00a0: on avance de ballades d\u00e9licates, Self-<em>Portrait in Three Colors<\/em>\u00a0en pi\u00e8ces plus riches, plus explosives :\u00a0<em>Haitian Fight Song<\/em>. Portal et son sextet r\u00e9aliseront m\u00eame, dans <em>Parkeriana<\/em>, un hommage \u00e0 Charlie Parker des plus foisonnants (ne vous perdez pas, il s\u2019agit bien de Portal rendant hommage \u00e0 Mingus rendant hommage \u00e0 Parker). Les th\u00e8mes et les improvisations se succ\u00e8dent avec fluidit\u00e9 et la complicit\u00e9 entre les musiciens est \u00e9vidente. Les jeux de questions-r\u00e9ponses et les conversations anim\u00e9es arrivent tr\u00e8s naturellement, notamment entre <strong>Luigi Grasso<\/strong> et<strong> C\u00e9sar Poirier<\/strong> (Saxophone alto) qui r\u00e9p\u00e8tent l\u2019op\u00e9ration dans <em>Fables of Faubus<\/em>.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience de ce concert est bel et bien physique, tant pour les musiciens que pour la salle. \u00c9couter <em>Let my children hear Mingus, <\/em>c\u2019est comme revivre sa journ\u00e9e en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 : une succession incessante et sophistiqu\u00e9e d\u2019\u00e9motions, de motifs et de rythmes. La bonne nouvelle, c\u2019est que ce concentr\u00e9 d\u2019\u00e9nergie et de sensations se retrouve aussi apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la salle, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre confront\u00e9 au silence de la derni\u00e8re note expirante. Le tout est contenu dans le double album de G\u00e9raud Portal.<\/p>\n<p>Ce double album est loin d\u2019\u00eatre seulement un travail de neutre interpr\u00e9tation. On n\u00a0\u2019\u00e9coute pas seulement du Mingus, Portal est parvenu \u00e0 prolonger la pens\u00e9e et la composition originales. Chacun y trouve son compte\u00a0: les connaisseurs ne peuvent \u00eatre que s\u00e9duits par cette r\u00e9appropriation et les n\u00e9ophytes y d\u00e9couvrent le travail de deux artistes de talent. Les conditions d\u2019enregistrement, en live au Duc des Lombards, nous apportent toute l\u2019ardeur et la sinc\u00e9rit\u00e9 des musiciens sur sc\u00e8ne. En album ou en concert, l\u2019exp\u00e9rience est riche, intense. On ne saurait que trop vous la recommander\u00a0!<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" style=\"width: 100%;\" src=\"https:\/\/play.soundsgood.co\/embed\/5afd4e5fc25d600b11fd3dd0?\" width=\"100%\" height=\"850\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p>Line up :<\/p>\n<p><strong>G\u00e9raud Portal<\/strong>\u00a0: contrebasse<\/p>\n<p><strong>C\u00e9sar Poirier<\/strong>\u00a0: Sax Alto<\/p>\n<p><strong>Luigi Grasso<\/strong>\u00a0: Sax Baryton<\/p>\n<p><strong>Quentin Ghomari<\/strong>\u00a0: Trompette<\/p>\n<p><strong>Vahagn Hayrapetyan<\/strong>\u00a0: piano<\/p>\n<p><strong>Kush Abadey<\/strong>\u00a0: Batterie<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est au mythique Duc des Lombards que G\u00e9raud Portal nous donne rendez-vous pour le concert de Sortie de son deuxi\u00e8me album \u00ab\u00a0Let my Children Hear Mingus\u00a0\u00bb chez\u00a0Jazz Family. 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