{"id":10179,"date":"2018-04-27T11:17:17","date_gmt":"2018-04-27T10:17:17","guid":{"rendered":"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/?p=10179"},"modified":"2018-04-27T14:48:58","modified_gmt":"2018-04-27T13:48:58","slug":"la-playlist-amoureuse-de-baptiste-herbin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/la-playlist-amoureuse-de-baptiste-herbin\/","title":{"rendered":"La playlist amoureuse de Baptiste Herbin"},"content":{"rendered":"<h3>Le saxophoniste Baptiste Herbin, qui vient de sortir son 3<sup>\u00e8me<\/sup> album \u00ab\u00a0Dreams and Connections\u00a0\u00bb un Hit Couleurs Jazz, nous parle des musiciens et des albums qui l\u2019ont influenc\u00e9 en resserrant ses souvenirs sur la p\u00e9riode de l\u2019enfance, l\u00e0 o\u00f9 beaucoup de choses se dessinent, finalement.<\/h3>\n<p>Apr\u00e8s Patrice Blanc-Francard, qui nous a d\u00e9voil\u00e9 la playlist de son dictionnaire amoureux du Jazz, nous poursuivons le partage et la transmission avec un talent jeune et d\u00e9j\u00e0 confirm\u00e9\u2026<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-4tet-1CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10169\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-4tet-1CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"369\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-4tet-1CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-4tet-1CJ-300x123.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-4tet-1CJ-768x315.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Baptiste Herbin\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les trois premiers albums de jazz qui m\u2019ont le plus influenc\u00e9 m\u2019ont \u00e9t\u00e9 offerts par mon fr\u00e8re au d\u00e9but de mes \u00e9tudes de saxophoniste. Il s\u2019agissait d\u2019abord de <strong>Charlie Parker<\/strong>, \u00ab\u00a0<em>Dial Sessions<\/em>\u00a0\u00bb, de <strong>Nathan Davis<\/strong> avec \u00ab\u00a0<em>Happy Girl<\/em>\u00a0\u00bb, et de <strong>Maceo Parker<\/strong> avec l\u2019album \u00ab\u00a0<em>US\u00a0\u00bb<\/em>. Mon fr\u00e8re avait tr\u00e8s bien choisi ce dernier, puisqu\u2019il s\u2019agit du premier disque sous le nom de Maceo, qu\u2019il a enregistr\u00e9 avec les JB\u2019s en 1974 avec deux titres dans lesquels appara\u00eet <strong>James Brown<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Nathan Davis<\/strong> m\u2019a fait d\u00e9couvrir le jazz modal et l\u2019art du t\u00e9nor, avec l\u2019exceptionnel <strong>Kenny Clarke<\/strong> \u00e0 la batterie et<strong> Woody Shaw<\/strong> \u00e0 la trompette entre autres&#8230; Ce saxophoniste tr\u00e8s m\u00e9lodique avait notamment jou\u00e9 un temps avec les <strong>Jazz Messengers<\/strong> d\u2019<strong>Art Blakey<\/strong>. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 tout r\u00e9cemment, il y a deux semaine, le 8 avril 2018.<\/p>\n<p>Cette compilation des \u00ab\u00a0<em>Dial Sessions\u00a0\u00bb<\/em> de <strong>Charlie Parker<\/strong> fait partie de la base de mes influences. La version d\u00e9chirante de \u00ab\u00a0<em>Lover Man\u00a0\u00bb<\/em>, de \u00ab\u00a0<em>Night in Tun\u00edsia\u00a0\u00bb<\/em> , \u00ab\u00a0<em>Yardbird suite\u00a0\u00bb<\/em>, \u00ab\u00a0<em>Scrapple from the Apple\u00a0\u00bb<\/em>&#8230; les plus grands tubes de Parker sont int\u00e9gr\u00e9s dans ce coffret. C\u2019est aussi dans cette compilation que je trouve que Charlie a le meilleur son d\u2019alto de l\u2019univers.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re \u00e9coutant les Beatles depuis ma tendre enfance, et mon p\u00e8re de l\u2019op\u00e9ra et de la musique classique, nous \u00e9coutions peu de Jazz \u00e0 la maison, hormis quelques cassettes dans la voiture qui ont marqu\u00e9 mon enfance\u2026<\/p>\n<p>\u00c0 plus d\u2019un titre, cette premi\u00e8re cassette qui s\u2019appelait \u00ab <em>La Route des Jazz<\/em> \u00bb \u00e9tait une compilation o\u00f9 l\u2019on retrouvait <strong>Louis Armstrong, Duke Ellington, John Coltrane, Billy Holiday<\/strong>, etc.\u2026 La version de \u00ab <em>Cabaret<\/em> \u00bb de <strong>Louis Amstrong<\/strong> \u00e9tait l\u2019hymne de mon enfance.<\/p>\n<h2>La version de \u00ab <em>Cabaret<\/em> \u00bb de <strong>Louis Amstrong<\/strong> \u00e9tait l\u2019hymne de mon enfance.<\/h2>\n<p>Je dirais \u00e9galement de <strong>Louis Amstrong<\/strong>\u00a0: Dieu\u00a0? \u2026C\u2019est lui !<\/p>\n<p>Il a toujours aujourd\u2019hui cette aura, cette grande puissance, sa musique sera toujours pr\u00e9sente. Apr\u00e8s quelques recherches j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que \u00ab\u00a0<em>Cabaret\u00a0\u00bb<\/em> \u00e9tait avec \u00ab\u00a0<em>What a Wonderfull World\u00a0<\/em>\u00bb un album de deux titres issus d\u2019un film du m\u00eame nom : <em>Cabaret<\/em>.<\/p>\n<p>Dans cette compilation en cassette, faisait partie aussi ce morceau magnifique\u00a0: \u00ab\u00a0<em>In a Sentimental Mood<\/em>\u00a0\u00bb, interpr\u00e9t\u00e9 par <strong>Coltrane<\/strong> et <strong>Ellington<\/strong>, un chef-d\u2019\u0153uvre\u00a0!<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-Herbin-3CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10170\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-Herbin-3CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"691\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-Herbin-3CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-Herbin-3CJ-300x230.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-Herbin-3CJ-768x590.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>L\u2019album que j\u2019ai sans doute \u00e9cout\u00e9 le plus pendant mes ann\u00e9es de lyc\u00e9e, \u00e7a doit \u00eatre <em>\u00ab\u00a0Milestones\u00a0\u00bb<\/em> de <strong>Miles Davis<\/strong>. J\u2019essayais de chanter les solos de tous ces grands musiciens, et je me souviens avoir relev\u00e9 sur certains titres, les solos de Miles, Cannonball et Coltrane. C\u2019est aussi avec la version de \u00ab\u00a0<em>Straight no Chaser\u00a0\u00bb<\/em> de <strong>Monk<\/strong>, que j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 vraiment ce qu\u2019\u00e9tait le blues jou\u00e9 par des grands jazzmen, et ce qu\u2019on pouvait en faire.<\/p>\n<p>Mon fr\u00e8re m\u2019avait fait d\u00e9couvrir aussi <strong>Marcus Roberts<\/strong>, ce pianiste am\u00e9ricain aveugle toujours en activit\u00e9, un ph\u00e9nom\u00e8ne incroyable. Cette version de \u00ab\u00a0<em>Rhapsody in Blue\u00a0\u00bb<\/em> avec le Lincoln Center est juste incroyable. Je la r\u00e9\u00e9coute tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es. La meilleure version \u00e0 mon avis de \u00ab\u00a0<em>Rhapsody in Blue<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0! Il m\u2019est impossible d\u2019en \u00e9couter une autre.<\/p>\n<p>Lorsque je me suis install\u00e9 \u00e0 Paris, je me suis int\u00e9ress\u00e9 de pr\u00e8s au jazz de la West Coast\u00a0: <strong>Paul Desmond, Lee konitz, Chet Baker, Gerry Mulligan, Art Pepper<\/strong>&#8230;<\/p>\n<p>Ce disque \u00ab\u00a0<em>Playboys\u00a0\u00bb<\/em>, et peut-\u00eatre mon favori en mati\u00e8re de West Coast.<\/p>\n<p>J\u2019avais relev\u00e9 une partie des arrangement de <strong>Jimmy Heath<\/strong>, il m\u2019arrive de les jouer en concert quelques fois\u2026<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10171\" src=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/site\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ.jpg\" alt=\"\" width=\"900\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ.jpg 900w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ-150x150.jpg 150w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ-300x300.jpg 300w, https:\/\/couleursjazz.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/Baptiste-2CJ-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Je vais souvent au Br\u00e9sil, notamment \u00e0 Rio. <strong>Cannonball Adderley<\/strong>, \u00e9tant un de mes saxophoniste pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, il est normal que le disque \u00ab <em>Cannonball sextet in Rio<\/em> \u00bb ait beaucoup de sens pour moi, notamment parce qu\u2019il renferme des grands standards br\u00e9siliens que l\u2019on joue en jam session \u00e0 Rio, par exemple : \u00ab\u00a0<em>Batida Diferente\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Minha Saudade<\/em>\u00a0\u00bb&#8230; Il y a m\u00eame quelques histoires de Cannonball \u00e0 Rio ( il avait enregistr\u00e9 ce disque \u00e0 New York avec <strong>Sergio Mendes<\/strong> et un \u00e9quipe br\u00e9silienne). Notamment une histoire o\u00f9 tomb\u00e9 en panne, il a d\u00fb pousser son v\u00e9hicule dans les rues de Copacabana\u2026<\/p>\n<p>Il est difficile de r\u00e9unir une dizaine de disques pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, j\u2019ai choisi ceux qui m\u2019\u00e9taient familiers, donc je n\u2019oublierai surtout pas <strong>Donald Fagen<\/strong>, qui a berc\u00e9 mon enfance. La qualit\u00e9 de sa musique et de ses arrangements me fascinent toujours aujourd\u2019hui, et je ne suis pas le seul ! \u00c0 noter que dans ce disque the \u00ab\u00a0<em>Nightfly\u00a0\u00bb<\/em>, l\u2019artiste est entour\u00e9 d\u2019une tr\u00e8s belle \u00e9quipe et notamment des <strong>Brecker Brothers<\/strong>\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ces 10 titres, s&rsquo;il fallait en ajouter un seul, comme un bonus, c&rsquo;est l&rsquo;album \u00ab\u00a0<strong>Stan Getz Plays<\/strong>\u00a0\u00bb qui me tient \u00e0 coeur, avec la version de \u00ab\u00a0<em>Love, Come Back to Me<\/em>\u00a0\u00bb magnifique! Morceau qui fait partie de la m\u00eame s\u00e9rie.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" style=\"width: 100%;\" src=\"https:\/\/play.soundsgood.co\/embed\/5ae2e4c312245af810aca96a?\" width=\"100%\" height=\"850\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le saxophoniste Baptiste Herbin, qui vient de sortir son 3\u00e8me album \u00ab\u00a0Dreams and Connections\u00a0\u00bb un Hit Couleurs Jazz, nous parle des musiciens et des albums qui l\u2019ont influenc\u00e9 en resserrant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":66,"featured_media":10168,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[1109],"class_list":{"0":"post-10179","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualite","8":"tag-baptiste-herbin-fr-2"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10179","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/66"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10179"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10179\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10168"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10179"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10179"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/couleursjazz.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10179"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}