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Festival International de Jazz de Montréal 2015 : Kurt Rosenwinkel New Quartet : Concert du 29 juin

By 2 juillet 2015juin 14th, 2016No Comments


Depuis 2004, le guitariste Kurt Rosenwinkel est venu à quelques reprises au FIJM.

Cette année, on lui a offert l’opportunité de nous présenter trois concerts (en quartet, en solo, et avec le trio de Avishai Cohen), dans le cadre de la série Invitation. Malheureusement, les concerts que devait présenter le contrebassiste Avishai Cohen ont été annulés à cause de problèmes de visas (concernant l’équipe des musiciens accompagnant ce dernier).

La soirée à laquelle j’ai assisté est celle de la promotion de son nouveau Quartet avec Aaron Parks au piano et au wurlitzer, Eric Revis à la contrebasse et Allan Mednard à la batterie. La plupart des compositions jouées sont tirées de l’album «Star of Jupiter».  Un album double paru en 2012 sur Wommusic, avec Justin Faulkner à la batterie à la place de Mednard.

Depuis le début de sa carrière, Rosenwinkel a grandement évolué. Il suffit de se remémorer ses débuts avec «East Coast Love Affair» jusqu’à «Enemies of Enfijm_kurt_r_star_jupiterergy». Un talent était en ébullition. En 2001, il frappait vraiment fort avec «The Next Step».  Là, les attentes étaient comblées, tous les mélomanes étaient heureux. Il s’agissait d’un quartet sans piano.

Comme les jazzmen ne font jamais du surplace, Rosenwinkel a ressenti le besoin d’explorer avec de nouvelles sonorités. La réponse fut «Heartcore». Un projet musical hybride entre le hip-hop, la musique électronique et le jazz. Comme j’avais toujours la musique de l’album «The Next Step» en tête, disons que je fus légèrement refroidi en écoutant «Heartcore». Je crois que la critique fut aussi mitigée à l’époque.

Soirée de retrouvailles

J’étais heureux de renouer ce soir avec Rosenwinkel, car j’ai vraiment apprécié son nouveau répertoire. Il s’agit de belles compositions développées avec des thèmes mélodiques facilement assimilables. À mon arrivée dans la magnifique salle du Gésù (située dans le sous-sol de l’Église du Gésù sur la rue de Bleury), j’ai remarqué la très grande diversité du public. Pratiquement, toutes les générations y étaient. Quelques minutes avant que les lumières s’éteignent, je constate que la salle est presque comble.

Sur la scène, le piano et le Wurlitzer sont placés à gauche, la contrebasse est au centre mais à l’arrière, tandis que la batterie est à droite. Les pédales de la guitare sont au centre de la scène. Les musiciens arrivent, s’installent et débutent le concert. Pour chacune des pièces présentées, il y a une introduction, une mise en place des éléments. On ne commence rien abruptement.

En tout, je dirais qu’il y a eu une dizaine de pièces (des nouvelles et des plus anciennes) qui se sont enchaînées sans temps morts.  Le quartet est équilibré, rôdé et en excellente forme, chacun apporte sa contribution à la musique. J’ai particulièrement aimé  la Ballade Opus 24 et Déjà Vu. Avec une dextérité inouïe, ses doigts se déplacent à une vitesse fulgurante sur le manche de sa guitare. Pas de doute, Rosenwinkel est un maître de l’instrument.  Le seul léger bémol de la soirée (cette remarque est personnelle) est la présence de vocalises de Rosenwinkel. Ses vocalises étaient en harmonie avec les notes jouées, mais parfois, je les entendais plus que le son de la guitare.

À la fin du concert, le public leur a offert une ovation. Et le temps d’un rappel, Kurt et ses musiciens nous ont gratifié d’une courte pièce. En sortant de la salle, je portais attention aux commentaires des gens. Ils étaient tous enthousiastes, comme moi, pour cette soirée exceptionnelle!

Kurt_Rosenwinkel


 

Liens

Kurtrosenwinkel.com

Montréal Jazz Festival : programmation/concers

Wommusic : Kurt Rosenwinkel, star of Jupiter

Aaronparks

Twitter Allan Mednard

Eric Revis

 

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